Il y a quelques jours, j’ai rencontré une chanteuse que j’aime beaucoup au Café Pico. L’était avec son frère qu’elle m’a présenté. Clément, je crois qu’il s’appelait. Propriétaire du premier restaurant végétarien au Nouveau-Brunswick dont les deux filles de 10 et 6 ans n’ont jamais mangé une infinitésimale particule de viande, cela m’a rappelé une récente soirée passée en fort agréable compagnie…
Le jour de l’ouverture du dernier Festival de Jazz, une copine, Isis, a organisé un souper pour souligner le départ d’une amie commune en France. Après deux ans chez nous, Corinne décide de retourner vivre au pays de Bashung et Higelin, notamment parce qu’elle n’arrive pas à rencontrer un mec à sa mesure. Elle qui se fait draguer dix fois par jour lorsqu’elle déambule dans les rues de Paname.
Or le souper en question a eu lieu au restaurant «Aux Vivres», qui crèche sur le boulevard Saint-Laurent angle Mont-Royal. En pénétrant les lieux, me suis vite rendu compte qu’il s’y passait quelque chose de pas trop catholique : le personnel arborait un look soft punk tendance altermondialiste, les murs vides sauf des tableaux plutôt naïfs m’inspiraient que dalle mais, surtout, et c’était le bon côté de la chose, en plus d’être entouré de six femmes remarquables, la clientèle de l’endroit était composé à disons 85% … de gonzesses !
C’est que voyez-vous, ce resto est d’obédience végétalienne. Non seulement on n’y mange pas de viande, évidemment, mais pas de produits laitiers ou d’œufs non plus. Me suis donc farci un hamburger mou et dégoulinant au champignon Portobello accompagné d’une salade néanmoins succulente et de frites. Avant de finir avec un gâteau au «faux-mage»…
Au fil de la discussion, passionnante, la célébrée Corinne nous apprend comment l’a fait la connaissance de Ève-Marie, une photographe prof de yoga adepte de la boxe thaï, à New York : «J’étais sur la rue lorsque tout à coup cette belle grande blonde m’aborde en anglais : excusez-moi, mais je ne pouvais m’empêcher de vous parler tant vous ressemblez à une de mes grandes amies. Ah oui, c’est quoi son prénom ?, lui ai-je demandé. Bara, qu’elle me dit. Elle est française. » «Eh bien figurez-vous chers amis qu’il s’agissait aussi d’une excellente amie à moi !», nous lance Corinne.
Étrange quand même…
Puis entre deux blagues de la flamboyante Agathe Pichette qui ne cessait de me dire, en jouant du pied sous la table, qu’elle rêvait de manger une «graine glacée», Isis nous à fait part d’une récente découverte effectuée pendant un atelier de jeux de rôles.
D’apparence banale, ce constat a néanmoins changé sa vie depuis quelques semaines : « Si je n’exprime pas mon besoin à l’autre, celui-ci ne peut pas le deviner, et encore moins y répondre ! Pourtant, chaque fois, je suppose qu’il m’ignore et je me sens triste. Je tombe alors dans le mode ATTENTES. J’ai des attentes devant l’autre, ça prend toute la place dans notre relation, ça se transforme même en RESSENTIMENT et je deviens la pauvre VICTIME incomprise. Or, Parmi les besoins essentiels de l’être humain, les tout premiers sont : se dire, être entendu, être reconnu, être valorisé, etc. Belle communication vraiment…»
Tiens, cela m’a permis de comprendre mieux pourquoi nous nous sommes blessés, cette superbe fille qui m'inspirait des chansons et moi.
Puis, le lendemain, dernier repas en tête-à-tête avec Coco avant son exil parigot : «Tu choisi le resto», elle me lance. Of course, je l’ai emmené au restaurant «Le Marché de la Villette» qui porte enseigne dans le Vieux-Montréal. L'a pris une soupe et moi une salade couronnée de fromages, terrine, foie gras et saucisson. «C’est l’antidote pour hier», elle m’a balancé de son humour juif. En effet.
Journaliste culturel au «Journal Métro» (ex «24 H», «Ici», «Ici et là»...) et recherchiste, je cause cd, ciné et livres entre des commentaires politiques, des entrevues et un zeste d'humour frelaté.
vendredi 20 juillet 2007
mardi 17 juillet 2007
Marieloup Wolf en court-métrage
Dans la série «Un coup pouce pour un pote» je vous propose aujourd'hui le dernier court métrage de mon ami réalisateur Alexandre Chartrand (www.myspace.com/alexchartrand) qui met en vedette la pétillante Marieloup Wolf: «Au début du trait prolongé».
Le film a été imnscrit un concour ouèbe de la CBC. Si vous voulez voir le visionner et/ou voter en sa faveur voici le lien :http://exposure.cbc.ca/video/midday-momentum
N'hésitez pas à inviter d'autres gens à voter si le film vous plaît. Comme vous l'avez peut-être compris, le titre anglais est «Midday Momentum».
Alex, que j'ai eu le bonheur de connaître dans le cadre des documentaires que nous avons fait ensemble pour la série Caméra Tout-terrain, en profite également pour nous faire part des dernières nouvelles : son projet de long métrage fiction «Immersion» vient de recevoir l'appui de Téléfilm Canada ! ... et il «capote ben raide.»
ps:Merci à ceux et celles qui ont voté Peluso pour la toune du 400 ième de la ville de Québec: meilleur chance la prochaine fois...
Le film a été imnscrit un concour ouèbe de la CBC. Si vous voulez voir le visionner et/ou voter en sa faveur voici le lien :http://exposure.cbc.ca/video/midday-momentum
N'hésitez pas à inviter d'autres gens à voter si le film vous plaît. Comme vous l'avez peut-être compris, le titre anglais est «Midday Momentum».
Alex, que j'ai eu le bonheur de connaître dans le cadre des documentaires que nous avons fait ensemble pour la série Caméra Tout-terrain, en profite également pour nous faire part des dernières nouvelles : son projet de long métrage fiction «Immersion» vient de recevoir l'appui de Téléfilm Canada ! ... et il «capote ben raide.»
ps:Merci à ceux et celles qui ont voté Peluso pour la toune du 400 ième de la ville de Québec: meilleur chance la prochaine fois...
lundi 16 juillet 2007
Mick est tout seul
Pendant que je farfouillais la toile avant de m'entretenir ce matin à 7h30 (!) avec Michael Furnon, leader de la formation française phare Mickey 3D, suis tombé sur ce clip ultra sympathique tiré de la chanson La Clé des chants que l'on retrouve sur son premier album solo «Mick est tout seul: les chansons perdues». Si le gus n'est pas des plus volubile sa musique, elle, sait nous interpeller. Il sera des Francos.
Mick est tout seul - Clip La clé des chants
Mick est tout seul - Clip La clé des chants
jeudi 12 juillet 2007
Louis-José Houde : humoriste ritalin

Louis-José Houde expliquait hier à Pénélope McQuade à TVA qu'il présentera, dans l'édition actuelle de Juste pour rire, de nouveaux numéros qui n'on pu trouver niche dans le concept de son prochain spectacle. Voici l'entrevue qu'il m'accordait l'année dernière pour le Ici histoire de souligner la fin d'une longue tournée.
Après la 500 ième et ultime représentation de son spectacle éponyme, l’hyperactif pissant Louis-José Houde s’arrête histoire de ne pas saturer le public et d’écrire un nouveau spectacle.
Claude André
Les plus jeunes le voudraient comme papa ou premier ministre. Si l’on tient compte des quatre KARV qu’il a remporté dans un concours annuel orchestré par Vrak TV, de son billet double Platine (200 000 tickets vendus) et d’un sondage Léger Léger, en plus de ses 2 Olivier et de son Félix, Louis-José Houde serait l’artiste grand public le plus hot du Québec avec une dénommée Céline.
Après la 500 ième et ultime représentation de son spectacle éponyme, l’hyperactif pissant Louis-José Houde s’arrête histoire de ne pas saturer le public et d’écrire un nouveau spectacle.
Claude André
Les plus jeunes le voudraient comme papa ou premier ministre. Si l’on tient compte des quatre KARV qu’il a remporté dans un concours annuel orchestré par Vrak TV, de son billet double Platine (200 000 tickets vendus) et d’un sondage Léger Léger, en plus de ses 2 Olivier et de son Félix, Louis-José Houde serait l’artiste grand public le plus hot du Québec avec une dénommée Céline.
Depuis sa graduation de l’École de l’humour en 1998, l’ascension de cet humoriste-ritalin a été fulgurante.
