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mercredi 15 février 2012

Recension musicale


Aurélie Cabrel
Oserai-je ?
L’inévitable parallèle avec le paternel, souvent magnifique, n’a pas lieu d’être. La jeune femme de 25 ans au chant feutré propose sur ce premier chapitre une pop vernie d’électro des plus conventionnelle quoique bien faite. Sur le plan textuel, elle signe des textes honnêtes, parfois naïfs (trop) entre ceux des potes dont le Belge Esthen. Le tout s’écoute agréablement en sourdine mais, hélas, rien pour écrire à son père. ** ½





Ivy
Hors des sentiers battus

Deuxième album pour le précurseur du slam québécois (bien que Francoeur et Péloquin en faisaient avant la lettre), qui, entre les évocations des poètes et l’influence de Ferré (voir la pièce Merci) pose un regard humaniste sur la société post-moderne en jonglant avec les mots comme d’autres avec des concepts. Sur des arrangements savoureux, notamment de cordes, signés Philippe Brault (Pierre Lapointe), le tout s’avère rythmé, ludique, émouvant et colérique. *** ½ 




Allain Leprest
Leprest symphonique
Sa voix n’était pas toujours juste. Sur scène, il tanguait parfois d’ivresse entre deux vers. Mais Allain Leprest, qui nous a quitté le 15 août dernier, planait avec ses ailes d’albatros entre la transcendance du verbe et ses racines d'irréductible communiste toujours près des choses vraies. Voici ses derniers enregistrements en version symphonique où se greffent Daniel Lavoie, Christophe, Kent, Enzo Enzo et Sanseverino. Pour aficionados de chansons à textes. ****




Cette petite recension marque la fin de ma collaboration avec le 24 H à titre de critique musical. Une époque se termine pour moi et une nouvelle aventure m'attends dans les pages du quotidien Métro. Merci.

samedi 21 janvier 2012

Recension musicale

The Pines
Dark So Gold
Dans la grande tradition de l’Americana, la formation indie-rock The Pines, qui vient de l’Iowa, nous transporte dans des ambiances crépusculaires et mystérieuses où les ombres des chamanes semblent danser avec le vent sur des accords folk-rock-roots et blues. On plane dans un état d’urgence mais en tanguant entre la tradition et la contemporanéité. Devrait plaire aux fans de Bon Iver et de Ray Lamontagne. **** CA




Wesli
Liberté dans le noir
Savez ces soirée d’été festivalier où, les sous les étoile exactement, un artiste allumé embrase la foule en compagnie de guest stars ? C’est à cette douce ivresse que vous convie le second opus de Wesli. Lui qui distille, avec son big band, un savoureux amalgame de reggae-funk-rap-afro beat des plus fédérateur en compagnie de Tiken Jah Farkoly,  Mes Aiëux, Paul Cargnelo et autres Radio Radio. Manifestif. **** CA





Juliel
Orange-Blue
La jeune native de Québec qui a voyagé avec sa guit dans des contrées lointaines propose un premier album à double volets : orange pour le côté rock-pop et bleu pour son penchant country-folk teinté de charleston. Dans la même langue que Pascale Picard, elle distille d’une voix chaude et intime un climat sympa mais propret. On aime particulièrement la convaincante reprise du classique Hotel California. CA ***





The Little Willies
For The Good Times
Bien connue des amateurs de jazz-pop, la chanteuse et multiinstrumentiste Norah Jones est aussi est une fana de country. Après une première incursion en 2006, la voilà de retour avec sa formation The Little Willies pour s’approprier des grands airs western de Johnny Cash, Dolly Parton, Willie Nelson et autres Loretta Lynn. Solos sublimés, voix plaintive haut perchée, sincérité proprette mais convaincante. Good times.*** 1/2

lundi 26 décembre 2011

Recension musicale


Raphaël
Raphaël live vu par Jacques Audiard
Bien qu’il ne soit pas le plus flamboyant des performers, Raphaël demeure un fils spirituel de Bashung qui vibre d’un intense feu intérieur avant d’être une gueule pour minettes attendries. Le magistral cinéaste Audiard (Un Prophète) a su capturer cette flamme. Guitares et ambiances de cordes en folie, on revisite quelques  tubes, dont un de Bowie, et plusieurs pièces du denier album studio Pacific 231. *** ½ 




