mardi 20 mars 2007

L’HOMO QUEBECENCIS MOLLUSCUS


Mise en garde: cet édito s'adresse strictement aux mecs!

Un étranger, mettons un Européen, quand il arrive ici et regarde les pubs à la télé se demande à coup sûr comment il se fait que les mâles ont toujours l’air de crétins finis.

Qu’il s’agisse d’un gars ravi d’aller retrouver ses chums à la brasserie pour le hockey après s’être fait jeter dehors par sa blonde (Molson) ou de celui qui agit comme un gamin parce qu’enrhumé (Nyquil), le Québécois pourrait lui sembler être l’incarnation du parfait mollusque : un être invertébré renfermé dans une coquille.

Depuis qu’il a effectué sa célèbre sortie au sujet des hommes moumounes à la téloche il y a quelques années, les choses n’ont guère changé au pays de Luc Picard.

En effet, l’homo quebecencis molluscus ne drague plus la femelle. Et lorsqu’il le fait, souvent maladroit voire goujat c’est en demandant : « qu’est-ce que tu manges pour être belle de même?» ou encore « tu as l’air d’un beau p’tit four à hot-dog »...

Ce qui n’est sans doute pas le plus puissant des aphrodisiaques.

Mais dans cette société matriarcale (j’en vois qui sursautent!) dans sa sphère privée, le Québécois disons normalement constitué et pas trop primaire (ça existe), semble souvent manquer de couilles.

Une amie française me faisait remarquer récemment avec dépit qu’elle n’a pas encore une fois été abordée dans la rue par un mec en trois ans, alors que cela se produit quelques fois par jour lorsqu’elle se trouve en France.

Dans un récent numéro, une Parisienne stagiaire à L’Actualité racontait avoir renoncé à toute coquetterie féminine tant les hommes d’ici demeuraient cois devant ses initiatives. Et lorsque, ô hasard, un Quèbe l’a soudainement un jour gratifié d’un cordial « Bonsoir » sur la rue, elle a sursauté tant elle avait développé depuis son arrivée une espèce de « méfiance irrépressible »!

Castré symboliquement, l’homo quebencencis molluscus n’ose pas passer en mode séduction. Terrorisé par la « bûcheronne québécoise », (dixit Nathalie Petrowski à Christianne Charrette), il n’ose plus lui faire des avances que par le filtre moins menaçant d’internet et ses réseaux de rencontres.

Si bien que les urbaines de 30 à 45 ans s’emploient de plus en plus à suivre des cours de danse exotiques dans l’espoir inavoué d’y rencontrer un Latino bien viril qui saurait se la jouer un peu macho et la faire se sentir vraiment femme.

Serait-ce parce que les gars, depuis la garderie au secondaire, ont été élevés par des femmes que l’homo quebecencis molluscus est angoissé à l’idée d’en affronter une sur le terrain de la séduction? Ou parce qu’il a peur de se faire humilier par la bûcheronne habituée à casser du sucre sur le dos de l’homo quebecensis lors de ses soupers de filles qu’il baisse le regard lorsqu’elle daigne lui adresser la parole? Ou encore parce qu’elles ont connu des pères du divorces qui, par remord de ne pas leur donner une vraie famille, les traitent comme des reines que les filles d’ici sont si altières ?

Cela m’a particulièrement frappé lorsque j’ai vu en février dernier l’émission française On est pas couché. L’intellectuel Éric Zemmour y toisait la député socialiste guyanaise et auteure Christiane Taubira de façon pour le moins directe.

Il était stupéfiant de voir comment cet homme argumentait avec une dame et, a même osé lui dire ouvertement qu’elle mentait!

Car, voyez-vous, il est entendu ici que les hommes ne doivent pas répliquer. Lorsqu’ils le font, comme ce fut le cas pour Serge Ferrand et son documentaire La machine à broyer les hommes diffusé par Radio-Canada il y a quelques années, se font taxer de « masculinistes ».

Un mot dont l’effet de sens habilement manipulé signifie phallocrate en puissance voire individu excessivement dangereux. Or, Ferrand vivait lui-même avec une réalisatrice féministe!

Au début des années 90, alors que j’étais étudiant à l’Uqam. Un groupe de filles, les Brigades Roses, entendaient se rendre dans les cours par groupe de 4 ou 5 filles où se trouvaient des gars qui se seraient rendus coupables de harcèlement sexuel en le fixant du doigt, silencieusement, pendant une minute. La sentence pouvait être décrétée pour avoir osé un regard trop insistant sur une « victime » féminine.

Pas étonnant que l’homo quebecencis molluscus, lorsqu’il est en couple prenne son trou, se la ferme entre deux séance d’onanisme devant un site porno et :
-consente à porter sa broncher les vêtements que sa blonde lui impose;
-laisse sa conjointe gérer sa paye;
-n’argumente jamais avec les femmes en général;
-baisse les yeux lorsqu’une femme le gronde ou lui parle avec condescendance genre Lise Payette et le comble, accepte d’accompagner sa Germaine au spectacle de Gregory Charles.

Mais les choses changent. Désormais nous serons contre les femmes…tout contre, pour reprendre Guitry.

En cette période de printemps et ses effluves de phéromones, j’en appelle à la création d’une cohorte d’übersexuels militants qui sauront redorer le blason de l’homo quebencensis tout en procurant plaisir et bonheur à la plus savoureuse des bûcheronnes.

Et puis non, soyons nous mêmes et disons leurs qu’elles sont belles et qu’on les aime. Et basta pour les râleuses qui bouderont leur plaisir.

5 commentaires:

Dianerythmes a dit…

Ouiiiiiii!!..Moi je n'ai pas de misère a etre une femme et j'aime lorsqu'un homme me dis des compliments..c'est bon!Une femme qui se respecte dans son corps de femme peut respecter l'homme et s'ouvrir a lui autrement on a affaire a des femmes frustrées qui ont déja un sac plein d'étiquettes a mettre sur le front du premier venu qui lui offrira un bouquet de sourire...(meme si ton post s'adressait au hommex j'ai eu envie de t'écrire un mot) ...a bientot clod...xox

klod a dit…

Merci Diane,

Le post adressé aux mecs? C'était une boutade, bien sûr pour inciter les femmes à la lire. Mais elles sont plutôt silencieuses, sauf toi heureusement, me demande si je ne me suis pas fait des inimitiés?.=
À bientôt

Dianerythmes a dit…

Mais non voyons!... J'adore cette facon que tu as de dire les choses mais surtout de les écrires,tu as de bonne racines solides ça se sens ne les lâche pas...Passe une belle journée klod...xox

Mistral a dit…

Des racines solides! Scuse-moi de rire. Elle a raison, en plus, quand on y pense, sauf que les cocottes ne veulent pas savoir comment un arbre se développe en hauteur.

Racines solides, indeed. Si tu te sers de ce blog pour draguer, je reviendrai au mois de mai.

klod a dit…

Salut Christian,
Heureux de te voir. Évidemment que ça drague, tout n'est que drague et séduction non, en tk pour Freud...
Tu dis: je reviendrai au mois de mai.
Ça me fait penser à ce patron de club qui après un spectacle de tonton Claude lui avait dit: "il va faire beau en osti avant que tu reviennes icitte". Ledit Tonton en avait tiré la conclusion qu'il reviendrait faire son numéro en mai ou juin! (lool)
Portes toi good Bro. Je pense souvent à toi.