dimanche 31 décembre 2006

Rétroviseur 2006, 3 ième partie

Que dire de cette journée en compagnie du pape populiste des amplitudes modulées Roger Drolet. Sinon qu'elle sortait tout droit d'un film surréaliste. Depuis le néandertal que cet ultra conservateur monarchiste (pléonasme) propose sur les stations de radios am ses élucubrations que j'écoutais déjà à l'âge de 15 ans. Véritable provocateur, Drolet soutient grosso modo que les femmes n'aiment pas le sexe sauf en amour. "C'est comme de la sauce tabasco pour elles. Bon dans les spaghettis mais pas pour consommer toute seule", dit-il. Puis, off cam, il ajoute, devant son épouse médusée: "le sexe pour une femme, c'est un viol consenti!". Mais il faut prendre le personnage pour ce qu'il est...un personnage justement. N'oublierai jamais cette journée dans cet ancien couvent transformé en château moyenâgeux en carton pâte, avec reproductions de grandes fresques et tout le bataclan, qui lui sert de demeure. Autre souvenir formidouble: cette journée entière, depuis sa demeure jusqu'à la fin de son spectacle à Saint-Hyacinte, en compagnie du motivateur Jean-Marc Chaput et de sa sympathique épouse qu'il appelle encore "môman". "Lorsqu'une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre", disait-il en substance. Ringard? Peut-être. Mais diablement plus efficace que de s'apitoyer sur son sort.
Parmi les beaux moments du tournage de cette série, je marquerai d'une pierre blanche
à ma mémoire cet après-midi étourdissant en compagnie des gladiateurs modernes David Loiseau alias The Crow et le très charismatique Georges Saint-Pierre, The Rush, devenu depuis champion du monde de sa catégorie en Combats ultimes (pour en savoir plus:http://www.ultimefanatic.com/modules/smartinterview/item.php?itemid=37).
Garderai la photo dans ma mémoire de ce rayon de soleil venu de la cité pénétrant le gymnase de boxe où, tous les deux assis sur le tapis d'entraînement, discutions de l'alcoolisme de nos paternels respectifs. Émotion. Rebelote en 2007 avec la bande de Fugazza à Pixcom, ce vaillant producteur qui m'a accordé sa confiance? Le lampion de l'espoir brûle encore. Mais comme on dit, cela ne m'appartient pas.

Rétroviseur 2006, seconde partie

C'était la première et unique fois qu'une femme, par la seule promesse de ses bras, parvenait à m'arracher du zinc. Que je préférais suivre une rousse pétillante plutôt que de rester avec une blonde bien galbée.
Un élan de nostalgie s'agrippe à mon cou. Je pense à ce magnifique spectacle de Borhingher au Lion d'Or en 2005:"Ah mon alcool, ma jeunesse, faut bien que j'te quitte. À 20 ans on veut mourrir, à soixante on ne veut pas partir...", c'était dans le cadre du tournage de son film tiré du sublime recueil de nouvelles C'est beau une ville la nuit. Hâte de le voir, Corinne ma potesse qui m'accompagnait ce soir là avec Louise m'a dit qu'il était en ce moment à l'affiche à Paname. Retour au bilan. Six mois magnificos chez Pixcom où j'ai pu réaliser ce que j'aime le plus au monde après Noa: des entrevues pour la téloche. C'était dans le cadre de la série Caméra tout-terrain actuellement programmée à Canal D : http://www.astralmediatvplus.com/fr/franco/canald/documentaire/cameratoutterrain/default.idigit
Ah les rencontres: cette balade sous le crachin avec le jovialiste Jack Layton, chef du NPD, dans les rues d'Ottawa avant l'entrevue dans son bureau de la Chambre des Communes. M'avait fait part de son problème d'apprentissage des genres féminin et masculin après son cours de français. "Pourquoi dit-0n le féminin plutôt que la féminine?". Et cet autre après-midi à pédaler en compagnie de ce vieux bougon magnifique qu'est Guiseppe Marinoni, ancien coureur cycliste et créateur de la Ferrari des bicyclette dont la seule mention du nom, la Marinoni, fait rêver.
Figure parmi les plus farouches souverainistes que j'ai croisé dans ma vie, ce Rital est probablement le seul être humain sur terre capable de supporter le caractériel Foglia (on le devine ainsi) durant tout un voyage à Cuba. "On se regarde en silence et on se comprend. Nous avons tous les deux connus la guerre et la même misère", me confiait-il après que j'eus évoqué le chroniqueur de La Presse qui m'avait envoyé chier en guise de réponse à ma proposition d'entrevue en compagnie de son compatriote Pépé.

samedi 30 décembre 2006

Rétroviseur 2006, 1ère partie





Bilan, bilan, dis-moi qui est le plus beau...

