Journaliste culturel au «Journal Métro» (ex «24 H», «Ici», «Ici et là»...) et recherchiste, je cause cd, ciné et livres entre des commentaires politiques, des entrevues et un zeste d'humour frelaté.
mercredi 21 novembre 2007
L'envol
Pour faire la paix avec les anges
Bientôt quatre que j'ai peur la nuit
D'revoir ce regard si étrange
Celui que tu m'as adressé
Afin de me faire comprendre
Que tu ne pouvais plus continuer
Que tu choisissais de te rendre
Ça fait quatre ans que t'es plus là
Je n'arrive pas a y croire
Je sais qu'un jour tu reviendras
Mettre fin à mon purgatoire
On pourra trinquer comme avant
À la fontaine de nos royaumes
Nos silences se feront en chantant
Et on s' moquera d'nos fantômes
Tu voudras savoir mes amours
Je changerai encore de sujet
Tu chanteras le temps de velours
Celui d'avant les regrets
Ça fait quatre ans que t'es plus là
Je n'arrive pas a y croire
Je sais qu'un jour tu reviendras
Mettre fin à mon purgatoire
Je te parlerai de l'enfant
Qui touchera à ta lumière
Et il reviendra le bon temps
Celui du temps où t'étais fière
On croire enfin au bonheur
Comme quand j'étais tout petit
On pourra peut-être changer l'heure
De ton envol au paradis
à la mémoire de Margot
Claude André
21 avril 1997
lundi 19 novembre 2007
Sylvie Paquette : Élégance pop
Six ans après son dernier chapitre, Sylvie Paquette propose un album nouvel opus clair-obscur qui rend hommage au sentiment amoureux. Clin d’œil à la magique Les P’tits papiers de Gainsbourg avec Les Valises, orchestrations funky qui donne l’impression d’avoir fredonné cette chanson petit avec Sous les feuilles, voix sexys gainsbariennes sur Longtemps avec moi, on pourrait facilement faire croire que cet album arrive directement d’Hexagonie. «C’est un album francophone. À un moment il y a une chanson qui s’appelle Difficile qui est un clin d’œil à Air. C’est vrai qu’il s’agit d’un disque un peu éclaté. Moi, j’ai toujours chanté pas québécois, différemment de ma façon de parler. J’ai toujours été inspiré ainsi. L’enveloppe musicale, tu dis ? Ce n’est pas country, pas folk, pas trad… Pourquoi ne pourrait-on pas venir de Montréal avec un son comme celui-là ? Tu sais, il y a Internet, on achète des disques venus d’ailleurs…», explique l’intense et sympathique chanteuse qui défend bec et ongle son petit dernier et à laquelle nous avons cru bon de rappeler qu’en ce qui nous concerne, ce son, était loin d’être une tare. Très loin.
Tan-Tam
Audiogram/Select
vendredi 16 novembre 2007
Joachim Alcine

Guerrier de la lumière
On observe sur un mur un visage peint au pochard qui nous rappelle au doux souvenir d’un jeune boxeur décédé prématurément. Un drapeau d’Israël et un autre du Liban reposent accrochés ensemble au fond du gym. Le petit monsieur revient nous signaler que le « roi » est sous la douche. Coquet, il se ferait beau avant de nous rencontrer, rigole-t-il.
Il arrive. Vrai qu’il arbore une belle dégaine. On monte dans un bureau histoire de trahir le boucan saccadé des coups de poings dans les sacs qui résonnent. Assis face à Ti-Joa, comme le surnomme ses amis, on observe l’athlète qui pèse actuellement
S’il peut sembler quelque peu hurluberlu auprès de certains journalistes cyniques, le Lavallois arbore la sérénité et la force tranquille de ceux qui possèdent la foi. Hypersensible, il parlera avec émotion des jeunes et de la communauté haïtienne qui ont, pour une rare fois, un modèle. « Ils viennent par groupe de 4 ou 5 frapper à la porte de mes parents pour demander que j’ouvre un gymnase. Chose qui sera faite dès que je trouverai un local d’ici 5 mois», assure-t-il en bougeant les yeux au moindre son, résultat de réflexes longtemps affûtés.
