lundi 5 février 2007

De Voltaire à Guya


"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire."

C'est à cette phrase attribuée de façon apocryphe à Voltaire que je songe aujourd'hui en pensant au conseiller municipal d'Hérouxville et au Doc Mailloux.

Le premier s'est singulièrement ridiculisé hier sur le plateau de Guya et nous a procurer une bonne doses de rires par son ignorance et son imbécillité crasse digne du plus colon des beaufs nazillons.

On devrait expédié un escadron de danseuses baladi et une armée de cuisiniers marocains dans son bled pour lui faire savourer le goût de la différence.

Blague à part, sons discours qui cache un retentissant "ne venez pas chenous" relève de la peur et du manque d'information qui sont les plus grands catalyseurs de la haine et de l'exclusion. Danger.

Le second, pour sa part, victime d'un châtiment qui relève du délit d'opinion de la part du comité de discipline des médecins est certes un histrion qui recherche l'éclat des projecteurs par la provoc, mais il n'est pas le dangereux incompétent qu'on nous dépeint pour justifier une tentative de bâillonnement.

D'ailleurs, il n'a fait l'objet d'aucune plainte en 27 ans de pratique et le directeur de l'hôpital de Trois-Rivières où il travaille s'est porté à sa défense.

Le problème en fait, c'est qu'on ne s'attaque pas au message dans le cas du syndic mais à son porteur. Cheapo.

Aussi, j'aurais bien aimé que pour une fois qu'il recevait un intellectuel, notre Guya oriente l'entrevue avec Pascal Bruckner sur la question du conflit isarëlo-arabe comme il le fait quand il s'adresse aux Dieudonné, Stéphane Gendron et autres Pierre Falardeau de ce monde, certains qu'ils vont s'en donner à coeur joie contre l'État hébreux.

Manque de couilles ou aveuglement idéologique?

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