mercredi 6 janvier 2010

Petrowski et la morale

Tiens, la Pétro qui me fait une leçon de morale dans La Presse d'aujourd'hui. Qu'elle me qualifie de «vaniteux», grand bien lui fasse. Mais, allez savoir pourquoi, j'ai l'impression de me faire accuser de manquer de classe par Bébé Papillon.

On parle de cette même Pétro qui disait récemment à l'émission de Christiane Charette ne pas comprendre pourquoi Tiger Wood, lui qui a accès à des pétards, avait trompé sa femme avec une «vulgaire serveuse de bar».

Cette même opportuniste qui a laissé tomber jadis ses collègues du Devoir pour se planquer à La Presse.

Je crois qu'elle m'en veut un peu aussi d'avoir lu en ondes à l'émission Ici et là lors de son passage un extrait de l'excellent Lire le Québec au quotidien * de Louis Cornellier, journaliste au quotidien Le Devoir.

Un court et percutant essai dans lequel il analyse les différents styles des chroniqueurs vedettes chez nous : « [...] mais son univers, même s'il présente certaines qualités, n'a pas la même profondeur (que celle de Foglia). Chroniqueuse culturelle qui joue la carte de l'effronterie brillante, Petrowski, même si elle cultive le style de la polémiste au féminin, se contente trop souvent de surfer sur les événements de l'actualité sans réussir à imposer sa personnalité et ses opnions. A-t-elle des idées de fond ? Impossible de le savoir».

Encore une fois, trop lâche pour me contacter, elle s'est contentée de parler au nom de Lhasa et se permet de me faire la morale sur ce que cette dernière aurait souhaité. Contraiment, par exemple, à Frédérique Doyon, cette journaliste du Devoir qui a pris la peine de me demander ma version.

Bien évidemment que Lhasa était discrète sur sa maladie. Tous les journalistes informés de la chose, moi y compris, sommes d'ailleurs demeurés cois à ce sujet par respect et cela même si nous le savions depuis un moment. Et savez quoi Madame Chose ? L'aurait aussi préféré ne pas le choper ce putain de cancer.

La moralisatrice de pacotille aurait souhaité quoi ? Que je garde cela pour moi, en attendant que ça sorte dans les quotidiens le lendemain ou sur Internet dans les heures qui suivaient ? Car plusieurs personnes étaient déjà au courant de la tragique nouvelle, faut-il le rappeler.

Qu'elle le veuille ou non, matante Pétro doit s'adapter à la nouvelle réalité de l'information instantanée et cesser de geindre son pouvoir perdu.

J'aimais Lhasa. Profondément. Je ne crois pas, en mon âme et conscience, lui avoir manqué de respect, ni à la famille, en annonçant sur la place publique son départ après deux jours. Et prétendre cela équivaut à affirmer, par la même occasion, que mes «sources» étaient également d'exécrables vautours qui voulaient s'approprier son exil.

Lorsque j'ai appris la bouleversante nouvelle, mon coeur voulait exploser. J'ai pensé garder le silence, impossible. Surtout que je craignais aussi que cette nouvelle soit relayée de façon innapropriée dans la blogosphère.

Il vient un moment où le cours des choses ne nous appartient plus. Ce n'est pas une raison de tirer sur le messager. Il est consternant de découvrir qu'une journaliste de La Presse ignore cela.

Comme disait Ferré: «Ce qu'il y a d'encombrant avec la morale, c'est qu'il s'agit toujours de la morale des autres.»

Madame, je vous emmerde.

*Louis Cornellier Lire le Québec au Quotidien, Éditions Typo, Montréal. 2008.

34 commentaires:

La Shirley a dit…

Amen ! Chaques mots posés sur cette page virtuelle en sont des sensés et sensibles. Toutes mes pensées sont avec vous et ceux qui l'aimait tant.

Anonyme a dit…

Vous avez scooper la nouvelle cher monsieur. Elle traite ça comme une primeur volée ou quoi? Pathétique

Nicolas a dit…

Je suis entièrement d'accord avec vous. Je vous offre par le fait même mes sympathies pour la perte de votre amie. Étant un utilisateur assidu de ces réseaux, je comprends très bien pourquoi vous avez partagé cette nouvelle sur Facebook. C'est une réaction humaine totalement naturelle. Le chagrin se vit collectivement. C'est beaucoup plus facile ainsi. Le principe même des funérailles démontre le besoin de vivre le deuil ensemble avec les gens qui ont connu le défunt.