Avant d’être champion Alcine avait tout à gagner. Désormais, il a tout à perdre. Est-ce que cela change la préparation ? «Avant de remporter le titre, j’ai été malade. Ulcère d’estomac, problème de glande, infection à l’avant bras gauche dont les antibiotiques devaient détruire mon système immunitaire et, deux semaines avant le combat, boum, une gastro qui m’a complètement mis à terre… »
Avait-il l’impression alors que sa puissance supérieure l’abandonnait ? « Dieu nous met des obstacles pour tester notre foi mais ne nous abandonne pas. Je lui ai demandé, en ouvrant la bible pendant la semaine précédant le combat, de m’indiquer le passage que je devais lire. Je suis tombé sur les sept étoiles de Jésus Christ (Apocalypse de Jean 1 ndlr) et par pur coïncidence le combat était programmé pour le 7 du 7 ième mois en 07. Le septième jour de la semaine et il s’agissait de ma septième ceinture…Ça n’a rien à voir avec la loterie 6/49. Mais lorsque l’on parle à dieu...»
Une arme secrète ?
«La peur ? Pour vous dire la vérité, le bon dieu a mis sur mon chemin ce qu’il me fallait. La confiance que je ressens à travers ma femme et ma mère. Parce que ces deux femmes peuvent voir avant que les choses se fassent. Et c’est quelque chose qui est très fort. Ce n’est pas n’importe quel individu qui peut posséder un don pareil. Par exemple, pour mon affrontement avec Stéphane Ouellet, elle m’avait dit que le combat serait court, très court, plus que je le pensais (64 secondes)». Et pour le 7 décembre ? « Elle m’a affirmé que le combat était gagné mais refuse de me dire comment. Tu sais, alors qu’elle devait accoucher à tout moment de notre deuxième enfant, je me battais ce soir là au Casino. Lorsque je l’ai appelé après mon combat à l’hôpital pour lui annoncer ma victoire, elle m’a dit : je sais déjà. Tu la mis k-o au huitième round ! », sourit-il. Serein.
jeudi 15 novembre 2007
Question
Si quelqu'un possède la réponse...
mardi 13 novembre 2007
France D'Amour: Le goût des autres

Si l’enfer c’est les autres, le bonheur serait-il les uns ? Tout porte à croire que si lorsque l’on rencontre France d’Amour.
Avec son nouveau disque optimiste et hop-la-vie aux accents rock parfois assez vitaminés, ses allusions aux Leloup, Colocs et autres Bélanger s’écouleront assurément à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires tant la fille casquée possède le sens de la mélodie qui tue. Cependant, tout le mystère qui entoure le succès de la chanteuse ne se limite pas à sa musique. Que des fans collectionnent tout sur elle est banale. Mais qu’une Française, qui l’a découverte en vedette américaine de Garou, décide d’immigrer ici pour s’en rapprocher et assister à tous ses spectacles peut en dire plus long. Cas isolé, certes, mais il démontre peut-être en partie pourquoi le public de France D’Amour est composé majoritairement de femmes. En plus de vraiment s’intéresser aux autres, de ne pas jouer les grosses têtes, et d’assurer une image de fille forte et intrépide, la chanteuse qui dit avoir une propension naturelle au bonheur fait également office de grande sœur pour tout un pan de jeunes filles (et moins jeunes) qui vivent pas procuration ses histoires ou se sentent réconfortées par ses chansons. Comme se sera le cas avec des titres comme Ma sœur ou Le bonheur te fait de l’œil.