Pourtant, lorsqu’on le rencontre, le personnage, sans faire dans la fausse modestie, n’est surtout pas du genre à étaler ses faits d’armes. Vraiment sympa ce type.
Tandis que le journaliste commande son plat, le comique tombe sur la une de l’hebdo concurrent et remarque, illico, que Sam Robert et ses musicos arborent tous la même tronche. Voilà sans doute tout le secret de Louise-José Houde : un sens de l’observation finement aiguisé.
D’ailleurs, au visionnement du spectacle sur dvd on ne peut que constater que réside là toute la force de cet humoriste. Comme dans ce numéro sur les orteils, par exemple, où il nous rapelle que celui qui est long, laid et tordu ressemble à ... Gaston Lepage !
« Non, je n’ai pas développé cela à l’école de l’humour. Elle te donne une bonne base d’écriture et t’enseigne la discipline. Mon style c’est formé à force de jouer dans les clubs pendant les 3-4 années qui ont suivi ma sortie de l’École. Ce style vient d’essais/erreurs, d’écriture et de tentatives. Lorsqu’on expérimente en permanence des choses, vient un moment où ça se développe. J’ai toujours un cahier de notes avec moi. Souvent, je remarque un truc et ça m’obsède. Je sais que c’est un gag, qu’il y a quelque chose qui sommeille. Une fois, par exemple, je suis entré dans mon propre char mais je me suis assis sur le banc d’en arrière. Je me suis rendu compte qu’on se sent un peu comme dans un rêve. Or, si ça ne devient pas un gag, je vais m’en servir pour établir une comparaison, pour appuyer quelque chose. Je ne pense pas qu’on ait le choix. Que l’on puisse se dire : moi je vais être hard ou moi je vais être plus relations hommes/femmes… », analyse celui qui donne dans l’école des humoristes à l’américaine.
La politesse du désespoir ?
S’il en a un peu marre qu’on lui cause de son débit qu’il devra changer bientôt pour le public de l’Hexagone, Louis-Jo aime bien brosser un parallèle avec le rythme des humoristes amerloques. « Ce qui m’inspire chez des gars comme Seinfield ou Richard Pryor c’est qu’il s’agit de spectacles vraiment beatés. Je parle ici de la livraison de la patente. Mon spectacle était, en effet, très chorégraphié. Mais ça ne veut pas dire que je suis sur le cruise control, mais plutôt qu’on tente, le metteur en scène et moi, d’aller chercher le maximum d’efficacité comique. Le plus beau compliment que l’on puisse m’adresser c’est : j’ai vu ton show et on dirait que tu improvises tout le long », lance-t-il les baguettes en l’air. « Je déteste écouter un humoriste lorsque je perçois l’écriture derrière, quand on sent le travail», poursuit celui dont les mimiques amplifiées évoquent parfois un De Funès dont il vient d’ailleurs de louer les films.
Dvd qu’il aura désormais davantage le temps de visionner ainsi que ses 9 livres de Desproges qu’il vient d’acheter et qu’il aura le temps de lire puisqu’il entend souffler un peu avant de se remettre à l’écriture d’un nouveau spectacle quelque part dans un chalet des Laurentides. « Ça me fait chier de terminer maintenant, parce que je maîtrise parfaitement le show. Je te dirais que j’aurais eu plus envie d’arrêter ver les 200 ou 300 ièmes représentations. Je ne suis plus un homme, je suis un humoriste ! J’aimerais découvrir ce truc, la vie là qu’ils appellent. Genre avoir des chums et une blonde à qui tu parles régulièrement».
Et de soigner ses problèmes stomacaux reliés à l’hélico bacter pilori. Serait-ce parce que l’humour est la politesse du désespoir comme le veut l’aphorisme ? «Wow, c’est ben beau cette phrase. Cela ferais un beau titre de show. Je ne généraliserais pas, mais je suis plutôt d’accord sur le fait que les humoristes sont des angoissés. En fait, ce n’est pas que nous sommes angoissées ou déprimés mais le clash est tellement fort entre faire un show devant 1000 personnes et de se retrouver seul et triste devant ses toasts le matin. Les gens nous regardent autour et pensent que nous sommes sur le bord du suicide. On est tellement habitués de nous voir faire les clowns. Moi, quand je n’ai pas envie de voir du monde, je reste à la maison. ». Jusqu’à l’automne 2007.
Anecdotes de tournée
« En tournée, on sort pas mal. J’ai une bonne relation avec le public et composer avec des gars un peu ivres, c’est ma spécialité. Une fois, nous étions dans un bar universitaire à Sherbrooke. Je vais aux toilettes. Je m’installe devant l’urinoir, le kit dans les mains et il y a deux gars chauds et joyeux qui rentrent. Wouâaaaaaa, c’est lui….Pas capable de pisser. Je me dirige donc vers une cabine. Il y a un mastodonte d’environ 18 ans qui est là. Je lui demande de surveiller la porte. Non seulement il a pris cela au sérieux mais il pensait que je faisais allusion à la porte de la pièce. Moi, avec la musique je n’entends rien. Je sors de la cabine et je le vois dans le couloir de la toilette plein de têtes qui veulent rentrer : « tu rentres pas, Louis-José ne veux pas voir personne ! », disait le mastodonte d’une voix assurée. Je me suis fait insulter ce soir là. Je suis parti de là en me disant : ça n’a pas de bon sang. Ca va faire le tour et je ne vendrai plus jamais un billet à Sherbrooke. »
« Là, rendu à 28 ans. Je coupe les mauvaises choses au fur et à mesure. La poutine à 3h00 du matin par exemple, c’est terminé. C’est toujours là que tu fuckes ta soirée. Que tu tombes sur un tata qui va carrément renverser la table… »
« Moi, j’ai un ulcère à l’estomac. Un soir, pendant la période où l’on donnait des spectacles 6 soirs par semaine, on monte faire un show à Chibougamau. Le problème, c’est qu'on ne jouait pas ce soir-là. Or, quand je joue, je mange très très légèrement. Comme on ne jouait pas donc, je me suis empiffré de junk food, de Burger King et de pop corn. J’arrive à l’hôtel et je suis malade comme un chien. Bien sûr, le lendemain, j’avais un show. J’appelle donc mon médecin à Montréal et il me prescrit trois médicaments dont un très somnolent. J’ai donc livré mon spectacle complètement stone. Je parlais très lentement et j’avais les yeux gros comme ça. C’est le seul show ou mes techniciens ont ri. Eux qui connaissent le spectacle par cœur. Je me rappelle que cela m’avait rassuré sur le fait que les gens ne rient pas uniquement à cause du débit de mes paroles».
dimanche 8 juillet 2007
Minorités très accommodantes

De l’humour à la boxe, les «minoritaires» ont littéralement fait vibrer votre serviteur qui a vécu hier toute la gamme des émotions.
Au moment d’écrire ces lignes, je vois à ma droite sur l’écran télé, directement du Connecticut, le Québéco-Haïtien Joachim Alcine drapé d’un fleurdelysé écouter sa maman qui le félicite depuis Montréal pour son nouveau titre de champion de monde de boxe. Avant d’entendre Joachim remercier ses fans québécois et raconter comment il donnerait tout ce qu’il possède pour se retrouver en compagnie des ses deux fillettes de 1 et 3 ans. Dont l’une refuse de faire dodo parce que papa n’est pas à la maison. Putain de sanglots qui m’emporte malgré mon bonheur de voir ce Black nous ramener une couronne de champion du noble art.
Superbe combat entre deux pugilistes qui se détestaient finalement remporté en 12 rounds par un Alcine déterminé. Soulignons l’impartialité de l’arbitre et le travail des juges qui cette fois, contrairement aux Allemands pour Éric Lucas, n’ont pas «volé» la victoire au véritable vainqueur. Le calypso a sans doute fait tanguer beaucoup de popotins haïtiens dans les bars de la Rive-Nord la nuit dernière. Une nouvelle idole est née. Ça nous changera d’entendre toujours parler des gangs de rues.