J'ai assisté à plusieurs décès à l'ère Facebook ou Twitter et les gens ont le besoin de partager leur deuil. Les gens publient sur le mur (wall) du disparu ou même ils créent des groupes hommage in memoriam.

Sylvain Marcoux a dit…

Je t'envoie plein d'énergie positive...

Pascal Henrard a dit…

J'ai lu le billet dont tu fais mention, Claude. Ça sent la mauvaise foi et le raccourci à plein nez. Nulle part il n'y est fait mention de la façon délicate et empreinte d'émotion dont tu as partagé ton chagrin. Nulle part il n'y est aussi noté qu'il faut bien que la nouvelle sorte. Autrefois c'était chez le coiffeur ou à la taverne, un temps, la nouvelle sortait dans le journal, puis ce fut à la radio, maintenant, c'est sur le web. Ainsi va la vie. Ce débat en vaut-il la peine à côté de la fragilité de la vie?

Hermes a dit…

Petrowski me fait penser à une vielle truie couinant sans arrêts des bêtises qui nous agressent les tympans.
Par ailleurs, quitter Le devoir(le seul quotidien québécois libre) pour se mettre aux services des corporations machiavéliques, en dit long sur ses convictions.
Je ne suis donc pas surpris qu’elle essaie de profiter du décès de Lhasa pour se faire du ``Self Drama Marketing``

Michel Monette a dit…

Le faux puritanisme médiatique est un genre tellement triste. J'aimais Lhasa de Sela et j'ai lu votre texte comme un bel hommage que je me suis empressé de relayer sur Twitter. merci de l'avoir écrit et merci pour celui-ci aussi.

Kevin Zaak a dit…

Si votre geste n'avait de motivation que la tristesse, ce n'est pas le cas de tous ceux qui se sont empressés de relayer la nouvelle et qui ont, avec une jubilation bien visible, joué pendant des heures aux enquêteurs et aux potineurs de bas niveau. Il faut savoir assumer les conséquences de ses actes.

Je n'aime pas beaucoup madame Petrowski, mais elle vise juste lorsqu'elle affirme que vous avez diffuser une information privée qui ne vous appartenait pas. Toute vérité n'est pas bonne à dire. Sans cette controverse sur Twitter, il n'y aurait pas eu tout ce battage médiatique autour de cette mort (et les dérives comme celle de 93,3 FM où on a ridiculisé la mort de Lhasa et sa carrière).

Est-ce qu'en 2010, la mort peut encore être un évènement privé ? Est-ce que l'on peut, aujourd'hui, laisser les morts reposer en paix ?

Anonyme a dit…

«Surtout que je craignais aussi que cette nouvelle soit relayée de façon innapropriée dans la blogosphère.»

Ah oui ? Je doute un peu et m'étonne surtout que vous aviez, en tant que blogueur avisé, cette idée en tête puisque votre publication a justement eu cet effet que vous prétendez avoir voulu éviter. Pas tant dans la blogosphère que sur Twitter mais bon, tout ce bruit, cette confusion, auraient pu être évités. Et si vous étiez réellement de bonne foi et preniez un peu de recul, sans doute arriveriez-vous à la même conclusion. Malgré vos bonnes intentions initiales, semble-t-il.

Aussi, si votre argumentaire avait été un peu plus solide, vous n'auriez pas eu, selon moi, à retranscrire cette citation au sujet de la dame, vraiment hors propos. C'était bien facile et bêtement impulsif, avouez-le, comme réflexe de vengeance.

Quant à celle que vous insultez, elle n'a, de toute évidence, pas suivi l'évolution de l'aventure, d'heure en heure, de minute en minute, sur les réseaux sociaux et n'est donc pas à mon avis en mesure de bien juger la portée de tout ce qui s'est déroulé sur le web à ce sujet. Je dois admettre que son billet est assez inintéressant, voire plutôt vide. Sans trop de saveur. Décevant.

Enfin, sans trop vouloir ajouter de l'huile sur le feu, comment ne pas qualifier de vaniteux un blogueur qui publie son portrait en de si nombreuses versions en guise d'entête de blogue ? ;)

Pour moi, vous ne sortez gagnant ni l'un ni l'autre en vous tirant ainsi de gros mots par la tête...