Émilie Simon
Franky Knight
Moins électro-pop que le solide The Big Machine, Émilie Simon signe un album acoustique et organique en forme d’hommage où se mêle sa vie privée à celle du personnage principal du film La Délicatesse (Audrey Tautou) qui, tout comme la chanteuse, a été happé par la mort tragique de son amoureux. Voix perchée haut, musicalement fort, climat de fragilité exacerbé, les textes, bilingues, s’avèrent, hélas,  plutôt ordinaires. *** 





Pascal Dufour
Airs salins
Co-créateur de nombreux tubesavec son ancienne formation Les Respectables  (Amalgame, Holà Décadence…) , le chanteur/guitariste à la voix granuleuse et intimiste livre un second chapitre épaulé par quelques auteurs dont Jamil. Entre la pop ensoleillée, les ballades et le blues, Dufour et son sens inné du «hook» souriant causent de désir charnel, de société ou de folie avec une apparente légèreté parfois lourde de sens. 

vendredi 16 décembre 2011

Noël musical

André Gagnon
Dans le silence de la nuit
Fidèle à son style, le pianiste préféré des Québécois propose une relecture feutrée de classiques de Noël empreinte de mélancolie et de contemplation. On y retrouve qu’une seule pièce originale, Un duo pour Noël avec la violoniste Marie-Josée Arpin, et elle se marie adéquatement à l’ensemble. Parfait pour distiller une ambiance à la fois sobre et moelleuse. ***








Celtic Christmas
Artistes variés
 Amateurs de patchouli, toffu light et autre culture hydroponique, cette sélection de chansons d’Irlande, d’Écosse, d’Angleterre, du Canada et des États-Unis pourraient vous faire vibrer la boule de Noël en macramé… Contrairement à son habitude, le label Putuyamo ne parvient pas cette fois à nous étonner et nous charmer. Au fait, la %#\/!@ de flûte, ça ne brûle pas merveilleusement bien dans un foyer ? * ½ 







Noël ! Noël !! Noël !!!
Michel Legrand et ses invités
Le grand compositeur se paye un méga trip big band et invite une brochette de noms à venir pousser la note de Noël dont Carla Bruni, Rufus Wainwright, Cœur de Pirate, Émilie Simon et… Iggy Pop (!) dans un tomwaitien The little drummer boy. Pis ? Comme une bande-sonore de comédie musicale qui attendrait son film. Convenu. **

dimanche 11 décembre 2011

Tout pour la musique

Isabelle Boulay
Les Grands espaces
En invitant Benjamin Biolay à la réalisation, Isabelle Boulay souhaitait malaxer son fantasme français à celui d’Amérique du surdoué musicien. Ce qui fut fait et, de surcroit, reconciliera les fans de musique plus «recherchée» (ex : la version de Mille après mille) et le public amateur de variété classe. Le tout ? Un savoureux dosage de reprises et de pièces originales dont un duo avec Dolly Parton et, notamment, une enthousiasmante réactualisation de Jolie Louise. Le classique de Daniel Lanois. On aime. *** ½


Collectif
Mary Travers dite la Bolduc, la première chansonnière du Québec, est décédé voilà 70 ans cette année. Histoire de la faire connaître aux jeunes, plusieurs artistes (du champs gauche) ont reçu carte blanche pour la revisiter. Certains, dont Ariane Moffat, ont respecté son esprit musical avec panache. Quelques autres (We Are Wolves, Random Recipe) se l’ont totalement appropriée. Une direction artistique homogène eut sans doute été plus convaincante. ** ½. 