Photo : Rachid «digage» Badouri
Humour du Monde
Plus tôt, bonheur cristallisé au Musée Juste pour rire où je me suis rendu avec mon pote Luc pour assister au «Show raisonnable». Un spectacle multiethnique animé par le marocain d’origine Rachid Badouri dans lequel les Québécois devaient, nous annonçait-on, passer dans le tordeur. Après la Musique du monde, voici l’humour du monde…
Si les Kebekers s’en sortent plutôt indemnes, nous avons eu le bonheur de faire quelques découvertes. Tout d’abord, l’animateur lui-même. M’est avis mes amis que celui là se retrouvera un jour au cinoche. Et il se pourrait fort bien qu’il suive les traces de Gad Elmaleh et choisisse de faire carrière en France. Charisme évident, sens du rythme, personnalité attachante, l’Arabe qui arbore une boule à zéro possède également une gestuelle et un déhanchement qui captivent. 10/10
D’entré de jeu, la jeune Korine Côté, en régisseure, nous a dilaté la rate en nous faisant état des différentes exigences des artistes à venir. Comme pour le Chinois où elle a acheté le Dollorama au complet afin de satifaire à ses exigences. 8/10
L’Ontarien Christopher Hall, pour sa part, aurait réclamé une loge grise pour ne pas se sentir dépaysé…L’humoriste anglo qui fait généralement mouche nous a laissé sur notre appétit bien qu’il nous ait démontré des dons évidents de musicien avec sa clarinette. Pas rap…6.5/10
La Tunisienne Nabila Ben Youssef, quant à elle, s’est pointée sur scène enrobée d’un halo de sensualité tandis qu’au son d’une tonitruante mélodie arabisante elle effectuait sa lascive et envoûtante danse baladi. Je l’aurai épousé dare-dare malgré un monologue qui, hélas, manquait un peu de tonus, par la suite. Saluons ici le courage de la dame qui, sur ses souliers échasses et sa robe-jupe plutôt allumeuse fait preuve d’un réel courage lorsque l’on sait les risques que courent les musulmanes «occidentalisées» et hyper sexy de surcroît. 7/10
Dans le désordre, nous avons également découvert le très sympathique Alain Nardo. Un québéco-haïtien aussi drôle que sympa qui a allègrement surfé sur les clichés de voleurs souvent associés aux enfants de la perle des Antilles. «Quand je me réveille la nuit, et que je vois dans le miroir un gros Black de 6’4, j’ai peur que ce soit un voleur !» À surveiller. 8/10
Le Chinetok de service (c’est de l’humour, on se calme) Mettaya, nous a également fait rigoler en nous racontant ses péripéties en région. «Non, ce n’est pas un Chinois, c’est un oriental », aurait-déclaré un beauf à sa bobonne qui l’avait invité à venir toucher l’étrange. 7/10
L’Italie n’était pas en reste lorsqu’ Éric Certosini est venu enfermer les clichés dans un sac de couchage histoire de les couler dans le fleuve Saint-Laurent une fois pour toute. 6.5/10
Puis, Rachid Badouri, dont les numéros d’enchaînement étaient tous top réussis, nous a préparé pour le dernier intervenant de la soirée ; Sugar Sammy. L’Indien (des Indes…) m’a provoqué un tel éclat de rires qu’il a interrompu son propos sur les Français pour me demander si j’étais moi-même un Hexagonal. «Non», ai-je opiné du chef tout en pointant mon Luc, assis à ma droite. L’humoriste, légèrement «maniéré», lui a alors demandé son prénom avant d’y aller laïus plutôt rigolo sur les hommes français qui seraient tous un peu à voile et à vapeur. Ce qui n’est pas le cas de notre ami Luc, bien sûr. Puis il a discouru de façon tordante sur les Françaises qui prennent la tête avec des discussions philosophiques interminables après l’amour (souvenirs, souvenirs). Sans contredit, le meilleur de la soirée parmi les invités du Beur de Rachid. 10/10
Au retour, avec Luc, on se disait comment, finalement, il fait bon vivre à Montréal. Si seulement tous les immigrants ou leurs enfants pouvaient rire avec nous, eux-aussi, dans la langue de Molière…
Au moment d’écrire ces lignes, je vois à ma droite sur l’écran télé, directement du Connecticut, le Québéco-Haïtien Joachim Alcine drapé d’un fleurdelysé écouter sa maman qui le félicite depuis Montréal pour son nouveau titre de champion de monde de boxe. Avant d’entendre Joachim remercier ses fans québécois et raconter comment il donnerait tout ce qu’il possède pour se retrouver en compagnie des ses deux fillettes de 1 et 3 ans. Dont l’une refuse de faire dodo parce que papa n’est pas à la maison. Putain de sanglots qui m’emporte malgré mon bonheur de voir ce Black nous ramener une couronne de champion du noble art.
Superbe combat entre deux pugilistes qui se détestaient finalement remporté en 12 rounds par un Alcine déterminé. Soulignons l’impartialité de l’arbitre et le travail des juges qui cette fois, contrairement aux Allemands pour Éric Lucas, n’ont pas «volé» la victoire au véritable vainqueur. Le calypso a sans doute fait tanguer beaucoup de popotins haïtiens dans les bars de la Rive-Nord la nuit dernière. Une nouvelle idole est née. Ça nous changera d’entendre toujours parler des gangs de rues.
Photo : Rachid «digage» BadouriHumour du Monde
Plus tôt, bonheur cristallisé au Musée Juste pour rire où je me suis rendu avec mon pote Luc pour assister au «Show raisonnable». Un spectacle multiethnique animé par le marocain d’origine Rachid Badouri dans lequel les Québécois devaient, nous annonçait-on, passer dans le tordeur. Après la Musique du monde, voici l’humour du monde…
Si les Kebekers s’en sortent plutôt indemnes, nous avons eu le bonheur de faire quelques découvertes. Tout d’abord, l’animateur lui-même. M’est avis mes amis que celui là se retrouvera un jour au cinoche. Et il se pourrait fort bien qu’il suive les traces de Gad Elmaleh et choisisse de faire carrière en France. Charisme évident, sens du rythme, personnalité attachante, l’Arabe qui arbore une boule à zéro possède également une gestuelle et un déhanchement qui captivent. 10/10
D’entré de jeu, la jeune Korine Côté, en régisseure, nous a dilaté la rate en nous faisant état des différentes exigences des artistes à venir. Comme pour le Chinois où elle a acheté le Dollorama au complet afin de satifaire à ses exigences. 8/10
L’Ontarien Christopher Hall, pour sa part, aurait réclamé une loge grise pour ne pas se sentir dépaysé…L’humoriste anglo qui fait généralement mouche nous a laissé sur notre appétit bien qu’il nous ait démontré des dons évidents de musicien avec sa clarinette. Pas rap…6.5/10
La Tunisienne Nabila Ben Youssef, quant à elle, s’est pointée sur scène enrobée d’un halo de sensualité tandis qu’au son d’une tonitruante mélodie arabisante elle effectuait sa lascive et envoûtante danse baladi. Je l’aurai épousé dare-dare malgré un monologue qui, hélas, manquait un peu de tonus, par la suite. Saluons ici le courage de la dame qui, sur ses souliers échasses et sa robe-jupe plutôt allumeuse fait preuve d’un réel courage lorsque l’on sait les risques que courent les musulmanes «occidentalisées» et hyper sexy de surcroît. 7/10
Dans le désordre, nous avons également découvert le très sympathique Alain Nardo. Un québéco-haïtien aussi drôle que sympa qui a allègrement surfé sur les clichés de voleurs souvent associés aux enfants de la perle des Antilles. «Quand je me réveille la nuit, et que je vois dans le miroir un gros Black de 6’4, j’ai peur que ce soit un voleur !» À surveiller. 8/10
Le Chinetok de service (c’est de l’humour, on se calme) Mettaya, nous a également fait rigoler en nous racontant ses péripéties en région. «Non, ce n’est pas un Chinois, c’est un oriental », aurait-déclaré un beauf à sa bobonne qui l’avait invité à venir toucher l’étrange. 7/10
L’Italie n’était pas en reste lorsqu’ Éric Certosini est venu enfermer les clichés dans un sac de couchage histoire de les couler dans le fleuve Saint-Laurent une fois pour toute. 6.5/10
Puis, Rachid Badouri, dont les numéros d’enchaînement étaient tous top réussis, nous a préparé pour le dernier intervenant de la soirée ; Sugar Sammy. L’Indien (des Indes…) m’a provoqué un tel éclat de rires qu’il a interrompu son propos sur les Français pour me demander si j’étais moi-même un Hexagonal. «Non», ai-je opiné du chef tout en pointant mon Luc, assis à ma droite. L’humoriste, légèrement «maniéré», lui a alors demandé son prénom avant d’y aller laïus plutôt rigolo sur les hommes français qui seraient tous un peu à voile et à vapeur. Ce qui n’est pas le cas de notre ami Luc, bien sûr. Puis il a discouru de façon tordante sur les Françaises qui prennent la tête avec des discussions philosophiques interminables après l’amour (souvenirs, souvenirs). Sans contredit, le meilleur de la soirée parmi les invités du Beur de Rachid. 10/10
Au retour, avec Luc, on se disait comment, finalement, il fait bon vivre à Montréal. Si seulement tous les immigrants ou leurs enfants pouvaient rire avec nous, eux-aussi, dans la langue de Molière…
mercredi 4 juillet 2007
Brésil vs Corée du Sud
Assisté hier au match de la Coupe du monde de foot -20 au stade en compagnie du très sympathique Piaille, un pote du Café Pico. Si nous avons passé la seconde demie du premier match opposant les Ricains et les Polacks (allo Grenouille!) à attendre poutines, hot-dogs et coca (15$ !) après avoir néanmoins vu le magicien Adu, un ghanéen qui joue pour les amerloques, nous nous sommes régalés au second affrontement qui opposait mes chers Brésiliens à la Corée du Sud.Pendant les premières minutes, nous craignions vraiment pour le Brésil tant les «bâtons de rouge à lèvres» attaquaient. Mais c’était sans compter sur les artistes du Brésil et leur maestro Alexandre Pato qui sera assurément une des têtes d’affiche du prochain Mondial de 2009 qui se déroulera en Afrique.