Tout de même mes sympathies pour cette amie perdue; comprenez que mon commentaire ne concerne en rien votre sentiment pour la défunte mais plutôt le traitement de la nouvelle et tout le bruit à ce sujet sur le web et ailleurs.

Stéphane, le père qui aime ses enfants a dit…

Je trouve votre intervention complêtement malhonnête! Vous dénoncez Madame Petrowski, mais dans le fond, votre propos est encore plus moralisateur et hautain. Le jupon dépasse, M. André.

Anonyme a dit…

La question reste entière. Pourquoi avoir voulu faire cette annonce vous-même?

Crispi ou Djo a dit…

Bravo, Claude, pour cette riposte. Je suis fière de toi.

Mais... bouuuuuuuuuuhhh! Je suis jalouse!!! Pourquoi Madame Pétro-Dollars n'a pas écrit de brûlot sur moi alors que je suis à la source de la diffusion de la mort de Falardeau? Han? Pourquoi???

J'ai eu le scoop via FB (en mp) par Geneviève Lefebvre alors que je travaillais aux nouvelles. J'ai relayé aux recherchistes qui sont allés vérifier chez madame F et voilà!

Je veux mon papier, moi aussi! Après tout, FB a scoopé le communiqué qui devait être émis en fin d'avant-midi, à 6 h 15 du matin.

Je veux qu'on parle de MOUA dans La Presse!

;)

Je t'embrasse.


Djo

Crispi ou Djo a dit…

Bravo, Claude, pour cette riposte. Je suis fière de toi.

Mais... bouuuuuuuuuuhhh! Je suis jalouse!!! Pourquoi Madame Pétro-Dollars n'a pas écrit de brûlot sur moi alors que je suis à la source de la diffusion - sur les médias sérieux, on s'entend - de la mort de Falardeau? Han? Pourquoi???

J'ai eu le scoop via FB (en mp) par Geneviève Lefebvre alors que je travaillais aux nouvelles. J'ai relayé aux recherchistes qui sont allés vérifier chez madame F et voilà!

Je veux mon papier, moi aussi! Après tout, FB a scoopé le communiqué qui devait être émis en fin d'avant-midi, à 6 h 15 du matin.

Je veux qu'on parle de MOUA dans La Presse!

;)

Je t'embrasse.


Djo

éric a dit…

Nuance importante: tous ceux qui parlent du "billet" de Petrowski se trompent.

Il s'agit d'une chronique, publiée dans le journal, et non pas d'un billet de blogue.

On dira "print is dead" autant comme autant, il s'agit encore une attaque en règle des Vieux Médias contre une "nouveauté" qui les effraient et qu'ils désapprouvent d'un regard souvent réactionnaire et, dans ce cas-ci, carrément biaisé.

sarbour a dit…

Vous avez tout mon support M. André, la seule pensée que le texte de la Petrowski m'inspire est: #oldmediafail.

anne campagna a dit…

Et vlan dans les dents, tu as bien fait Claude André pour ta réponse à Madame la chroniqueuse baveuse de la Presse. Je suis une lectrice assidue de ton blogue, je t'ai déjà rencontré et tu ne ressembles pas du tout à la description qu'elle fait de toi.
je l'emmerde donc moi aussi et merci de ton blogue et tes commentaires.
Anne Campagna

Lydia a dit…

Je suis d'Accord avec Nicolas quand il dit: ''le chagrin se vit collectivement'' . Je vais citer un exemple : nous avons perdu un ami au mois de décembre (38 ans) et nous avons communiqué tous ensemble via Facebook. Nous avons partagé des photos, des souvenirs, posté des vidéos de sa musique préférée, nous avons même créé des liens avec sa famille. Nous nous sommes rencontré par la suite mais le premier contact et les premiers échanges face à notre deuil se sont fait via internet. Le reste est venu après. Tu n'as RIEN FAIT DE MAL Claude, tu ressentais le besoin de partager cette nouvelle qui te touchait énormément. Ceux qui te critiquent sont jaloux (?) ou ont autre chose à te reprocher et utilisent cette occasion pour te ''rentrer dedans'' (peut-être ? ). Lhasa était aimée du publique, nous achetions ses albums, allaient voir ses spectacles, se sentait proche d'elle et de ce qu'elle véhiculait...mais qui sommes-nous ? Rien ? Des miettes ? Des poubelles ? Nous n'étions pas assez importants pour le savoir ? Lsasa était une personne d'amour, de compassion et de communication (les arts, le chant,la musique) et en 3 langues en plus+, elle aurait probablement voulu que les gens le sache. Il y a tellement d'autres choses à critiquer dans ce monde, ceci est inutile. Tu as partagé des émotions, une nouvelle importante. Un bébé nait, on le dit à tout le monde, on le célèbre....la mort arrive soudainement, on doit la cacher, la refouler, la garder comme un secret : non ! C'est un passage mystérieux, on doit en parler ! Nous avons besoin de communiquer ! Tous mes meilleurs voeux pour toi Claude André xx