Émoi, émoi, émoi
À 40 balais bien sonnés, France D’Amour considère avoir «fait le tour de son nombril» mais cela n’explique pas tout au sujet du concept des autres qui se dessine en filigrane tout au long de l’album. Cela serait-il imputable à l’âge qui rend plus humble ? À une thérapie ? «Le concept a commencé avec une chanson que j’ai faite pour ma sœur dont c’était l’anniversaire et qui n’allait pas bien. Je lui ai organisé un surprise party et tout. Une des personnes avec qui j’ai fait l’album m’a suggéré de l’intégrer. Ensuite, j’ai fait une chanson pour mon band qui s’appelle D’amour PQ. Les gars, avec leur petit côté orgueilleux, on tellement trippés. Puis ensuite, la chanson qui s’appelle Les autres. Je n’ai pas prémédité ce concept mais quand j’ai réalisé avec le recul que j’avais fait le tour de mon nombril dans les autres tounes, il s’est imposé. Puis lorsque tu parles des autres, tu parles de toi aussi ». Justement, difficile, pour une femme de surcroît, d’enfiler la guitare de rockeuse à 40 ans ? « Moi, personnellement, je trippe à vieillir. Je ne voudrais pas être con comme je l’étais à 20 ans. Le corps ? Ouais, c’est la seule chose un peu dommage», raconte la belle avant que l’on cause de la chanson sur le Québec Je l’appelle ma maison. « Moi, j’adore les Québécois. À 20 ans, je n’aurais pas pu dire cela, je ne connaissais pas mon monde. Avec une journaliste, on en est venue à la conclusion, en parlant des accommodements, que c’est comme si le Québécois avait été un gros boutonneux il y a ben longtemps et serait devenu un Brad Pitt qui pense encore qu’il est un gros boutonneux ! »
France D’Amour
Les autres
Tacca/Select
dimanche 11 novembre 2007
Ce frisson
Tu incendiais la fin du monde
Tu allumais toutes les étoiles
L’éternité dans les secondes
L’enfance me tendait ses voiles
Tu m’emmenais sur les nuages
Tu m’enseignais la dignité
N’avais plus peur de l’orage
Quand t’étais à mes côtés
Mais ce matin dans le journal
Une photo qui te ressemblait
Y’avait quelque chose d’anormal
Dans le texte qui défilait
Puis tout à coup j’ai lu ton nom
C’était de toi dont on parlait
J’ai ressenti l’immense pression
Sur ma p’tite vie qui se noyait
J’ai pleuré pendant des semaines
J’ai même voulu tuer les dieux
Ton visage m’inspirait la haine
Et je souffrais aussi pour eux
Il n’y aura pas de pardon
C’est toi l’bourreau pas la victime
Car pour chacun de tes frissons
C’est une enfance que t’assassines
Martin Léon: Le facteur vent
Le Facteur vent
Cinq ans après Kiki BBQ et son chaleureux accueil de la part de nombreux observateur sauf quelques dissidences (une ?) dont votre serviteur qui avait du mal avec les textes disons minimalistes joualisants, retour de l’ex Ann Victor. Et ma foi, l’introspection généreuse empreinte de questionnements proposée est fort probante. Merci Leonard Cohen et son aura qu’il a rencontrés. Avec un son planant qui nous convainquit en spectacle, le bidouilleur qui a également eu la chance de suivre un jour les enseignements du gigantesque Ennio Morricone propose un univers aux teintes vaporeuses, country, reggae valse et poétique. Et il y a de la chair autour de l’os. Comme les sublime Le Râteleur et Je m'demande que votre serviteur déguste quotidiennement depuis des semaines. Sustentez-vous. *** *
Autres tubes:
Je m'demande
L’enfer est sold-out
Pour mieux s’aimer
dimanche 4 novembre 2007
Coups de coeur infidèles

Avec, hélas quelques jours de retard, Belliard c'était le 2. Une photo d'Alexandre Belliard en bonne compagnie renaudienne pour se faire pardonner...
Quelques rencontres charnelles que nous ne voudrions pas louper au Coup de cœur.
