jeudi 22 février 2007

Le sexe fait-il vendre?


Ce soir à l'émission Ici et là , j'aurai le privilège de participer à une table ronde autour de la question: Le sexe fait-il vendre à ce point?

Parmi les invités, on retrouvera Cathy Gauthier humoriste réputée, notamment, pour son franc parler.

Ainsi que le Rital du métal, Marco Calliari qui s'est recyclé dans la chanson disons patrimoniale avec bonheur.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les théories du philosophe René Girard (non, pas Rémy!)sur le mimétisme du désir, voici une excellente thématique pour s'y initier.

En effet, selon Girard "je désire ce que désire autrui et l'opposition exaspère le désir, surtout lorsqu'elle provient de celui ou de celle qui inspire ce désir. Si elle n'en provient pas au départ elle en proviendra bientôt car si l'imitation du désir prochain engendre la rivalité, la rivalité, en retour, engendre l'imitation".

Or, prenons une chanteuse sexuellement explicite et aguichante comme Beyonce.

On en fait une icône sexuelle que les hommes désirent ardemment.

Donc de plus en plus d'hommes par mimétisme la désireront.

Ainsi, dans l'espoir d'être également désirées des jeunes hommes, les gamines en quête identitaire enfileront strings et autres apparats explicites tout en apprenant comment se la jouer "danse lascive" afin de devenir, à leur tour, objet de désir.

Or, les messages qu'elles envoient aux mômes et même aux hommes plus vieux est celui de chattes en chaleur, de nécessiteuses, en attente d'un mâle alpha qui saurait les faire grimper au septième ciel.

Ambiguïté fort lucrative qui engendre également beaucoup de frustrations.

On peut imaginer que si ce n'était pas les couturiers gais par exemple qui, comme le soulignait avec justesse Nelly Arcan dans un de ses récents billets dans le Ici, établissent les critières de beauté en choisissant des filles sans formes, les belle de Rubens pourraient aisément redevenir, comme ce fût le cas jadis, les canons de beauté de notre épique époque.

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