Anonyme a dit…

Quelle ne fut pas ma surprise de lire tout le fiel que Nathalie Petrwoski a déversé ce matin.

Alors que les journalistes de La Presse digéraient leur dinde (sauf à quelques jeunes rares exceptions), d'autres utilisaient les nouveaux médias sociaux pour diffuser cette triste nouvelle.

Il est très tendancieux qu'elle mentionne qu’un vaniteux «…. s'empressait de claironner sa mort sur son blogue, et ce, sans l'accord de l'entourage de Lhasa. Pourquoi et au nom de quelle urgence nationale, »

Cette affirmation est de la démagogie pure et simple. La pauvre Lhassa était partie depuis près de 36 heures lorsque Claude a a sorti la nouvelle. En 36 heures, tous les parents devaient être déjà au courant de ce départ d’autant plus qu’il n’était pas subit. Le cancer la rongeait depuis plusieurs mois déjà et tous savaient que l’échéance était proche. L’urgence était déjà loin. 36 heures étant une éternité dans le monde moderne.

Cette crisette démontre à quel point que les médias « traditionnels » sont incapables de suivre le train de la modernité. Surtout quand ces médias sont menés par des dinosaures dont les dogmes de la tradition journalistique sont souvent préférés aux moyens de diffusion des outils de l’ère moderne.

Il est paradoxal de la voir scandalisée parce que un autre journaliste a sorti ce scoop et ce, comme mentionné plus haut, près de 36 heures après l’événement. Si elle n’avait pas été occupée à digérer sa dinde et si La presse avait continué d’être publié le dimanche (et comme elle était en congé de publication également ce lundi là), le journal ne se serait pas privé pour publier cette nouvelle. Ne jouons pas à l’autruche, les journaux traditionnels ayant « tué » la une plus d’une fois pour des nouvelles plus minces.

Cette fois-ci, un simple journaliste-pigiste, seul, avec le peu de moyens dont il dispose fait la barbe et la leçon de la nouvelle à l’ensemble des médias traditionnels menés entre autres par Gesca et Québécor. Quelle leçon d’humilité n’est-ce pas?

Tant et aussi longtemps que les médias traditionnels seront menés par des dinosaures tels que cette dame qui, soit dit en passant, est incapable de nommer ledit journaliste-pigiste et son blogue à l’origine du scoop, la crise les guette, le syndrome du Titanic étant à leur porte. Le refus d’embarquer dans le train de la modernité continuera de les diriger tout droit vers le gouffre.

Nadia a dit…

Je suis vraiment soufflée de cet acharnement à votre égard. Le commentaire d'Anonyme, certainement une brave personne qui ne se rappelait plus son nom, est d'une condescendance assez appuyée. Elle vous accuse sans preuve, mais gracie Mme Petrowski, car la pauvre, elle, ne sait pas s'informer sur le web. Wow. Deux poids, deux mesures. Parlant de poids, je ne sais pas toutefois, si elle connait Baby Papillon.

Ce matin, Stanley Péan fait la même chose que vous avez fait, c'est-à-dire rendre hommage à son ami Bruno Roy décédé il y a moins de 24 h. Sera-t-il aussi accusé d'opportunisme?

Je suis désolée qu'on ajoute ainsi à votre deuil ainsi qu'à celui des gens qui ont connu Lhasa de près.

joanne a dit…

J'ai lu l'article ce matin et j'ai tout de suite pensé à vos écrits.........franchement cher monsieur, je ne désire qu'une chose, vous souhaitez mes condoléances suite à la perte d'une si chère amie et merci pour sa voix que vous avez sur votre blog......

Bonne continuation de vos pensées et écrits

Stéphane Richer a dit…

(À la demande générale, je signe mon billet)

Quelle ne fut pas ma surprise de lire tout le fiel que Nathalie Petrwoski a déversé ce matin.