Après le pacte des loups scellé avec le doué écorché Alexandre Belliard le 2 novembre à 20h30 au Lion D’or, nous nous reviendrons filer à l’anglaise le 5 au même endroit pour le spectacle jazz, soûl, blues de la formation anglo Moriarty. Du nom de l’ennemi juré de Sherlock Holmes. Celui là même qui aurait été mordu par le célèbre chien de Baskerville…
Parlant de canins, c’est avec un préjugé favorable que nous irons renifler le Husky. Ce jeune écorché qui tient son pseudonyme d’une morsure canine subie au cours de l’enfance. Analogie avec une blessure d’amour qui tarderait à se refermer ? Peut-être percerons-nous le mystère. En plus, avec notre veine de cocu légendaire (c’est la veine qui est légendaire), nous auront droit à la formation Chocolat menée par Jimi Hunt, le prince de l’underground montréalais obsédé par les femmes qui a sans doute cocufiés plusieurs mecs. Le gus offrira le même soir et au même endroit son rock garage psychédélique. On dit que la formation est top malade sur scène. Cabaret du musée juste pour rire le 7 novembre à 20h30
Hélas, comme nous ne disposons pas du don d’ubiquité, on loupera ainsi le spectacle de Thomas Hellmann, ce bon chien dont nous savons dore et déjà qu’il est de race singulière comme ne peux que l’être un croisement de Brel et Tom Waits. Il officiera le dernier spectacle de la tournée L’appartement sur la scène du Club Soda dès 20 h.
Comme si on s’était donné le mot pour nous écarteler la conscience déjà fragile, le rock n’ country des Fréres (sic) Cheminaud et leur prose fermentée dans le houblon fera swingner Le Lion d’Or dès 20h30 en compagnie l’Acadien J-P Leblanc et des Suisses du Gypsy Sound System.
Si jamais on survit à cette nuit d’enfer et d’alcôves viriles, on ira le lendemain (8 nov.) se lécher les blessures dans le cinoche aux teintes country, folk, aériennes et tomwaitiennes top sophistiquées de Magnolia au Lion d’or dès 20h30.
Chose certaine, le 11 pour clore l’escapade frénétique, nous serons fidèle au rendez-vous fixé par un Vincent Vallières solitaire au Lion D’Or à 20h00. Chienne de vie…
Diane Dufresne

Une erreur (oui, je sais), qui laisse entendre exactement le contraire de mon propos réel, s'est glissée dans l'édition en cours du Ici lors de la révision de mon commentaire sur le dernier cd de Diane Dufresne. Voici la bonne version.
Effusions
Disques présence/Select
Trésor national qui ne vibre plus depuis un moment pour la pop classique, Diane Dufresne a donc réquisitionné la lumière pianistique d’Alain Lefèvre. Échange à la fois intense et introspectif pendant 6 chansons. Michel Donato, également invité dans cette démarche faite de rencontres disparates mais cohérente prend le relais pour le volet observation du monde sur lequel on retrouve un vibrant hommage à la terre signé Hubert Reeves ! Avec un lyrisme à la fois subtil et empreint d’envergure chapeauté par les arrangements de cordes de Marie Bernard, le 25 ième opus de l’albatros multicolore de la chanson planera encore longtemps sur les récifs de nos âmes fracassés.
**** CA
J’t’aime plus que j’t’aime
Mille et une nuits
Desperado du désespoir
Alors loubard anonyme, Roger Tabra avait lancé à l’auteur de ces lignes, entre deux clopes roulées et quelques scotchs que son « plus grand rêve serait de voir son nom recensé parmi les dictionnaires de la chanson ». Avec plus de 250 chanson endisqués par, notamment, Johnny Hallyday, Laurence Jalbert, Éric Lapointe et France D’amour, celui dont un texte ouvre le dernier disque de Diane Dufresne s’apprête à enfiler ses plus beaux habits noirs pour l’hommage qui lui sera rendu dans le cadre du Festival du monde arabe de Montréal.
La voix éteinte par la maladie mais le verbe toujours haut, ce fils de Kabyle qui ne sort pratiquement plus de ses appartements de l’Est de Montréal, bosse en ce moment au prochain disque d’Éric Lapointe en plus de préparer le sien dont le titre sera «Pro Memoria»... Tant que l’encre continuera de couler dans ses veines, cette vieille canaille écriera sa désespérance chantée par les autres qui deviennent autant de biographe d’une vie jadis très mouvementée et dont nous pourrons connaître quelques chapitres dans un roman à venir.