Passe-Partout 2
Collectif
Ce concept qui implique une connivence générationnelle n’aura pas le même effet surprise et on y retrouve pas de perle rare comme celle de Fred Pellerin parue sur la première livraison en 2009. Qu’à cela ne tienne, Martin Deschamps et sa petite Lou, Nadja, Brigitte Boisjoli, Jérôme Charlebois, France d'Amour et, notamment, la Chorale de Trois-Rivières livrent, sous la réalisation d’Alain Leblanc, un album de facture noëlienne qui saura faire vibrer les nostalgiques. Et cela malgré l'affreuse pochette. ***




Martine St-Clair
Comme Robert Charlebois pour lequel cela s’est avéré fort heureux, Martine St-Clair s'est jointe à l'étiquette La Tribu. Ensemble, ils ont réuni un florilège de classiques du cinoche dont Once Upon A Time In The WestCalling You et Miss Sarajevo (en duo avec Marc Hervieux). Nappé de cordes et de piano, le tout se révèle étonnant, élégant, raffiné. Bref, idéal pour les 5 à… X langoureux.  *** 1/2






Mara Tremblay
Pour sa série de spectacles de 2009, Mara s’est entourée de 4 top musiciens dont le célébré guitariste Olivier Langevin afin de revisiter ses 10 ans de chansons. Le résultat fut si heureux que la belle et son équipe on repris la formule histoire d’imprimer dans la mémoire du temps cette relecture choisie de ses 4 albums originaux.  Et nos souvenirs s’entrechoquent avec bonheur. *** ½ 






Brassens chanté par…
Un autre hommage au poète amateur de pipes et en plus à forte saveur manouche décliné par des représentants de la nouvelle scène française cette fois (Les Orgres, Agnès Bihl, Debout sur le zinc…). «Parfois potable» aurions nous dit avant les autres «hommages» n’eut été de Lost Fingers qui ont étiré sérieusement cette sauce musicale. Et notre seuil de tolérance par la même occase. Pitié… * 1/2







Arno
BRUSSLD
Méconnu ici, légende vivante en Europe, le Belge et «tomwaitien» Arno est un rockeur hautement incarné et charismatique qui magnifie en chansons les nuits déchirées et la vie exaltée. Probablement notre bête de scène préférée, il présentait récemment à l'Astral les pièces de son plus récent opus dont le nouveau classique Quelqu’un a touché ma femme et sa reprise piano/voix de Get Up, Stand Up, le classique de Marley. **** 

vendredi 9 décembre 2011

On cause zizique

Alain Souchon
Nous attendions un autre  album de chansons originales du grand Souchon, le voilà qu’il nous balance des airs que lui chantait sa mère petit dont une pièce méconnue du folklore québécois (Simone). Composé de comptines donc, parfois lourdes de sens, cet opus réalisé par Renaud Letang (Feist, Franz Ferdinand) distille encore cette souriante et savoureuse mélancolie si chère à l'artiste en y ajoutant une touche de nostalgie. *** 

Anique Granger
Les outils qu’on a
Avec le respecté vétéran Rick Haworth à la réalisation, cette Fransaskoise d’origine au chant nuancé et pénétrant livre un album de routes qui cause de relations interpersonnelles et fleure bon le folk orné de pedal steel, lap steel, fingers picking et d’accordéon. Si on s’en tient aux zones défrichées, le tout s’avère fort intéressant et se laisse apprivoiser sans crier gare. Qualité. *** 

Nana Mouskouri
Une crêpe au sirop de poteau, ça va. Quatorze, c’est beaucoup. Voilà ce que propose la Nana qui, ô originalité, lance son propre «record» de duos composé de succès entendus des milliers de fois. Telle Guantanamera avec Cabrel ou l’involontairement drôle Je chante pour toi liberté avec…Herbert Léonard sans parler de l’intouchable Pauvre Rutebeuf, créée par Ferrée, avec un Alain Delon tragico-comique. Bof. **