Alors que les journalistes de La Presse digéraient leur dinde (sauf à quelques jeunes rares exceptions), d'autres utilisaient les nouveaux médias sociaux pour diffuser cette triste nouvelle.

Il est très tendancieux qu'elle mentionne qu’un vaniteux «…. s'empressait de claironner sa mort sur son blogue, et ce, sans l'accord de l'entourage de Lhasa. Pourquoi et au nom de quelle urgence nationale, »

Cette affirmation est de la démagogie pure et simple. La pauvre Lhassa était partie depuis près de 36 heures lorsque Claude a a sorti la nouvelle. En 36 heures, tous les parents devaient être déjà au courant de ce départ d’autant plus qu’il n’était pas subit. Le cancer la rongeait depuis plusieurs mois déjà et tous savaient que l’échéance était proche. L’urgence était déjà loin. 36 heures étant une éternité dans le monde moderne.

Cette crisette démontre à quel point que les médias « traditionnels » sont incapables de suivre le train de la modernité. Surtout quand ces médias sont menés par des dinosaures dont les dogmes de la tradition journalistique sont souvent préférés aux moyens de diffusion des outils de l’ère moderne.

Il est paradoxal de la voir scandalisée parce que un autre journaliste a sorti ce scoop et ce, comme mentionné plus haut, près de 36 heures après l’événement. Si elle n’avait pas été occupée à digérer sa dinde et si La presse avait continué d’être publié le dimanche (et comme elle était en congé de publication également ce lundi là), le journal ne se serait pas privé pour publier cette nouvelle. Ne jouons pas à l’autruche, les journaux traditionnels ayant « tué » la une plus d’une fois pour des nouvelles plus minces.

Cette fois-ci, un simple journaliste-pigiste, seul, avec le peu de moyens dont il dispose fait la barbe et la leçon de la nouvelle à l’ensemble des médias traditionnels menés entre autres par Gesca et Québécor. Quelle leçon d’humilité n’est-ce pas?

Tant et aussi longtemps que les médias traditionnels seront menés par des dinosaures tels que cette dame qui, soit dit en passant, est incapable de nommer ledit journaliste-pigiste et son blogue à l’origine du scoop, la crise les guette, le syndrome du Titanic étant à leur porte. Le refus d’embarquer dans le train de la modernité continuera de les diriger tout droit vers le gouffre.

Guy Therrien a dit…

Je trouve l'attaque de la chroniqueuse de La Presse déplacée, mais il ne faudrait pas prendre la missive publiée ce matin comme une attaque en règle contre les nouveaux médias. Son opinion en vaut bien d'autres! Les médias sociaux comme plateforme de diffusion ont leur place dans le paysage médiatique québécois. Heureusement que tous les journalistes ne partagent pas son opinion. Dans les circonstances, Mme Petrowski aurait dû être plus nuancé dans son jugement.

zazA CdG a dit…

Salut Claude,

Juste pour te dire que la chose-en-ski qui patine dans la jalousie crasse est une wonder blurp de compètition.

Elle n'a jamais foutu les pieds dans le Mile End et si jamais elle le faisait elle passerait tout droit sans comprendre qu'ici, connu ou pas connu on est tous de la famille, pas celle qui se fait un nom dans un sale journal.

Avec toi de tout coeur dans le deuil de Lhasa.

zaZa du Mile End

Anonyme et veut le rester a dit…

@nadia Si mon propos est d'une condescendance appuyée, le vôtre ne s'appuie que sur peu de choses et témoigne d'une bien piètre interprétation de mes écrits. Je ne gracie personne; je voulais souligner que Mme Petrowski n'était pas en mesure de bien analyser la situation en son ensemble. Je juge sa chronique donc plutôt mauvaise, comprenez-moi bien.

Enfin, mon plus grand questionnement demeure le même : comment un journaliste peut-il prétendre avoir craint, en publiant sur son blogue personnel, «que cette nouvelle soit relayée de façon innapropriée dans la blogosphère» en sachant très bien que, justement, c'est ce qui risquait d'arriver avant la publication d'un communiqué officiel. Cet effet boomerang était prévisible. Pour le reste, ce sera bien à lui, ni à vous, ni à moi, de juger s'il a bien fait ou non en considération des résultantes que l'on connaît.