Avec leur façon de pénétrer chez l'ennemi et de faufiler la balle entre la défensive de la Corée, les jaunes nous ont littéralement éblouis portant la marque à 3 à 0. Le massacre du premier (6-1 pour les Yankees) match s’annonçait …
Tandis que les brésiliens se la coulaient douce en proposant un jeu soporifique parsemé de blessures imaginaires, à 15 minutes de la fin du match et tandis que votre serviteur commençait à bailler ferme, les petit rouges menés par le néanmoins superbe Song, qui arborait un morceau de kleenex dans une narine, se sont subitement réveillés avec deux buts coup sur coup. Il s’en eût fallu de peu pour que le match se poursuive en prolongation grâce à Kotex Song. (Après les Protests Songs…)
Surtemps donc, c’est que semblait visiblement souhaiter une bonne part des quelques 33 000 personnes présentes au Stade qui ont chaleureusement salués le réveil des Coréens.
Mais même le renfort à l’attaque du gardien de la Corée n’aura suffit à marquer le
But qui eût changé le cours des choses. C’est donc avec une aura un peu éclatante que les bBésiliens ont quitté le stade olympique.
Puis, au fil de la discussion avec Piaille, qui entre deux analyses scientifiques de sa part, s’enquerrait avec intérêt de mes années galère, une chose se dessinait dans ma tête : faut absolument que je me remette à ce putain de roman dès cet été.
Mais ça, c’est une autre histoire.
lundi 2 juillet 2007
L'ultime fédérateur

Entrevue parue dans l'édition du 3 mai 2m7 de l'hebdo Ici.
De Patrick Bruel à Richard Desjardins en passant par Gilles Vigneault et Céline Dion, Claude Dubois demeure l’ultime fédérateur de la pop québécoise que les Français découvriront bientôt
Claude André
Né d’un flash du producteur Paul Dupont-Hébert ébahit de constater à quel point lors d’un séjour en France, les gens ferdonnent Le Blues du businessman sans connaître son interprète, le florilège Duos Dubois regroupe les Québécois parmi les plus célébrés en terre hexagonale (Céline Dion, Lynda Lemay, Isabelle Boulay, Natasha St-Pier, A-P Gagnon, Corneille, Richard Desjardins, Gilles Vigneault, Garou…).
Françis Cabrel et Patrick Bruel ont également accepté de se joindre à l’escouade musicale histoire de palier à cette lacune culturelle de leurs compatriotes à l’endroit de cette richesse naturelle nationale qu’est Dubois.
Et me voilà heureux mandataire d’une entrevue pour la une avec Ze Wood.
Observateur attentif de sa carrière trépidante depuis mes 15 ans, je caresse depuis toujours le projet d’écrire sa bio. Aussi, plusieurs rumeurs glanées ici et là (surtout là) me taraudent à son sujet depuis un bon moment. Aurai-je l’audace de lui en faire part ? Cassera –t-il la gueule de mes souvenirs… ?
Lundi dernier. J’attends dans le couloir d’un hôtel gratte-ciel du centre-ville. Dubois est calé dans le fauteuil. Dernières salutations à la scribe qui me précède. Dupont-Hébert m’introduit. Dubois a souvenir encore de notre dernière rencontre. Ouf, bon signe. Je m’assieds. Le producteur doit filer. Dubois se tourne vers moi, une jambe par-dessus l’accoudoir du fauteuil. Sommes seuls. « Patrick Bruel et Richard Desjardins sur le même disque, qui d’autres que Claude Dubois parmi les contemporains aurait-pu réussir cela. Tu plais donc à tout le monde ? », lance votre scribouillard. «Ça peut-être interprété ainsi. Mais ce n’est pas toujours le cas. Des fois, je fais chier tout le monde. Mais je fais partie de ces familles. Il y a des chansons que j’ai écrites qui font parties de la pop et ça ne m’a pas toujours servi. Tu ne peux pas être à la fois poétique et littéraire et en même temps pop. Prends Bébé jajoue la toune, ce n’est pas Paul Éluard, soyons précis-là. Peut-être que Le Labrador ça l’est plus. Mais en même temps, je suis fait de même. J’ai grandi sur la rue Sanguinet où il y avait à la fois les robineux d’un bord et les intellos de l’autre. Ça fait partie de ma vie que d’avoir à la fois un ami anthropologue qui reconstitue les langues des Inuits et un autre ancien danseur de claquettes de La Paloma », lance Dubois de son sourire assassin.
Des amitiés
Parmi les amis, il y a aussi eu des icones de la chanson française telles Dutronc, Cherge (lire Gainsbourg) et bien sûr, Françis Cabrel dont Paul Dupont-Hébert dirige la carrière au Québec depuis les débuts. C’est d’ailleurs celui qui aime à mourir qui a été le premier à se joindre au projet : « On s’est installé dans le studio à Monfort et j’ai demandé à l’arrangeur d’étudier le genre d’arrangements que Françis utilise, d’entrer dans sa bulle, de comprendre son monde, quelles sont ses influences et ses pulsions et on a soudé ça à la chanson Pas question d’aventure. Quand Françis est arrivé, il était dans ses habits. Ça lui faisait, c’était son monde puis il a chanté comme si la chanson lui appartenait depuis toujours. Moé, après, c’est là où ma job a commencé. Ce n’était pas dans ma clé. Il fallait que j’invente des lignes. Que j’embarque d’autres sections. J’ai réécrit des bouts, dans les betweens, dans les parties de solos. On ne voulait pas faire des duos pour faire des duos. Il fallait que ma voix arrive à la bonne place et que ce soit joli à entendre. Ça prend du temps et c’est une grosse job », se souvient Dubois.
En ce qui concerne la sélection, il était loisible à chacun des invités de choisir sa chanson et elle lui appartenait de facto. Parait qu’il y aurait eu embouteillage au portillon pour la pièce finalement interprétée par Cabrel.
Si Dieu existe, qui a été écrite avant les ennuis cardiaques que l’on connaît avec en mémoire des flashbacks d’accident qu’il a eu, se retrouve ici co-interprétée avec Céline Dion. Pour une première fois, la voix de la protégée de René Angelil émeut l’auteur de ces lignes. À croire qu’elle lui était destinée… « Elle l’avait choisie. Pour Isabelle, c’était J’ai souvenir encore qu’elle connaissait déjà enfant et qu’elle aimait beaucoup. Lynda, pour sa part, a choisi Comme un million de gens, une chanson qui, disait-elle, l’avait marquée. Il y a des affaires qui sont bien tombées. Dans le cas de Desjardins, la chose était évidente. Lui et Vigneault ça donne la dimension des gars du Nord avec Le Labrador».
Et l’ensemble, en effet, saura assurément titiller le vieux fantasme de la cabane au Canada chez les cousins. Une cabane au beau milieu des forêts qui enchantent faite avec Dubois. Du bois qui chante, évidemment.
Glossaires de mots énervants
Glossaires de mots énervants
Heureux : c’est un mot qui me fatigue. Mettons que ça va ben, tsé. Être heureux, âllo…
Ça vient d’où et ça va où ?
Ça vient d’où et ça va où ?
La Morale c’est pareil. Ça vient de qui et ça tend vers quoi ?
Avoir des principes. Ça peut être fatiguant les principes. Ça vient de qui ? Ça va où et sa sert à quoi ? Mais « avoir une vision », à la limite, ça peut-être intéressant. C’est rendu que le mot rêve, c’est extraordinaire, est devenu négatif pendant la dernière campagne électorale. Allô…Quand il y a eu le débat des chefs, on a accusé l’autre de rêver. Ce mot, au contraire, devrait être essentiel. Le rêve est pour moi la raison d’être des individus. Si tu enlèves le rêve aux êtres humains, il n’y a plus rien. On est tous à l’âge de pierre.