Éric Goulet
Méconnu du grand public, Goulet est le petit prince de l’underground québécois. Le voilà qui fait son coming out countré et c’est avec un sourire grand comme le bar du Paspébiac qu’on redécouvre Mauvaise Vie (WD-40), Salut les amoureux (Dassin) ou L’Hôtel de cœurs brisés (Faulkner) et d’autres enrobées des chœurs de Mara, de banjo, de dobro pis toute le kit. Et ça sonne en ta. *** ½





Erik Satie et autres messieurs
Airs de jeux
Publié par Nato en 2007, ce coffret de trois disques est une réédition qui comporte le premier  grand succès de cette étiquette : Sept tableaux Phoniques Erik Satie. Un collectif de créateurs qui s’inspire de l’œuvre de Satie  (1866-1925) afin de lui rendre hommage. Les deux autres sont constitués de sa correspondance avec Debussy ainsi que Trois sarabandes et six gnossiennes. Pour découvrir celui qui a influencé Tom Waits, Arthur H, Pat Watson et tant d'autres. Majeur. **** 




Kate Bush
La grande prêtresse britannique qui a tracé la voie pour Tori Amos et Madonna-Gaga propose un album métaphorique inspiré par la neige. Loin des diktats, elle distille un climat crépusculaire et onirique avec trame de fond  pianistique et envolées post-pinkfloydiennes. Des longues pièces, entre 6 :49 et 13 :32 minutes, à écouter à deux têtes à l’horizontal en regardant les flocons s’embrasser. *** 1/2


mardi 29 novembre 2011

Les Cowboys fringants : toujours face au vent



Les Cowboys Fringants
Que du vent

À la première écoute, on se dit que sur le plan orchestral la bande ne sort pas de sa zone de confort même si cet album, le onzième (et huitième de chansons originales) s'avère plus énergique et rock/néo-trad que le précédent, «L’Expédition». 

Puis, on tend l'oreille et on prête attention: bang !

Les mots et les mélodies demeurent toujours aussi redoutablement efficaces grâce notamment à l'efficace plume de JF Pauzé, un parolier issu de l'école Renaud-Plume-Desjardins et des arrangements savoureux de la violonistes (et multi-instrumentise) Marie-Annick Lépine. 

Quant à la voix de Karl Tremblay, elle nous semble plus maitrisée, nuancée et surtout moins «garrochée» que par le passé. 

Comme sur les disques précédents, on retrouve, ô bonheur, de ces chansons finement ciselées et immédiatement familières qu'on apporterait précieusement en exil à l'étranger telles L'horloge, Shooters ou On tient le coup. 

Entre l’humour moqueur, la critique sociale, l’autodérision et le désenchantement nostalgique, le Cowboys Fringuants sont encore, finalement,  très loin d’être des hasbeens. 

En tournée au Québec et dans la francophonie dès le 10 décembre. 

**** 

vendredi 25 novembre 2011

Bashung chante Gainsbourg



Alain Bashung
L’homme à tête de chou

Rencontre au sommet chez les morts : Après l’Histoire de Melody Nelson, son prédécesseur paru 5 ans plus tôt (1971), cet album-concept, qui à aussi fait un bide à sa sortie, est le second volet d’un diptyque désormais promu au rang d’œuvre culte par les initiés. 

On se souviendra qu'il s'agit d'un l'histoire d'un quadragénaire (Gainsbourg) qui tombe érotiquement amoureux d'une shampouineuse fantasque (Jane Birkin) qui sera assassinée par son amant jaloux.

Seul Bashung pouvait s'y frotter tout en imposant le respect eu égard à son rang. 

Ce qui fût fait en 2009 grâce aussi à la musique réenregistrée par Denis Clavezolles (JL Murat) et mixée par Jean Lamoot (Fantaisie militaire, Des visages, des figures...) dans le cadre d’un spectacle de danse chorégraphié  par Jean-Claude Gallota. 

