jeudi 26 avril 2007

Tonton Dan is Back

Vous vous souvenez de Tonton Dan? Et bien y'a du neuf. Reçu un coup de fil voilà deux semaines. Il avait débusqué la femme de ses rêves sur le Réseau machin. Hélas, la belle ne semblait pas trop tentée par l'invite.

Alors Tonton ne sachant plus à quel sein se vouer, butina ici et là avec Miss CPE, une Française qui bosse en garderie et la Clitorienne (sic) qui serait, semble-t-il, une experte du sport à l'horizontal.

Hélas, s'essoufler avec des femmes que l'on n'aime pas peut s'avérer fort agréable bien sûr, mais aussi, pour les coeurs purs, se muer en l'une des choses les plus tristounettes au monde...

Hésitant sur la stratégie à employer parce qu'il ne pouvait, même (surtout) au pieux avec d'autres, s'empêcher de penser à la belle qui occupait ses rêves, le Tonton m'appela en catastrophe et me demanda si à mon avis il devait persister dans sa tentative de la conquérir.

Lui ai simplement répondu que selon ma légère expérience en la matière, il n'y avait rien de plus enthousiasmant pour une femme sollicitée que la confiance en soi dégagée par le «nécessiteux».

Nous en sommes également venus à la conclusion que la chose médiatique pouvait s'avérer une arme redoutable pour les mercenaires de l'amour de notre espèce.

C'est alors que Tonton décida de lui envoyer un petit coucou virtuel histoire de l'inviter à écouter son émission de radio du samedi en se disant, happé par une salutaire foudre de courage: "Je ne te plais pas. Tu trouves sans doute mon pif trop gros. Tu hésites. Tu ne perds rien pour t'étendre euh attendre...»

Banlieue. Studio de radio. Samedi aprèm. Après avoir salué poliment les deux autres auditrices qui partageaient son plumard (un mec bien "centré" assure toujours ses arrières), il réserva, de sa plus grave et ténébreuse voix d'animateur, une salutation succincte mais bien enrobée à celle qui faisait l'objet de ses pensées depuis quelques jours.

Résultat? Bingo. Tilt. Banco. Mouche. Free Game.... La belle ne se contenait plus. L'a rappelé pour lui signifier qu'elle était tombée amoureuse de sa voix et qu'elle bénissait le ciel de lui avoir donné à lui, Tonton Dan, la force et le courage de persister à son endroit.

Depuis les choses se bousculent. Dès le surlendemain, la fiche de la belle sur le Réseau machin indiquait: «Plus disponible, j'ai rencontré l'homme de ma vie»

Puis, après cette calvacade événementielle, autre coup de fil de Tonton pour s'enquérir cette fois de mon sentiment, Tonton est souvent en proie au doute, face à cette fille que je ne connais pourtant ni des lèvres ni de dents.

«Tu devrais être heureux et tout le bataclan au lieu de chercher la petite bête comme ça, voyons...». «Oui, mais les chose vont trop vite. Il s'agit peut-être d'une agitée du bocal...», a -t-il lancé dans une réplique célinienne (non pas elle, lui. Céline, Louis-Ferdinand, celui qui s'adressait à Satre).

Mais on ne le fait pas à Bibi. Moi qui ait bien vécu connaît toutes les courbes de ce genre de sentiments. En fait, Tonton redoutait surtout, maintenant, d'avoir à changer de vie. D' être contreint à abandonner la quintessence éthylique qu'il affectionne parfois un petit peu trop, de devoir désormais se coucher tôt, bref de changer ses habitudes de nouveau quinquagénaire qui ne sauraient plaire à une enseignante dynamique, active et adepte des voyages comme la belle de 42 ans.

Et puis, comme toujours, il se remettait en question façon Woody Allen. Connaissez son mot célèbre: «Je ne voudrais jamais faire partie d'un club qui m'accepterait comme membre». «Comment pourrais-je faire confiance à une fille qui m'aime ?», m'a -t-il presque dit sans se rendre compte de l'énormité de la chose. Comme quoi, on n'en sort pas.

Mais la belle l'a complètement rassuré en lui confessant ne pas dédaigner tâter de la cigarette de clown. «Tu prendra ton p'tit joint pis moi je boirai ma bière...», a -t-il décrété. Faut mettre les priorités aux bons endroits d'emblée.

Depuis, ils affichent le bonheur béat et gaga des amoureux que nous recherchons tous et causent au téléphone 3 heures par jour. Et, surtout, scrutent et analysent les prénoms d'enfants. Chacun de son côté... pour l' instant

À suivre.

2 commentaires:

Tonton a dit…

Salut Klod,

merci pour le sympa résumé de mes périgrinations sentimentales. Comme ça tout le monde saura qu'il y a plusieurs façons de se distraire dans la vie... Mais, de grâce, pas trop de détails sur l'animal! Imagine-moi être poursuivi par quelques charmantes conquêtes transformées en furies!

Comme ça, je t'ai même dit "Agitée du bocal?" Il y a peut-être du vrai là-dedans. Je pense avoir vu un peu juste dans cet élan de spontanéité...

Mentionnons que le pire s'en vient car les deux autres étaient parties en voyage mais voilà qu'après mes avances elles réclament maintenant le paiements de leurs crédits.

Hélas, rien n'est parfait en ce bas monde. Je te communiquerai les derniers développements ...si je suis toujours en vie!

Amicalement, Tonton.

klod a dit…

Salut Tonton,

Et bien te voilà dans de beaux draps, si tu me permets la fine, furtive et subtile allusion.

J'espère que le bonheur béat est toujours présent car sinon, il me reste quoi, moi, pour rêver?

Good luck, Tonton black euh, Dan.