Hommage à Roger Tabra
Avec France D’Amour, Éric Lapointe, Michel Rivard… et consort sous la direction musicale de Claude Pinault
Mercredi 7 novembre à 20h00
vendredi 26 octobre 2007
Gala de l'Adisq

Juste avant l'halloween, on sort notre chapeau pointu et notre boule de cristal pour jouer le jeu des prédictions et des préférences pour le gala de l'A-10 qui se déroulera dimanche. Voici mon texte publié dans l'édition en cours du Ici.
Album de l'année Populaire
Artistes variés/Duos Dubois
Nous serons six milliards/ Nicola Ciccone
Garou/Garou
Marie-Élaine Thibert/ Comme ça
Certains collègues l’ont qualifié de «karaoké». Mais avec cette relecture d'un pan important de la trame sonore du Québec des 40 dernières années, Dubois a fait banco. Si certaines versions des tubes s'avèrent discutables voire mièvres comme celles en compagnie de Lynda Lemay ou Corneille, nous sommes nombreux à avoir été émus par un Bruel infidèle et, pour une très rare fois également, par une Céline angélique qui se demande Si Dieu existe? Oui, et c'est un sacré businessman...
Choix de l’Adisq : Marie-Élaine Thibert
Album de l’année Pop Rock
Dany Bédar/ Acoustique…en studio !
Daniel Bélanger/L’échec du matériel
Dumas/Fixer le temps
Richard Séguin/Lettres ouvertes
Vincent Vallières/Le repère tranquille
Album de l’année Rock
Robert Charlebois/ Charlebois au National-Tout écartillé
Les Respectables/Live au Centre Bell, 22 septembre 20006
Les Trois Accords/Grand champion international de course
Papillon/Pop Rop
Damien Robitaille
Tricot machine et Daniel Beaumont
Vincent Vallières
Vulgaires Machins
Chanson populaire de l’année
La fin de l’homme/Daniel Bélanger
Entre Matane et Baton Rouge/Isabelle Boulay
Sous une pluie d’étoiles/Cindy Daniel
Je l’ai jamais dit à personne/Étienne Drapeau
Laisse l’été avoir 15 ans/Claude Dubois-Natasha St-Pier
Au gré des saisons/Dumas
Mexico/Kaïn
Tangerine/Jean Leclerc
8 secondes/Les Cowboys Fringants
Dégénérations/Le Reel du fossé/ Mes Aïeux
Follow Me remix/Ariane Moffat
Je pars à pied/Vincent Vallières
Interprète féminine de l’année
Isabelle Boulay
Luce Dufault
Florence K.
Chloé Sainte-Marie
Marie-Élaine Thibert
Mara Tremblay
Annie Villeneuve
Interprète masculin de l’année
Daniel Bélanger
Xavier Caféïne
Nicola Ciccone
Dumas
Pierre Lapointe
Richard Séguin
Vincent Vallières
Groupe de l’année
Karkwa
Les Trois Accords
Malajube
Mes Aïeux
Révélation de l’année
Audrey de Montigny
Damien Robitaille
Tricot Machine
Vulgaires Machins
Comme on vous dit tout le bien que l’on pense de Damien depuis au moins trois ans, Ici poke Vulgaires Machins même si le groupe existe depuis 11 ans!!!
Spectacle de l’année Auteur-compositeur-interprète
Fixer le temps/Dumas
Dans la forêt des mal-aimés/Pierre Lapointe
Perreau et
Lettres ouvertes/Richard Séguin
Le repère tranquille/Vincent Vallières
Le très conceptuel spectacle de Pierre Lapointe a ébloui mais celui de la bête de scène Yann Perreau pour le dernier souffle intimiste du Quat’Sous demeure historique. Zen, on vote Yin et Yann.