Côté fiel, ça a coulé allègrement des deux côtés, et peut-être davantage de ce côté-ci.

Non, je ne connaissais pas Baby Papillon mais merci, me voilà plus cultivée. Certainement, je suis une brave personne. Oui, je me rappelle de mon nom mais je pourrais m'appeler Gérard ou Joséphine que ça ne changerait rien à la discussion. Je n'aurais crainte de m'identifier si vous n'étiez pas tous aussi prompts à barbouiller les gens en noir à qui mieux mieux sur vos blogues-à-défoulement.

Ne soyez pas désolée; si votre ami n'avait rien publié (et particulièrement aujourd'hui), cette cascade de minouches racoleuses et de cacassage sans nuance aurait été évitée. Notez ici que le «poids» ;) de l'argumentaire de toute l'affaire penche du côté de votre ami.

Et à force de courir après la chamaille en abordant des sujets aussi délicats de manière aussi peu délicate, il est normal d'être essouflée ;)

Anonyme a dit…

Bonjour monsieur André,

Je ne vous connais pas mais je suis un fan de Radio-Canada que j'écoute très régulièrement. J'ai donc écouté en partie l'entrevue que vous aviez avec Christiane Charette en présence de Petro... Bravo pour vos propos! et surtout de la façon que vous les avez formulés. Ne vous faites pas de mauvais sang avec cela, vous étiez dans le droit chemin. Petro ne cherche qu'à se donner de l'importance en faisant la morale aux autres. Elle est sans contenu et cherche à le cacher en parlant en mal des autres. Je ne sais pas qui était l'autre invitée qui vous a accusé de manquer de respect mais elle est sûrement la promotrice du politically correct. Contraire à elle, j'ai adoré votre formule très cultivée pour remettre la monnaie de sa pièce à Petro.

Bravo pour votre courage!

Loup a dit…

"Qu'elle le veuille ou non, matante Pétro doit s'adapter à la nouvelle réalité de l'information instantanée et cesser de geindre son pouvoir perdu."

Voilà. Loup.

PopRip a dit…

J'allais écrire AMEN, mais La Shirley l'a dit avant.

Je ne vous connais à peu près pas cher monsieur, mais je dois dire que Josée Legault et Petrowski ce matin m'on pompé intensément.

Petrowski n'a effectivement pas d'idée de fond. Je suis très souvent sidéré de voir jusqu'à quel point elle est partout mais a si peu à dire. Elle réagit toujours sur le coup, sans réelle réflection.

Je ne vois pas où se situe le drame dans cette polémique.

Et Josée Legault, avec son petit côté vertueux qui commence sérieusement à m'énerver, en vient toujours à tenter de conclure, de donner le dernier mot aux débats comme si elle possédait la sagesse absolue d'une femme qui a tout compris.

Personnellement, j'en ai ras-le-pompon d'entendre ce genre de condescendance.

Que quelqu'un annonce un décès quelques heures après ça peut être effectivement mal placé. Mais 48h plus tard, je trouve qu'on fait une tempête dans un verre d'eau.

Si vous étiez à la tête d'un magazine à pottins sans vergogne, ok, j'aurais des doutes sur votre bonne volonté, mais vous êtes un admirateur de l'artiste et vous avez respecté le silence sur sa maladie.

Que nos deux bien pensantes s'attaquent plutôt aux retardés mentaux du 93fm de Québec qui ont parlé de l'enflure médiatique autour de ce décès et du fait que personne ne connaissait Lhasa à part à Montréal!

Anonyme a dit…

Petrovski joue les vierges effarouchees,elle est PATHETIQUE,pour ensuite aller surfer sur tout ce que l info propose de scabreux en se gaussant des deboires d autrui,Tiger Woods aura ete au coeur de ses conversations avec Charette en echo.Il est temps que Radio Canada releve le niveau et sonne la releve.