Musique du monde : (il s’esclaffe) comme si eux autres c’étaient des twits et que nous autres, on était ben correct. C’est malade quand tu y pense. C’est du racisme total.
La langue Dubois
En 1984 : Sortie Dubois, l’album de la rédemption suite à son voyage au bout de l’enfer en prison et en thérapie.
Tu n’as pas envie parfois encore de consommer de la drogue ?
« Ça fait un criss de bout de temps….Il y a le vieux proverbe de Portage qui nous dit de toujours concevoir qu’on est un drogué en perspective. C’est la théorie du « un jour à la fois » et c’est une vérité. Il faut peut-être aussi changer de vie. Si tu veux arrêter de te geler, change de gang…Si tu restes dans le même trou t’es faite. Moé non, je ne suis pas tenté, il n’y a personne qui en fait autour de moé.»
Des mauvaises langues prétendent que certains contacts proches des milieux politiques t’auraient permis d’amoindrir la sentence qui t’a été infligée à l’époque.
Un hibou passe… « Et si c’était l’inverse. Et si j’avais eu de la tôle à cause de ça. Ça serait pas pire, hein. Et si c’était que l’on avait pas présenté de témoins. Et si c’était qu’un politicien actuel, qui à l’époque était avocat, n’avait pas présenté certains témoins. Faudrait l’écrire, l’histoire. Je ne veux pas trop revenir là-dessus parce que je trouve ça dégradant. J’ai fait le temps (en prison) que je n’avais pas à faire. J’ai fait plus que deux ans de tôle en plus de Portage. Je n’ai pas eu un passe droit. Il y a un truc qui s’appelle la jurisprudence en droit. Allez voir combien ceux qui ont eu l’équivalent de moi, combien de temps ils ont fait et après on regardera combien de temps j’ai fait», dira-t-il d’un ton feutré.
samedi 30 juin 2007
Elle chante encore
Elle sait la colère des volcans
Connaît la violence du tonnerre
Elle sait comment calmer l’enfant
Connaît les sentiers de la guerre
Elle sait la lâcheté des hommes
Connait leurs signaux d’alarmes
Elle sait le sourire des madones
Connait la cruauté des femmes
Et pourtant, elle chante encore
Comme cet oiseau face au vent
Qui transporte des trésors
Venus d’ailleurs, d’un autre temps
Elle sait les couleurs de misère
Connait la souffrance et le sang
Elle sait le goût de la pierre
Connaît les absences d’argent
Elle sait comment vaincre le destin
Connaît le courage des grands
Elle sait retrouver les chemins
Qui nous éloignent du néant
Et pourtant, elle chante encore
Comme cet oiseau face au vent
Qui transporte des trésors
Venus d’ailleurs, d’un autre temps
Elle porte la noblesse des statues
Comme elle a porté des enfants
On peut entrevoir la vertu
Dans son regard bleu diamant
Elle sait faire vibrer cette étoile
Qui vient me porter sa lumière
Elle est l’amour le plus loyal
C’est ma reine, ma lumière
Claude André
Connaît la violence du tonnerre
Elle sait comment calmer l’enfant
Connaît les sentiers de la guerre
Elle sait la lâcheté des hommes
Connait leurs signaux d’alarmes
Elle sait le sourire des madones
Connait la cruauté des femmes
Et pourtant, elle chante encore
Comme cet oiseau face au vent
Qui transporte des trésors
Venus d’ailleurs, d’un autre temps
Elle sait les couleurs de misère
Connait la souffrance et le sang
Elle sait le goût de la pierre
Connaît les absences d’argent
Elle sait comment vaincre le destin
Connaît le courage des grands
Elle sait retrouver les chemins
Qui nous éloignent du néant
Et pourtant, elle chante encore
Comme cet oiseau face au vent
Qui transporte des trésors
Venus d’ailleurs, d’un autre temps
Elle porte la noblesse des statues
Comme elle a porté des enfants
On peut entrevoir la vertu
Dans son regard bleu diamant
Elle sait faire vibrer cette étoile
Qui vient me porter sa lumière
Elle est l’amour le plus loyal
C’est ma reine, ma lumière
Claude André
vendredi 29 juin 2007
Perles du bac
Un des rites de passage collectifs, en France, est bien sûr l'examen du bac. Cette épreuve intellectuelle qui marque la fin d'une partie de leurs études à laquelle doivent se soumettres les jeunes français années après années. Or, j'ai reçu pendant des années les «perles» tirées des ces examens. En 2004, dans l'édition du 24 juillet, j'en avais constitué un modeste collier pour le quotidien La Presse. Le Voici. Si certains attendent chaque année l'arrivée du beaujolais nouveau, les amateurs d'absurde et de loufoque ne ratent aucune moisson des perles du bac (cet examen annuel du ministère français de l'Éducation auquel doivent se soumettre les finissants du lycée) qui circulent sur Internet.
Accrochez-vous car cette année encore, nous avons droit à un grand millésime.
Les archéologues et autre égyptologues seront ravis d'apprendre enfin que « les Égyptiens transformaient les morts en momies pour les garder vivants ».
Les féministes, pour leur part, seront étonnées de s'instruire du fait que « les amazones étaient comme des femmes, mais en plus méchantes ». D'ailleurs, « le cerveau des femmes s'appelle, la cervelle ».
L'histoire recèle également son lot de surprises. Ainsi, comment avons-nous pu vivre jusqu'à ce jour sans savoir que, dans leur grande décadence, « les empereurs organisaient des combats de radiateurs »... Z'étaient vraiment fous ces Romains.
Vous vous êtes toujours demandé pourquoi César a pourchassé les Gaulois jusqu'à Alésia? C'est tout simplement parce que Vercingétorix avait la gaule. La révélation est encore plus savoureuse lorsque l'on se rappelle qu'avoir la gaule, en France, signifie être en érection dans le langage populaire.
Allez savoir pourquoi, il paraît que Jeanne d'Arc n'aimait guère qu'on la traite de pucelle. Tandis que «Charlemagne se fit châtrer en l'an 800 » et que «Clovis 1er», roi des Francs, est mort à la fin de sa vie .
En ces temps où « les enfants naissaient souvent en bas âge », il paraît que «la mortalité infantile était très élevée, sauf chez les vieillards !» Mais c'est de l'histoire ancienne, comme les Fables de La Fontaine d'ailleurs, si antédiluviennes qu'on ne sait plus le nom de leur auteur. Il s'agissait sans doute d'un Français, puisqu' «ils sont si bons écrivains qu'ils gagnent très souvent le prix Goncourt ».
Au chapitre de la biologie, notons que « les lapins se reproduisent à la vitesse du son » et que «pour faire des oeufs, la poule doit être fermentée par un coq ». « Les escargots, quant à eux, sont tous homosexuels ».
Plein la vue
Bien que les ornithologues le sachent depuis toujours, nous sommes tout de même heureux de ne plus ignorer désormais que « grâce à la structure de son oeil, un aigle est capable de lire un journal à 1400 mètres de distance ».
Cela lui est sans doute bénéfique pour repérer les nuages les plus chargés de pluie, ceux qu'on nomme les cunnilingus.
On savait qu'elle était composée d'une très nombreuse population, il nous restait à apprendre que "« la Chine est le pays le plus peuplé au monde avec son milliard d'habitants au kilomètre carré ». On se demande combien de temps ils ont pu mettre pour comptabiliser tout cela puisque, jusqu'à tout récemment, «ils ne possédaient pas d'ordinateurs parce qu'ils comptaient avec des boules ».
Parmi ces trouvailles, nous décernons cette année le bonnet d'âne doré ex aequo aux titulaires de ces perles: «La climatisation est un chauffage froid avec gaz, sauf que c'est le contraire » et «les peintres les plus célèbres sont Mickey l'ange et le homard de Vinci ».
Heureusement, de nos jours, les mauvais élèves ne se font plus décapiter comme autrefois!
Pour conclure, un petit conseil fort utile: « Pour mieux conserver la glace, il faut la geler. »
mercredi 27 juin 2007
On vote Peluso

Reçu ce courriel hier de l'ami Richer (photo). Qui est également un pote à Peluso. Ce cher Peluso avec lequel j'ai eu le bonheur de commettre une dizaine de chansons dont le texte titre de l'album «Malgré tout» dont vous pouvez voir la pochette ci-jointe. Mon ami, Mario Peluso, auteur-compositeur-interprète de son métier, participe au concours en tant qu'auteur-compositeur-interprète de la chanson thème du 400 ième de Québec qui sera célébré l'année prochaine. Il a été sélectionné parmi 260 artistes qui ont participé et il est dans les trois finalistes.