Spectacle de l’année interprète
Les 7/ Artistes variés
De retour à la source/Isabelle Boulay
La fin du monde/Michel Faubert
Les villes où je vais/Mario Pelchat
Quand je ferme les yeux-Acoustique/ Annie Villeneuve
Roulement de tambour, le Ici opte pour le bon yâble Faubert sans hésitation.
Gala de l’Adisq : De retour à la source/Isabelle Boulay
Album de l’année-Alternatif
Western Shangai/ Call me poupée
Mexico/Jean Leclerc
Les matins de grands soirs, Les Breastfeeders
100% Boeuf, Pépé
Compter les corps, Vulgaires Machins
Dilemme. Puisque Dieu Leclerc a déjà tout, on tranche en faveur des Breastfeeders en versant une larmichette pour Vulgaires Machins.
Choix de l’Adisq : Mexico/Jean Leclerc
lundi 22 octobre 2007
La plus grande chanson
J'en parlais avec Daran la semaine dernière, cette oeuvre de Léo Ferré est pour lui, comme pour moi d'ailleurs, la plus sublime chanson au monde toutes époques confondues.
Parlant de chansons, j'ai appris récemment, de la part d'une chanteuse en vue, que Johnny Hallyday serait venu incognito à Montréal il y a quelques temps afin de régler les détails concernant la reprise éventuelle de la chanson Mon Ange signée Tabra/Pineault et créée par Éric Lapointe.
Voilà qui devrait assurer l'avenir financier du petit Leny Tabra, celui là même auquel la chanson s'adresse contrairement à la croyance générale qui y voit une chanson d'amour d'un gars pour sa blonde.
Au fait, j'aimerais souhaiter la meilleure des chances sur le plan santé à Tabra qui fît figure, à une époque, de grand frère pour moi.
dimanche 21 octobre 2007
Nom d'une pipe !
Attention: interdit aux oreilles chastes. Top vulgaire mais trop drôle.
samedi 20 octobre 2007
Je t'attends
Près d'une aurore boréale
Parce que j'ai goûté à tes eaux
l'océan de ton littoral
Parce que j'ai frôlé ta noblesse
Sur l'esquif du courage
Parce que sur la vie tu te dresses
Même quand l'amour fait naufrage
Je t'attends
Parce que j'ai sombré tant de fois
Sur mille champs de batailles
Parce que j'ai trouvé dans tes bras
La plus glorieuse des médailles
Parce que tu es ma forêt
ma pleine lune et mon île
Parce que tu es mon secret
Mon rêve le plus fébrile
Je t'attends
Parce que tu débordes de moi
Pour me caresser de ton ciel
Parce qu'il n'est plus d'autrefois
Quand ton souffle m'appelle
Parce qu'il y a ta dignité
Qui fait scintiller les étoiles
Parce que dans ta voie lactée
Je pose mon feux de Bengale
Je t'aime tant
Discographie d'Emmanuelle Seigner

Célébrée par les cinéphiles notamment en raison de ses performances dans Place Vandôme ou dans le classique Lune de fiel, la frangine de Mathilde Seigner et épouse d’un certain Roman Polanski nous présentait récemment son premier chapitre musical, Ultra orange & Emmanuelle. Une œuvre aux ambiances vintages chantée dans la langue de Bowie qui n’est pas sans rappeler Blondie et le Velvet et dont les métaphores évoquent Cohen (ouf…). Rencontre avec une vamp fana de musique anglo-saxonne.
Pas vraiment de préféré mais il y en plusieurs que j’aime beaucoup : «Berlin», de Lou Reed. «Sticky Fingers» des Stones, «Station to Station» de Bowie, «Let it Be» des Beatles.
Premier disque acheté ?
Ah…Je ne m’en rappelle pas. Il y a si longtemps.
Tes idoles d’enfance ?
Quand j’avais 5-6 ans, j’écoutais beaucoup de chanson française comme celles d’Édith Piaf. Brassens, Brel, Léo Ferré. J’aimais beaucoup ce genre de musique quand j’étais petite.