Spectacle où Bashung devait chanter live n'eût été du putain de crabe (lire cancer) qui le rongeait.

Voici enfin le cd. **** 


vendredi 18 novembre 2011

Hughes Aufray : nostalgie quand tu nous tiens

Hugues Aufray
Troubador Since 1948

Après le succès français de son excellent album dylanesque New Yorker (2009), qui a malheureusement passé comme une balle de ce côté-ci de la grande mare, le vénérable troubadour de 82 ans (!) qui fut l’idole de Renaud (et avec lequel il est question d'une tournée éventuelle), revisite ses grands succès sur des rythmes folks, brésiliens, et, entre autres, espagnols.

Pour ce faire, il est accompagné de la même équipe de top musicos que sur New Yorker avec, notamment, Jimmy Breaux de BeauSoleil à l'accordéon sur
«Prends la vie comme telle», de l'étonnante violoniste Sarah Watkins (de Nickel Creek) sur «Les portes du pénitencier» en version plus soft que celle de Johnny, en plus de Herb Pedersen et Pat Sauber (de Loafer's Glory) aux guitares et banjo sur la version bluegrass du classique «Santiano».

Et cela sans parler de la lunaire Françoise Hardy qui officie en duo sur «J'entends siffler le train» ou de le l'indispensable Hammond B3 chevauchée par Brad Cole.

Si certains textes d'Aufray font sourire en 2011 avec leur moralisme à deux balles (Céline, Les portes...) ou leur côté franchouillard américanisé, cet album qui carbure à la nostalgie vachement bien orchestrée accroche néanmoins un sourire béat de bonheur et la voix du troubadour est vraiment fidèle au poste.

Et nous, on est pas du genre à bouder notre plaisir pour des considérations hipstériennes ou autres. 


samedi 5 novembre 2011

Camille is Back

Camille
Ilo Veyou                                      

Exploratrice d’ambiances musicales emplies de théâtralité, la performeuse à l’esprit anar utilise encore sur ce 4ième album studio sa voix comme d’autres des palettes de couleurs.

Couleurs parfois brinquebalantes grâce à la présence d'un piano préparé. C'est à dire un piano que l'on «prépare» en disposant sur ses cordes des pinces à linge, morceaux de carton, visses, trombones à papier... Un des grands précurseurs du genre est John Cage.

Mais aussi couleur organiques des années hippies, couleur black soul, couleur d'oiseaux bigarrés, couleur ménestrels et couleurs pastels de l'enfance (elle fait toutes les voix sur une chorale d'enfants !).

Acoustique, on y retrouve également quatuor à cordes, tuba, cors, contrebasse et guitares.

Dans un esprit libertaire mais non conceptuelle, l'opus mixé par Oz Friz (Tom Waits) va du folk au R&B en passant par la chanson française dérisoire et la comptine pour nous envelopper dans une bulle tout a fait cohérente, apaisante et parfois souriante. 

*** ½


samedi 29 octobre 2011

Arthur H est un Baba Love

Arthur H
Baba Love

Plus allumé que jamais, l’Arthur nous balance un huitième opuscule particulièrement inspiré et orné de sueur charnelle.

Toujours adepte d’ «une musique qui suggère la transe, un peu hypnotique, répétitive», le fils de l'Autre tangue sur un banc de piano entre poésie et techno. Modernité et lyrisme. Amour et sensualité. Groove et swing. Funk et hip-hop. 

Tout ça grâce à une nouvelle artillerie musicale composée d'une section rythmique particulièrement solide signée Aymeric Westrich et Alexander Angelov de la formation Aufgang, d'une six-corde tenue par Joseph Chedid et d'un piano chevauché par Vincent Taurelle du groupe Air. 

Saluons également les présences en duo de la frangine Izia (qui livre une réplique solaire sur la pièce La Beauté de l'amour) ainsi que celles de Saul Williams (chanteur et poète américain phare du hip-hop soul) et de l'illustre comédien Jean-Louis Trintignant. 

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