2006 ira bientôt mettre les bouts. Noa fait dodo. Épuisée d'avoir tant dansé avec le prince sur la patinoire imaginaire de la céramique de la cuisine.
À la télé, Laurence Jalbert chante Aimes-tu la vie ?, un tube de Boule Noire alias Georges Thurston qui déteste qu'on l'appelle par son pseudo. J'allais écrire "détestait" comme s'il avait déjà passé l'arme à gauche, le pauvre dont la route achève. L'ai rencontré il y a quelques années. Parlait sans détour de ses années dope...
Puis Laurence poursuit son envoûtement.
Ah Laurence, me souviens d'avoir été follement amoureux d'elle. C'était l'année de la mort de papa. Il y a cinq ans. Ou huit, ne sais plus trop. Même que je crois que cet amour fût réciproque un jour (un mercredi?)...
Lui avais offert un poème qui, pour mon plus grand bonheur, est devenu une chanson sur son album Et j'espère. En silence, ça s'appelle: http://www.leparolier.org/textes/ensilence2.htm

mercredi 27 décembre 2006

100 ans

Le type, la quarantaine, se pointe dans le cabinet du médecin,

-Docteur, je viens vous voir parce que j'aimerais vivre jusq'à cent ans!
-Vous buvez?
-Non, je ne touche pas à l'alcool
-Et vous fumez: cigarettes, cigares?
-Non, jamais fumé de ma vie
-Et les femmes? Vous allez aux danseuses? Vous couraillez?
-Non. Ça ne m'intéresse pas
-Dites moi Monsieur, pouvez-vous bien me dire alors pourquoi vous tenez tant à vivre jusqu'à cent ans ???

Nowel

24 décembre cafardeux sans Noa, mon ultime fulgurance, mon bébé. L'était avec sa mère qui n'en a absolument rien à glander des fêtes chrétiennes, mais c'est une autre histoire.
Me suis secouer le paquet d'os et ai accepté l'invite de tonton Daniel et hop, me voilà à la messe de minuit dispensée à 21h30 à l'église Saint-Jean Baptiste, rue Rachel. Mes emmerdes aux communautés culturelles si j'offense ici quelqu'un...
L'organiste Jacques Boucher, titulaire du grand orgue Casavant opus 615 est, ma foi, un sacré coquin. Il nous balance ses liturgies avec un aplomb digne des shows rock tandis que le curé en scandales et chaussettes sous sa froque blanche fait tanguer son encens pour un tango assez puissant merci, après qu'il eût terminé son prêche altermondialiste.
Twilight Zone que cet apparat chrétien pour moi qui n'ai pas mis les pieds dans une église depuis l'exil de mon Marcel, y'a un an. D'ailleurs, c'est toujours la mort qui me ramène en ces lieux honnis de mon enfance.
C'est Claude-Marie Landré, ma tendre cousine, qui dirige le quatuor. Les paroles des chansons de Nowel ne sont pas les mêmes que celles du livret mais qu'essafout... Le geste est précis et gracieux et elle fait preuve d'un aplomb qui m'étonne derrière sa voix d'outre ciel.
Après la messe, ladite cousine nous invite à traverser l'hôtel histoire de rencontrer la jet set locale: la petite famille cléricale des lieux. En général, quand j'ai monté des hôtels dans ma vie, c'était pas tout à fait pour les mêmes raisons...
Parle parle, jase jase avec soeur Denise, une franciscaine. Si j'ai bien compris, son rôle dans la vie consiste à servir de domestique aux prêtres. Elle est contre leurs éventuels mariages et s'oppose à l'ordination des femmes. Ne sommes pas sur la même planète, mais je me sens quand même privilégié d'être là. Surtout en voyant arrivé ce type qui schlinguait l'alcool cheapo. La misère rôde même à Nowel.
Suis parti sans oser signaler à Soeur Denise que si les prêtres pouvaient se marier, l'église catho ne serait peut-être plus la plus grande organisation pédophile au monde.
Puis me suis souvenu de cette phrase glanée je ne sais plus à quel endroit: "La religion, c'est pour ceux qui ont peur de l'enfer. La spiritualité, c'est pour ceux qui en reviennent".

samedi 23 décembre 2006

26/42

La fille entre dans le café. Elle se dirige vers le ténébreux Steph qui ausculte son Devoir. S'assied.

-Dis-moi, qu'est-ce que tu penses des rapports entres les hommmes et les femmes? lui lance-t-elle, comme ça. De bon matin.
-Moi, c'est comme dans le film Horloge Biologique. Je crois que le couple idéal c'est quand la fille à 26 ans et le gars 42.
-Hein!
Elle fouille dans son sac et sort un cachet: c'est à cause des gars comme toé que je suis obligée de prendre des antidépresseurs...

Première sortie


Salut ami lecteur.

Sois le bienvenue dans mon petit univers. J'espère te secouer, t'émouvoir, te faire rire et un peu réfléchir, mais surtout partager avec toi comme on trinque avec un pote.
Je te ferai causette régulièrement. Viens faire ton tour. On ira au Café Pico où j'ai mes habitudes et tu pourrais y rencontrer une galerie de personnage du Mile-End plus fascinants, drôles, sympas et parfois torturés les uns que les autres.
Parfois, te parlerai politique. Car comme chacun sait: tout est politique.
Tu apprendras l'incommensurable amour d'un papa pour sa gamine de 3 ans et demi et te ferai part des l'incessant combat juridique pour faire valoir mes droits de père. Donc, plusieurs interrogations sur les rapports entre les sexes sont au programme.
Parlant de programme, puisque j'ai la chance et le privilège de rencontrer plusieurs artistes, écrivains ou penseurs dans le cadre de mon boulot, te lèverai le voile sur des anecdotes que je peux pas publier dans l'canard ou que je dois taire à la tivi.