Léo, à 5 ans !
C’est vraiment ce que j’écoutais dans ma famille.
Moi, à 17 ans, je ne comprenais pas encore ce qu’il racontait…
C’est vrai… ? Mais c’est beau quand même. Pas besoin de comprendre. La voix…Moi je suis très sensible aux voix des gens. Je trouve que la voix c’est l’âme. Et Piaf, par exemple, je trouve qu’elle avait une voix superbe.
Tu aimes sans doute Dalida qui possédait une voix d’âme déchirée ?
C’est vrai mais j’aime moins sa musique. Trop variété.
Et quelle est la voix masculine qui te touche le plus ?
Elvis Presley. Pour moi c’est le plus grand chanteur de tous les temps.
Et féminine ?
Il y a plein de voix que j’aime. Piaf, bien sûr. Marianne Faithfull…Blondie aussi, que j’adore. En fait, c’est plus son style de musique que sa voix qui me fait craquer. Il y a aussi Nancy Sinatra…
Qu’écoutiez-vous, Ultra orange et toi pendant le processus d’enregistrement de l’album ? Pierre (Emery), le compositeur des pièces et réalisateur me faisait écouter des choses comme Nico (chanteuse du Velvet) que je ne connaissais pas très bien. En fait je disais : « Nico, c’est horrible. Elle chante faux…» et tout. Et il me disait : « Nooooooon, il y a des trucs qui sont supers ». Et finalement c’est vrai qu’il y a des trucs très très bien.
La musique la plus ringarde que tu aimes ?
Ben…Dalida ! Rires. Delpech ? Ouais, Pour un flirt c’est pas mal. Ou alors Aline.
Ah mais c’est de Christophe ça. Maximum respect. Son album exploratoire «Comme si la terre penchait» est merveilleux quand même, non ?
(Elle opine de chef). Ouais, ce n’est vraiment pas ringard ça (puis, elle hésite). Tu sais, je suis très proche de Christophe. Sur « La terre penchait » il a écrit une chanson pour moi : La man.
Non, vraiment ! Sublime chanson. Comment c’est arrivé?
C’est parce que je le connais bien. Il a vécu avec ma sœur pendant 8 ans.
Mathilde ?
Non, une autre sœur. Donc voilà, il a fait partie de ma famille pendant une période.
Ce que fait Christophe, ce n’est pas le genre de musique que je voulais. Et pour ce style, l’anglais s’y prête beaucoup mieux. Le rock que nous on voulait faire, un peu sale, un peu sixties, ça marchait en anglais quoi.
Mais il y a quand même Noir Désir qui a fait du super rock en français…
Nous sommes d’accord mais je crois que c’est le seul groupe qui a réussi. Gainsbourg est parvenu, en faisant une variété un peu pop, à faire que le français marche. Mais avec le rock pur, comme on a sur cet album, ça ne fonctionne pas.
Tu es une comédienne qui cartonne, quelle est ta musique de film préférée ?
Les bandes-originales des films de Tarantino. J’aimais beaucoup Komeda (Krzysztof) celui qui a fait la chanson du film «Rosemary’s Baby». Il a fait de très belles musiques de film.
Avec ton célèbre Polanski de mari, vous écoutez quel genre de musique ?
De tout. Nous n’avons pas vraiment les mêmes gouts. Lui, il aime la variété. Des choses comme Céline Dion, tout ça…
Tes albums de variétés préférés ?
J’aime bien Raphaël. Et Carla Bruni. J’adore «Quelqu’un m’a dit». En anglais, j’aime moins.
vendredi 19 octobre 2007
Station de metro...sexuels
Comme je viens d'écouter un débat à Télé Qc ayant pour thème «Le Québécois est-il l'homme idéal?» au cours duquel l'auteur Stéphane Dompierre s'est fait littéralement happé par une Pascale Navaro qui considère que l'homo quebecensis molluscus incarne l'homme idéale, me suis rappelé ce petit reportage réalisé à l'automne dernier pour le Ici. Voilà, je vous laisse à cette petite incursion chez les métrosexuels car Peluso arrive pour le gala de boxe diffusé à la téloche ... Allez Bute !
