mardi 13 février 2007

La langue des Québécoises


Alors que je venais de terminer la rédaction de mon papier sur le très subtil et acrocheur chanteur français Thomas Fersen en prévision du prochain Ici, me suis dit qu'il ne fallait absolument pas que sa réponse au sujet des Québécoises et de leur acccent ne se perde faute de place dans le canard.

Puis, me suis rappelé que Thierry Ardisson a un jour déclaré sur le plateau de Tout le monde en parle, en France, à ma collègue de l'émission Ici et là Nelly Arcan que ce qu'il y avait de débandant chez elle, c'était son accent!

La remarque avait soulevé un tollé dans nos chaumière peuplées de gens complexés en regard de la "mère patrie".

On a toujours un peu l'impression d'être abandonné une seconde fois lorsque des Français font preuve d'indélicatesse à notre égard.

À une époque où je fréquentais l'écrivain Paul Marchand et que celui-ci m'invitait souvent à "aller capturer des filles", il tenait également ce type de discours qui m'horripilait.

Or, je dois bien l'admettre, il m'est arrivé de rencontrer, dans une autre vie mouvementée, des nanas dont l'a façon de s'exprimer, une fois à l'horizontale, s'il ne me tuait pas la virilité, réfrénait assurément mon enthousiasme pour ne pas dire mon ardeur.

J'ai donc demandé à Fersen, qui a connu une histoire d'amour avec une Montréalaise en 20001, ce qu'il pensait de l'accent des filles d'ici.

"Ce qui me plaît chez les Québécois, pas forcément chez les femmes, d'abord c'est la langue. Parce qu'elle est belle, vivante, dynamique et pleine de sens. Si elle est vieille France? Ouais. Mais en même temps imprégnée de... il n'y a pas les mêmes anglicismes que les nôtres. On y retrouve beaucoup d'esprit, plein de pugnacité, de vigueur, c'est fort quoi ! Ça c'est quelque chose que j'ai toujours aimé. Pour moi, c'est une poésie permanente que d'entendre parler cette langue. Il y a tout le temps des mots, des fabrications merveilleuses qui m'enchantent. Quant aux femmes, elles sont toutes différentes où que l'on aille".

Très beau tout ce que tu dis, cela va à contrario du discours d'un Thierry Ardisson et ses défaillances érectiles au son de l'accent des Québécoises...

"Ouais... C'est des trucs de Parigot ça. Cependant, il y a des fois des gens qui font preuve de vulgarité mais ça n'a rien à voir avec la langue quoi".

Ah, il s'agissait donc de ça...

Petite confidence concupiscente: votre serviteur, pour avoir connu plus souvent qu'à son tour le bonheur et la chance de goûter aux charmes exotiques peut vous assurer qu'en matière de langue, les Québécoises bien que souvent contrôlantes à la ville demeurent les plus audacieuses, généreuses et enthousiastes dispensatrices de frissons d'alcôves alchimiques au plumard.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

ah, ah...un montréalais comment dire...qui aime les femmes de Montréal!
Mon copain, un marocain, dit souvent que il aime le produit du Q-bec. Bon ça fait macho, mais ça me fait quand même rire. Ce que je n'aime pas à Montréal, ce sont les hommes d'une p'tite nuit, et puis après beubye monbeaubébé. Ils n'érotisent pas notre belle ville ceux-là.
Anne Campagna