Depuis hier on peut voter pour notre chanson préférée. C'est le choix du public maintenant. Je vous invite donc à aller voter... pour Mario!
Voici comment faire:
Vous devez aller sur le site de radio canada en cliquant sur ce lien http://www.radio-canada.ca/regions/quebec/concours/quebec400/ et par la suite vous avez le choix entre 3 chansons (le nom des artistes n'est pas inscrit).
Vous sélectionnez
EN AMOUR AVEC TOI (Québec).
Invitez tout vos amis et collègues à participer.
Merci,
Stéphane Richer
nb de Klod: Comme ne le mentionnait pas le mot de Stéphane, j'ajouterai, léger détail (!) que le texte de la chanson est signé Alexandre Vigneault, fils d'un certain Gilles dont les chansons semblent vouées à un bel avenir...
mardi 26 juin 2007
Tasse de café

À retenir … ! (ringard mais sympa)
Lorsque les choses dans votre vie semblent trop difficiles,
lorsque 24 heures par jour n'est plus suffisant rappelez-vous le pot de mayonnaise et les 2 tasses de café...
Avant son cours de philosophie, un professeur est debout en avant de la classe avec quelques objets devant lui.
Lorsque le cours commence, il prend doucement un très grand pot de mayonnaise vide et commence à le remplir avec des balles de golf.
Ensuite, il demande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d'accord pour dire que le pot est plein. Le professeur prend alors une boîte de cailloux et les verse dans le pot.
Il secoue le pot doucement. Les cailloux roulent dans les espaces laissés entre les balles de golf.
Ensuite, il redemande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d'accord pour dire que le pot est plein.
Le professeur prend ensuite une boîte de sable et verse le sable dans le pot. Évidemment, le sable remplit tout l'espace restant. Il demande une autre fois si le pot est plein. Les étudiants répondent unanimement que le pot est plein.
Le professeur prend ensuite deux tasses de café cachées sous son bureau, et les verse complètement dans le pot et le café remplit tous les espaces laissés par le sable.
Les étudiants rient. « Maintenant! », dit le professeur lorsque les rires s'estompent. « Je veux que vous imaginiez que ce pot représente votre vie.
Les balles de golf représentent les choses importantes : votre famille, vos enfants, votre santé, vos ami(e)s et vos passions favorites. Les choses que, si vous perdez tout le reste sauf ces choses, votre vie restera remplie.
Les cailloux représentent les autres choses importantes à vos yeux comme votre emploi, votre maison et votre auto.
Le sable représente tout le reste les petites choses.
« Si vous placez le sable en premier dans le pot », continue le professeur « alors il n'y aura plus de place pour les cailloux ni pour les balles de golf. C'est la même chose dans la vie.
Si vous dépensez toute votre énergie sur les petites choses, vous n'aurez jamais de place dans votre vie pour les choses que vous trouvez importantes. »
Portez attention aux moments critiques de votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps d'aller voir votre médecin pour votre examen général. Invitez votre amoureux (se) au restaurant. Allez au cinéma. Il sera toujours temps de nettoyer la maison et de réparer le broyeur.
Prenez soin de vos balles de golf en premier.
Les choses ayant vraiment de l'importance. Réévaluez vos priorités. Le reste étant seulement du sable. Un des étudiants lève la main et demande qu'est-ce que le café représente.
Le professeur répond en souriant « Je suis heureux que vous me posiez la question. Le café est là seulement pour vous rappeler que peu importe comment votre vie semble remplie, il y a toujours de la place pour déguster deux bons cafés avec un(e) ami(e).
Bonne journée
dimanche 24 juin 2007
Faire l'an...thologie du Québec

Jean-Pierre Ferland
Ce soir-là 13 janvier 2007
GSI/Select
La voix fragile, l’exquise émotion des grands départs, les chansons, magnifiques… Je ne saurais trop vous conseiller de vous précipiter sur cet objet d’anthologie qui comporte deux cd ainsi que deux dvd du concert d’adieu que Jean-Pierre Ferland, tel un miraculé, a livré quelques temps après un inquiétant malaise cardiaque. Une soirée touchée par les fées sous la direction musicale d’Alain Leblanc. Pour une rare fois depuis longtemps, ce spectacle gorgé de sanglots, de moments imprévus magiques, tel cette spectatrice qui vient à sa rescousse pendant un medley, et d’amour nous procure une rare envie d’être fière de notre québécitude. Parce qu’il y a quelque chose de profondément identitaire chez Ferland et sa s’appelle la grâce. Merci Monsieur l’artiste. 4.5/5
Ce soir-là 13 janvier 2007
GSI/Select
La voix fragile, l’exquise émotion des grands départs, les chansons, magnifiques… Je ne saurais trop vous conseiller de vous précipiter sur cet objet d’anthologie qui comporte deux cd ainsi que deux dvd du concert d’adieu que Jean-Pierre Ferland, tel un miraculé, a livré quelques temps après un inquiétant malaise cardiaque. Une soirée touchée par les fées sous la direction musicale d’Alain Leblanc. Pour une rare fois depuis longtemps, ce spectacle gorgé de sanglots, de moments imprévus magiques, tel cette spectatrice qui vient à sa rescousse pendant un medley, et d’amour nous procure une rare envie d’être fière de notre québécitude. Parce qu’il y a quelque chose de profondément identitaire chez Ferland et sa s’appelle la grâce. Merci Monsieur l’artiste. 4.5/5
samedi 23 juin 2007
Tchao Mao
Un frisson viens de me parcourir le corps en apprenant le décès de M. Édouard Anglade, premier flic black de Montréal.J'ai eu le bonheur de rencontrer M. Anglade à deux ou trois reprises dans la cadre d'articles que j'ai écrit sur lui dans des magazines populaires dont Dernière Heure et Le Lundi. Je conserve le précieux souvenir d'un homme déterminé et pourvu d'un sens de l'humour indéniable.
Les anecdotes relatant son passé d'agent «under cover» étaient parfois drôles, parfois émouvantes mais toujours passionnantes. Je me souviens qu'il regrettait que les auteurs de la télésérie Jasmine n'aient jamais reconnu qu'ils ont allègrement puisé dans sa biographie, la bien nommée Nom de code: Mao pour l'élaboration de leur série.
J'aimerais, en cette occasion, saluer mes amis haïtiens et offrir mes plus chaleureuses condoléances aux amis et aux proches d'Édouard. Je m'en vais de ce pas farfouiller les pages de son livre, qui, soi dit en passant, constituerait une trame de scénario pour un long métrage des plus haletant.
Salut Édouard...
Georges «Boule Noire» Thurston sera désormais bien protégé des vendeurs de camelote assassine si jamais y se pointent au paradis.
jeudi 21 juin 2007
Ah, les journaleux...
Un moment hilarant et ecclésiastique des Ratés dont Monique Giroux assurait avec brio l'animation.En octobre dernier, j'ai connu le bonheur de participer au spectacle Les Ratés sympathiques animé par Monique Giroux de Radio-Canada dans le cadre du sympathique et pertinent événement annuel Coup de coeur francophone (voir dans la section vidéos). Or, pour étoffer sa présentation des invités, Monique Giroux, cette passionnaria de la chanson d'expression francophone, avait demandé aux invités de lui faire part de quelques moments mémorables de leur «carrière» respective. En voici quelques uns.
Le texte qui m’a valu le de commentaires : Lors de son dernier passage au Spectrum, alors qu’il refusait de parler aux journalistes, j’avais écris, à la manière de Renaud, (mais signé par bibi) une : « Lettre à ma boniche d’Outremont » (une ville cossue collée sur Montréal). La missive fictive, qui faisait notamment état des déboires amoureux du « chanteur énervant », n’a visiblement pas plu à Renaud et il s’en était plaint, si ma mémoire est fidèle, le soir de sa publication à l’émission Le Point à la télé de Radio-Canada. . J’évoquais également que pendant cette tournée, il était capable du meilleur comme du pire selon son degré d’alcoolémie. « Ces journaleux qui écrivent dans les torchons que j’ai une boniche », avait-il pleurniché….Le tout était pourtant humoristique et les multiples allusions contenues dans ladite lettre ne pouvaient émaner que d’un fan fini qui connaissait l’œuvre de l’artiste sur le bout de ses doigts.