Non, l’homme n’est pas une femme comme les autres comme l’écrivait la grande Simone. Mais dans cette époque des métrosexuels, incarnés par le footballeur anglais David Beckham (dandy urbain qui connaît la mode, les gyms et les cépages), et de son supérieur, l’übersexuel (de l’allemand au-dessus, représenté par Bono ou Philippe Couillard !) qui se préoccupe moins de sa petite personne et sait prendre des décisions, Montréal était mûre pour un centre de beauté pour mecs.
Situé au cœur du quartier des affaires à l’ombre des tours de verre et d’acier, MANN propose «l’unique destination pour les soins masculins à Montréal ». À l’heure ou les ventes dans le secteur cosmétique pour hommes progressent de 30 % par année, la métropole était-elle en retard sur les grandes cités ? « J’ai constaté qu’il y avait une lacune à cet égard sur le marché montréalais », explique Ian Sutherland. « Avec mon ancien emploi, j’ai voyagé énormément et j’ai vu l’ouverture de tels endroits à Londres, Paris, New York. J’ai visité quelques spa, ici, mais c’était vraiment conçus pour les femmes notamment en raison des produits utilisés et de l’environnement. C’est vrai que nous étions un peu en retard, même derrière Toronto ou Vancouver », poursuit le sympathique rouquin d’une voix douce.
Puis, il laisse votre humble serviteur sous les bons soins de l’avenante Kimo pour une manucure. Si on se sent ridicule à prime abord, la jeune femme travaille de façon si naturelle qu’on se laisse prendre au jeu. Le charme opère, c’est la base du commerce, on a, pour un instant, l’impression d’être quelqu’un d’important tandis un homme, fin trentaine, se fait couper les cheveux à quelques pas derrière.
Cette impression fera place à un immense confort jumelé à une détente salvatrice lorsque, dans un cabinet de massage, la dame nous appliquera des serviettes chaudes prélude à un nettoyage facial au son d’une musique relaxante.
Envieux, Louis-Étienne le photographe s’enquiert du nombres de représentes de la communauté japonaise à Montréal tandis que je bénis les dieux d’avoir un jour inventé la geisha moderne.
Frais et dispo, on poursuit l’audace jusqu’à « subir » un bain de pieds suivi d’un massage. Dehors le temps est gris et on se dit : tiens, voilà un cadeau de Noël plutôt sympathique.
Environ $ 99 pour une heure et demi. Le prix d’une bonne bouteille quoi, pas pire pour donner à un homme le sentiment d’être quelqu’un.
samedi 13 octobre 2007
De la pression
samedi 6 octobre 2007
Viser la tête
jeudi 4 octobre 2007
L'artiste doit-il s'engager?

Mais en vérité, disons-le, en ce monde où la majorité d'entre-eux vit d'une pitance incertaine, qu'est-ce qu'un artiste engagé sinon qu'un artiste qui possède un contrat d'engagement ?
mardi 2 octobre 2007
Je Rêve

De croire encore à toutes ces choses
Qu’au temps d’avant le chemin d’ croix
J’ai aperçu dans la névrose
Je rêve du parfum des essences
Qui me ramèneront au passé
Celui du temps de l’innocence
Que le cynisme a remplacé
Je rêve de rendre enfin les armes
Que j’avais braqué sur mon cœur
Puis de laisser couler mes larmes
En faire des perles de bonheur
Je rêve de marché avec elle
Sous l’ciel de Nouvelle-Angleterre
Et dans une petite chambre d’hôtel
Lui promettre le ciel et la mer
Je rêve de lui toucher les doigts
Et de les poser sur ma tête
De lui raconter ces millions de fois
Que j’l’ai cherché sans la connaitre
Je rêve d’une musique de Glen Gould
Sur le film de nos émotions
Et si le ciel devient trop lourd
Nous inventerons des prénoms