David Thib a dit…

Vous savez Monsieur, à bien y penser, je m'excuse pour mon commentaire. C'est peut-être un peu stupide de frapper un gars déjà à terre, d'une certaine manière, quand je pense à la peine et la douleur que moi-même je porte. Je suis tout simplement exaspéré par tous ces évènements de la semaine. Je n'en pense pas moins chacun des mots que j'ai écrit précédemment. Vous feriez preuve de maturité et d'intelligence si vous admettiez publiquement que oui, vous avez gaffé. Ça arrive des fois, vous savez...
Autrement, je ne vous connais pas du tout et je ne nourris aucune rancoeur particulière envers vous, sachez le.

nicole a dit…

Votre colère vous habite et les mots que vous utilisez dépassent probablement votre pensée. Vous êtes journaliste, pas ''seulement'' blogueur et votre statut vous suivra toujours. Argumenter avec respect, c'est grandir. Le chagrin vous habite, votre réaction n'a été qu'humaine voilà tout... C'est peut-être une erreur de l'avoir mise sur Facebook, peut-être... Vous seul pouvez le savoir. On fait tous des erreurs de jugement un jour ou l'autre. J'ai moi aussi un blogue et à chaque fois que j'écris une ligne je pense aux conséquences de mes écrits, j'ai déjà blessé des gens... Je veux construire à l'air où on aime jeter nos mots dans une poubelle de médias-sociaux. Les mots sont lourds de signification et peuvent blesser. Il faut apprendre à bien les choisir...
Au plaisir,
Nicole Simard
blogue de Nicole Simard
http://nsimard.blogspot.com/

Loup a dit…

Les contrôleurs et les contrôleuses contrôlent de moins en moins et ça s'entend et ça se voit: Claude, j'ai écoûté l'émission de Charette et c'est clair; Josée Legault, Nathalie Petrovsky, et tant d'autres agents mass-médiatiques corporatifs (corporations de la couronne ou privées) me font penser à des Louis XVI en déroute, dépité(e)s et entêté(e)s (sans jeu de mots...)et sourdement hostiles à toute forme de démocratie vivante où les papes et les papesses excluent tout ce qui n'est pas eux et se prononcent ex-cathaedra. Elles, ils, ne règnent plus, et je pense qu'ils ne s'y feront pas. Bravo Claude André. Bon blog. Je connaissais pas :-)

nicole a dit…

Bonjour Claude André,
J'ai encore une fois écouté la diffusion de ton passage avec Mesdames Pétrowski et Legault... J'ai écrit un billet sur mon blogue trop long pour te le transcrire ici. Je te place mon lien.
Bonne route !
Nicole
http://nsimard.blogspot.com/
voir billet du 9 janvier 2010

GenRitchot a dit…

J'ai écouté le débat à la SRC. Petrowski est dans le champ (pour faire changement) et Josée Legault, dont par ailleurs, j'admire la prose et les idées, m'a déçue par son commentaire moralisateur sur le « nombrilisme » de la blogosphère. Ceux et celles qui te suivent savent que tu n'as jamais utilisé ton blog ou ta page Facebook à des fins narcissiques pour exhiber tes « 22 000 photos ».

Ton annonce du décès de Lhasa de Sela était très respectueuse. C'est triste de constater que le décès d'une artiste aussi secrète soit noyé dans les controverses.

J'en profite pour te présenter mes sincères condoléances pour la perte d'une amie.

Richard Page a dit…

Je viens tous juste d'entendre(et reentendre) en reprise l'entrevu de Christiane Charest avec Claude Andre et Nathalie Petrowski( pi le p'tit chiwawa en arriere qui fait des tites crottes toute cute...Ben ouin je l'sait qu'j'ai des fautes partout(contenu qui compte pas l'contenant)). Bon sens ... Je ne peu decrire ici en qque lignes tout le desolement que je resens en ecoutant ces "Rich cocksuckers who dont give a shit about you"( petro- lego) Ces deux produits pouront dires tout ce qu'ils veulent pour des heures durant dans le but de justifier leur point de vu... Ils ne mauront j'amais. Pourquoi ? et bien c'est tres simple. Il y a beaucoup trop de denominateur commun en eux pour demontrer ce qu'ils sont en realite. Claude,j'ai ecoute (analise) ton cris du coeur et je le resens 5/5. La bouche qui se dechesse par l'emotion et la febrilite de ta voix demontre un charisme d'humain et j'en ai ete honorer. Les deux robots rationel derriere? pas sur ( a l'exeption de Mme Charette qui demeure toujours neutre(quel proffessionalisme))Tant qu'a moi Je ne suis qu'un honnete travailleur Realiste qui crois que l'equilibre et la paix dans l'ame ce trouve qque part dans l'analise critique de l'homme faconnant la Terre qu'il habite principalement. Allez! Tape sur l'epaule et te dis Merci Claude pour ton franc parle.(There's no learning curb for those pepeoles