Rencontré à la pause du spectacle, Patrice Duchesne, un directeur artistique fort connu dans le milieu du disque québécois et fan de Renaud, m’avait alors félicité pour mon texte « tordant » en me montrant fièrement la fausse distributrice de gommes ballounes, contenant l’intégral des cd, qu’il venait de faire dédicacer par le frère de Thierry Séchan.
Bref, Renaud qui aime bien se moquer de ses semblables n’affichait alors manifestement pas le même sens de l'humour lorsqu'il devenait lui-même objet de taquineries.
Le texte qui m’a valu le de commentaires : Lors de son dernier passage au Spectrum, alors qu’il refusait de parler aux journalistes, j’avais écris, à la manière de Renaud, (mais signé par bibi) une : « Lettre à ma boniche d’Outremont » (une ville cossue collée sur Montréal). La missive fictive, qui faisait notamment état des déboires amoureux du « chanteur énervant », n’a visiblement pas plu à Renaud et il s’en était plaint, si ma mémoire est fidèle, le soir de sa publication à l’émission Le Point à la télé de Radio-Canada. . J’évoquais également que pendant cette tournée, il était capable du meilleur comme du pire selon son degré d’alcoolémie. « Ces journaleux qui écrivent dans les torchons que j’ai une boniche », avait-il pleurniché….Le tout était pourtant humoristique et les multiples allusions contenues dans ladite lettre ne pouvaient émaner que d’un fan fini qui connaissait l’œuvre de l’artiste sur le bout de ses doigts.
Rencontré à la pause du spectacle, Patrice Duchesne, un directeur artistique fort connu dans le milieu du disque québécois et fan de Renaud, m’avait alors félicité pour mon texte « tordant » en me montrant fièrement la fausse distributrice de gommes ballounes, contenant l’intégral des cd, qu’il venait de faire dédicacer par le frère de Thierry Séchan.
Bref, Renaud qui aime bien se moquer de ses semblables n’affichait alors manifestement pas le même sens de l'humour lorsqu'il devenait lui-même objet de taquineries.
Bibi qui se la joue anar avec une chanson de RenaudCe dont je suis le plus fier : Avoir écrit lorsque j’ai reçu sa première maquette, il y a quelques années, que Pierre Lapointe possédait l’étoffe nécessaire pour marquer son époque.
L’artiste a obtenu le succès que l’on sait et je ne l’ai pas encore vu Lapointe en spectacle !
Alors que j’avais été invité pour chroniquer du dernier disque de Paul Piché, Le Voyage, au Choix de Sophie à Télé-Québec, j’avais répondu à cette dernière qui s’enquerrait de mon dernier coup de cœur : «un band tordant, touchant et ultra sympa de Repentigny dont je viens d’obtenir la maquette ; Les Cowboys fringants». Elle les a par la suite invité 5 fois à son émission (et moi plus jamais, rires). Cela a sans doute contribué un peu à leur envol qui se serait néanmoins réalisé sans mon intervention. Mais peut-être un peu plus tardivement.
Autre fait cocasse :
Un jour, je devais critiqué le dernier album de Polo ex-Frère à Ch’val: « cela ressemble tellement à du Plume sans les lettres qu’on y perd son latin ». Quelques temps plus tard, je rencontre Polo dans la loge du Cabaret à l’occasion d’un spectacle collectif où un de mes amis partageait la scène. Il me dit quelque chose du genre : « Toé, je t’haïs en ostie », puis il demande à des gens de le calmer sinon : il va me «je vais lui sauter dessus». Je sort de la loge, file au bar, et reviens avec un verre de scotch. Le tend à Polo. Il accepte et l’enfile…
En compagnie de Sylvain Cormier, chroniqueur zique et critique au journal Le Devoir. Sylvain avec lequel j'ai eu le bonheur de participer jadis au tournage du clip Gros zéro de Yelo Molo dans lequel nous avions «droit» à notre couplet chacun, est également l'idéateur de ces Ratés sympathiques dont les artistes français nous disent qu'il ne pourrait jamais avoir lieu en Hexagonie.dimanche 17 juin 2007
Daran

Compte-rendu d'une rencontre avec Dara il y a quelques semaines pour le Ici.
La Résurrection
S’il a un jour songé à tout laisser choir, c’est à une résurrection artistique que nous convie Daran auréolé de son très solide dernier verset : «Le Petit peuple du bitume»
Claude André
C’est vrai qu’on pense au dernier album des Colocs « Dehors Novembre » comme le soulignait l’ami Cormier dans Le Devoir lorsqu’on écoute le très dense «Petit peuple du bitume» mais également, et c’est une évidence, à Pink Floyd.
Cela dit, ce qui ravi également beaucoup l’auteur de ces lignes, outre les refrains qui tuent et le chant empreint de musicalité, ce sont bien sûr les textes. Avec ses paroliers Miossec, Pierre-Yves Lebert et Didier Balducci, le chanteur de 48 ans nous a mitonné un album mec digne d’un crochet de gauche de Cassius Clay où, excusez le cliché, l’urgence est omniprésente. Notamment en raison de l’enchaînement sans pause des titres dépourvus de toute rectitude.
Comme, par exemple, dans la chanson gala gala etc… signée Miossec où l’on plonge dans les vaps éthyliques du remord charnel des lendemains de veille. « Il a exprimé magistralement ce quotidien. Cet état d’esprit en tout cas, où tu es plongé comme ça dans ce tuyau de tournée où t’es un peu dans un monde parallèle, plus de téléphone plus rien…On te demande d’être efficace deux heures par jour et le reste du temps on te pose, on te prend…On vit une espèce de régression. On a plus à s’occuper du monde matériel et on perd ses repères... », souligne le chanteur qui vit en Bretagne à 10 km de chez Jane Birkin.
« Et dit donc l’artiste, ne faut-il pas vivre avec une compagne plutôt particulière pour révéler sur un album ce secret de polichinelle au sujet des histoires entre chanteurs et groupies ? » (Éclat de rires). « Mais je ne le fais plus ça…Ça n’engage que Miossec», se dérobe le sympathique Daran qui, à l’instar de Djeuni pour lequel il compose parfois, demeure une véritable bête de scène.
Comptez d’ailleurs sur son ami et programmateur Laurent Saulnier pour lui trouver une bonne niche lors des prochaines Francos même s’il n’y avait rien de certain à ce sujet au moment de notre entretien.
Entretien qui n’aurait jamais eu lieu because fin du contrat avec le major Warner mais qui, au final, aura permis une très grande lassitude à Daran puisque cet album a été signé sur un coup de cœur d’un patron de label pour la chanson titre qui dure près de 10 minutes !
La Résurrection
S’il a un jour songé à tout laisser choir, c’est à une résurrection artistique que nous convie Daran auréolé de son très solide dernier verset : «Le Petit peuple du bitume»
Claude André
C’est vrai qu’on pense au dernier album des Colocs « Dehors Novembre » comme le soulignait l’ami Cormier dans Le Devoir lorsqu’on écoute le très dense «Petit peuple du bitume» mais également, et c’est une évidence, à Pink Floyd.
Cela dit, ce qui ravi également beaucoup l’auteur de ces lignes, outre les refrains qui tuent et le chant empreint de musicalité, ce sont bien sûr les textes. Avec ses paroliers Miossec, Pierre-Yves Lebert et Didier Balducci, le chanteur de 48 ans nous a mitonné un album mec digne d’un crochet de gauche de Cassius Clay où, excusez le cliché, l’urgence est omniprésente. Notamment en raison de l’enchaînement sans pause des titres dépourvus de toute rectitude.
Comme, par exemple, dans la chanson gala gala etc… signée Miossec où l’on plonge dans les vaps éthyliques du remord charnel des lendemains de veille. « Il a exprimé magistralement ce quotidien. Cet état d’esprit en tout cas, où tu es plongé comme ça dans ce tuyau de tournée où t’es un peu dans un monde parallèle, plus de téléphone plus rien…On te demande d’être efficace deux heures par jour et le reste du temps on te pose, on te prend…On vit une espèce de régression. On a plus à s’occuper du monde matériel et on perd ses repères... », souligne le chanteur qui vit en Bretagne à 10 km de chez Jane Birkin.
« Et dit donc l’artiste, ne faut-il pas vivre avec une compagne plutôt particulière pour révéler sur un album ce secret de polichinelle au sujet des histoires entre chanteurs et groupies ? » (Éclat de rires). « Mais je ne le fais plus ça…Ça n’engage que Miossec», se dérobe le sympathique Daran qui, à l’instar de Djeuni pour lequel il compose parfois, demeure une véritable bête de scène.
Comptez d’ailleurs sur son ami et programmateur Laurent Saulnier pour lui trouver une bonne niche lors des prochaines Francos même s’il n’y avait rien de certain à ce sujet au moment de notre entretien.
Entretien qui n’aurait jamais eu lieu because fin du contrat avec le major Warner mais qui, au final, aura permis une très grande lassitude à Daran puisque cet album a été signé sur un coup de cœur d’un patron de label pour la chanson titre qui dure près de 10 minutes !
Johnny Hallyday live
Johnny HallydayFlashback tour
Warner
Champion du monde de la démesure, de l’hyperbole et du clinquant, Johnny est un dieu. Et on comprend encore ici pourquoi. Avec ce côté american dream à l’hexagonal et une identité résolument mec, Djeuni propose des chansons exutoires/performances qui permettent de retrouver le petit garçon qui sommeille en nous. En plus de nous faire partager cette envie de vivre une autre vie comme Tennesse William qu’il ne chante pas, hélas, sur ce disque double. Avec deux as de la six-cordes bien de chez nous, Réjean Lachance et Alain Couture, ce concert plus rock que variété capté au Palais des sports en juin 2006 donne la part belles aux guitares comme en témoigne cette reprise de Hey Joe de son ancien pote Hendrix. Allumez le feu… **** (CA)
samedi 16 juin 2007
Dans ma prochaine vie...
Petite réflexion glanée sur la toile. Sympa.
Je veux vivre ma prochaine vie à l'envers.
Tu commences ta vie mort, une chose de réglée.
Ensuite, tu te réveilles dans une maison de vieux
en te sentant de mieux en mieux chaque jour.
Tu te fais mettre dehors en raison d'une trop bonne santé;
tu vas ensuite chercher ta pension, ensuite tu commences à travailler
et tu obtiens une montre en or à ton premier jour.
Tu travailles 40 ans jusqu'à ce que tu sois assez jeune
pour profiter de ta retraite.
Tu fais le party et tu te prépares à commencer le secondaire.
Ensuite, tu vas à l'école primaire, tu deviens un enfant, tu joues, n'as aucune responsabilité, tu deviens un bébé et ensuite...
tu passes tes neuf derniers mois à flotter dans les conditions paisibles d’un spa luxueux avec chauffage central, nourriture incluse,
et de plus en plus de place chaque jour,
et tout ça se termine en orgasme !
Je veux vivre ma prochaine vie à l'envers.
Tu commences ta vie mort, une chose de réglée.
Ensuite, tu te réveilles dans une maison de vieux
en te sentant de mieux en mieux chaque jour.
Tu te fais mettre dehors en raison d'une trop bonne santé;
tu vas ensuite chercher ta pension, ensuite tu commences à travailler
et tu obtiens une montre en or à ton premier jour.
Tu travailles 40 ans jusqu'à ce que tu sois assez jeune
pour profiter de ta retraite.
Tu fais le party et tu te prépares à commencer le secondaire.
Ensuite, tu vas à l'école primaire, tu deviens un enfant, tu joues, n'as aucune responsabilité, tu deviens un bébé et ensuite...
tu passes tes neuf derniers mois à flotter dans les conditions paisibles d’un spa luxueux avec chauffage central, nourriture incluse,
et de plus en plus de place chaque jour,
et tout ça se termine en orgasme !
jeudi 14 juin 2007
samedi 9 juin 2007
Huitième merveille
En ce qu’il s’agit de faire le con
Je passerai l’agrégation
Pour me bousiller l’univers
J’inventai la table des matières
Mais toi qui dérègles mes sens
Dis-moi d’où vient cette céleste
Et exquise émotion de transe
Ce sentiment extra-terrestre ?
Vous fûtes mon jardin suspendu
Vous étiez phare d’Alexandrie
Est-ce vrai ancien amour perdu
Qu’avec le temps tout s’évanouit ?
Vous qui êtes ma reine Aphrodite
Tel Prométhée je vous invite
À la conquête de l’avenir
Dans le k-o des souvenirs
Qu’importe le temps qui passe
Je dresserai des pyramides d'Égypte
Sur les ruines de nos angoisses
Noyées dans la mer de Chypre
Grand architecte du bonheur
Je me ferai Zeus olympien
Mahomet qui veille sur ton cœur
Ou bien ton penseur de Rodin
Puis cet enfant dont je rêvais
Sera le même que tu espérais
Combien devrai-je verser de larmes
Pour couler banquises sur ton âme ?
Pensées frémissantes, angoissantes
De ma caverne insondable
Statue mystérieuse, inviolable
Cruelle pléthore de souffrances
Quand ton visage me contemple
Seul dans mes nuits de silence
Telle une bête vers son abattoir
Mon existence semble échoir
Sur les chemins de ton amour
J’ai suivi la route des vautours
Et j’ai retrouvé ta trace
Au mausolée d’Halicarnasse
Où pour paître le fantôme de peine
J’ai flagellé toutes les sirènes
Et puis dans le temple d’Artémis
Enfermé les dieux qui sévissent
Mon mal de vivre et mes rengaines
Ma honte et ma mémoire vaine
Ma triste condition humaine
Mon éternel manque de veine
Redeviens ma tendre rédemptrice
Demande-moi l'ultime sacrifice
Sois mon équilibre qui glisse
Vers le tumulte de la vie
Je deviendrai colosse de Rhodes
Et le soir t’offrirai des odes
Pour soulager peines et souffrances
Nous prendrons la route de Byzance
Et la muraille de Chine de ton cœur
Enfin mur de Berlin du bonheur
Tu seras ma Commune de Paris
Que je consume avec Anarchie
Et tu seras ma Commune de Paris
Que j’aime de toute Anarchie
Claude André
Je passerai l’agrégation
Pour me bousiller l’univers
J’inventai la table des matières
Mais toi qui dérègles mes sens
Dis-moi d’où vient cette céleste
Et exquise émotion de transe
Ce sentiment extra-terrestre ?
Vous fûtes mon jardin suspendu
Vous étiez phare d’Alexandrie
Est-ce vrai ancien amour perdu
Qu’avec le temps tout s’évanouit ?
Vous qui êtes ma reine Aphrodite
Tel Prométhée je vous invite
À la conquête de l’avenir
Dans le k-o des souvenirs
Qu’importe le temps qui passe
Je dresserai des pyramides d'Égypte
Sur les ruines de nos angoisses
Noyées dans la mer de Chypre
Grand architecte du bonheur
Je me ferai Zeus olympien
Mahomet qui veille sur ton cœur
Ou bien ton penseur de Rodin
Puis cet enfant dont je rêvais
Sera le même que tu espérais
Combien devrai-je verser de larmes
Pour couler banquises sur ton âme ?
Pensées frémissantes, angoissantes
De ma caverne insondable
Statue mystérieuse, inviolable
Cruelle pléthore de souffrances
Quand ton visage me contemple
Seul dans mes nuits de silence
Telle une bête vers son abattoir
Mon existence semble échoir
Sur les chemins de ton amour
J’ai suivi la route des vautours
Et j’ai retrouvé ta trace
Au mausolée d’Halicarnasse
Où pour paître le fantôme de peine
J’ai flagellé toutes les sirènes
Et puis dans le temple d’Artémis
Enfermé les dieux qui sévissent
Mon mal de vivre et mes rengaines
Ma honte et ma mémoire vaine
Ma triste condition humaine
Mon éternel manque de veine
Redeviens ma tendre rédemptrice
Demande-moi l'ultime sacrifice
Sois mon équilibre qui glisse
Vers le tumulte de la vie
Je deviendrai colosse de Rhodes
Et le soir t’offrirai des odes
Pour soulager peines et souffrances
Nous prendrons la route de Byzance
Et la muraille de Chine de ton cœur
Enfin mur de Berlin du bonheur
Tu seras ma Commune de Paris
Que je consume avec Anarchie
Et tu seras ma Commune de Paris
Que j’aime de toute Anarchie
Claude André
mardi 5 juin 2007
P'tite vite
On a demandé à des élèves d'écrire une composition avec une consigne particulière:
Abordez de manière la plus concise possible les trois thèmes suivants:
a) Religion
b)Sexualité
c)Mystère
La copie la plus courte a reçu 20/20 ...
Voici son texte : Mon Dieu, je suis enceinte ! Mais de qui ???
Abordez de manière la plus concise possible les trois thèmes suivants:
a) Religion
b)Sexualité
c)Mystère
La copie la plus courte a reçu 20/20 ...
Voici son texte : Mon Dieu, je suis enceinte ! Mais de qui ???
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