Entendu hier au Café Pico.
Journaliste culturel au «Journal Métro» (ex «24 H», «Ici», «Ici et là»...) et recherchiste, je cause cd, ciné et livres entre des commentaires politiques, des entrevues et un zeste d'humour frelaté.
lundi 31 décembre 2007
Destin
samedi 29 décembre 2007
Nullestalgie

Au moment où j’écris ces lignes, on rediffuse l’émission Sommes-nous trop nostalgiques (Ici et là) à Vox enregistrée à l'automne.
L'occasion ne s’y prêtait pour en parler en ondes, mais il m’arrive souvent par pure nostalgie de mon papa d’acheter des biscuits soda Premium Plus. Biscuits que je déguste accompagnés de tranches de fromage Kraft oranges qui, pliées en quatre, arborent toujours la taille parfaite pour se marier aux fameux craquelins.
Vous vous en doutez, j’ai évidemment perpétué cette savoureuse tradition paternelle avec ma gamine Noa. Une des grandes joie de mon existence parfois futile est d'ailleurs de tombée sur un sac dont un côté des petits carrés salés est brun. Je grignotte alors goulument le côté grillé tel un écureuil du Parc Lafontaine.
Or, crime et châtiment, j’ai découvert récemment que, sans doute par soucis d’économie de bouts de chandelles, on avait réduit la quantité de pâte pour fabriqué les biscottes.
Comment expliquer autrement le fait qu’elles se brisent désormais à la seule vue du pot de cheez-whiz ? Comme disait l’autre : «la nostalgie n’est plus ce qu’elle était»…
Avec le goût désormais infect de la fameuse gomme savon (Thrill) et le ragoût de boulettes en canne Cordon bleu qui ne ressemble en rien à celui de ma mémoire d’adolescent, l'amateur de zique que je suis et qui a écumé les sous-sols de filles «déniaisées» au son de Led Zep se demande sérieusement quoi penser de l’éventuelle tournée de Robert Plant et sa bande.
vendredi 28 décembre 2007
Mon top 5 shows 2M7

Western Spaghetti Orchestra.
Imagination au service de la dextérité notamment pour la reproduction des bruits comme celui du vent ou de la mouche qui rend fou. Pour un moment, lors du Festival de Jazz, j’ai retrouvé l’enfance assassinée par le temps en plongeant dans l’univers des films d’Ennio Morricone visités par ces franc-tireurs venus du pays des kangourous. (De retour en février.)
Sous une lune mauve, l’écorché charnel nous prouvait encore une fois qu’il est un véritable fauve sur scène lors du dernier spectacle dispensé dans ce théâtre de poche avant sa destruction.
Nous avions écrit suite à son premier démo qu’il jouerait un jour dans la cour des grands. Nous restait à apprendre que Lapointe le ferait aussi vite.
Plus en forme que jamais, Alex Jones et ses sbires flanqués d’invités de classe dont Mara Tremblay et Éric Goulet nous ont joyeusement brassé l’exutoire.
Maître dans l’art de malaxé des riffs éprouvés, c’est un Stefi galvanisé par une section de cuivres qui nous a servi un salvateur électro Shock et fait tanguer le popotin en avril dernier au Club Soda.
Culture pour enfants
Vu hier Le dragon des mers (8/10) avec Noa. L'histoire somme toute sympathique et accrocheuse du célèbre monstre du Loch Ness qui se déroule dans le décor enveloppant de la campagne écossaise.
Après la comédie musicale Les 7 (7/10), il y a deux semaines au Saint-Denis, Ratatouille (9/10), Drôle d'abeille (7/10) et Alvin et les Chipmunks (7.5/10) , l'année culturelle juvénile se terminera demain avec le spectacle de Arthur l'aventurier à la Place des Arts.
Peut-être devrais-je désormais me spécialiser en culture pour enfants ?
dimanche 23 décembre 2007
Mon top cd franco 2M7
Midi 20
2-Martin Léon
Le facteur Vent
3-Rose, Rose
4-Pierre Lapointe, Symphonique
4-Sylvie Paquette
Tam Tam
5-Renan Luce
Repenti
6-Jérôme Minière
Cœurs
7-Gatineau
8-Daniel Bélanger
L’échec du matériel
9-Diane Dufresne
Effusions
10-Moran
Tabac
vendredi 21 décembre 2007
Le party à Éric Lapointe
On cause zique et ... rince-cochon (lire: antidote pour lendemain de brosse).
Party Animals
Avec cette escouade d’artistes qui interprétera plusieurs succès du répertoire québécois, ne manque que Normand Brathwaite et vous voilà avec un show de
Métropolis
26 décembre 20h30 (pour tous)
31 décembre 21h30 (pour tous)
Petites confessions
Éric Lapointe
«La toune qui me fait tripper, elle ne sera pas dans le show, est I don’t wanna stop, d’Ozzy. Je la ferai au show Harley», confie le rocker qui a vécu une importante tournée et deux divorces en 2007 : épouse et guitariste et dont l’antidote au mal de cheveux, en plus de la cuillère de vinaigre, consiste désormais à descendre s’entraîner au sous-sol en boxer. «En 2008, on tourne la page ostie pis on décolle sur d’autres choses.»
«En 2007 ? On a fait Place des Arts avec l’OSM en compagnie de Claude Dubois, Marjo et Nanette en plus de la sortie du DVD de notre show au Centre Bell», se souvient, encore ému, l’attachant chanteur qui entend terminer les partys seul avec sa Dulcinée. Rince-cochon ? Riz blanc et 7 Up flat.
«Musique de party préférée ? Ça dépend du party. Il y a quelques années, quand j’allais au États-Unis pour des concours de tirs, je mettais souvent ACDC», explique la chanteuse qui a connu une année 2007 occupée. «Je n’ai pas roulé beaucoup sur ma moto». Les 24-25, elle ira dans une pourvoirie à Saint-Michel-des-Saints et, puisqu’elle ne boit presque plus, Lady Marmalade n’aura pas à recourir à une quelconque alchimie du lendemain.
Outre son concept «étrange» de récurrence des modes, Paul Piché a travaillé à l’écriture d’un album prévu pour 2008. Les lendemains ? «Avant je mangeais beaucoup de junk. Mais je n’aime plus ça. Je suis capable d’avoir du fun sans me mettre la face dans la ma…(rires)». Pas de chanson festive en 2007 : « Je suis en mode de production et non de réception sur le plan musical», explique le nouveau papa.
«Happy Chistmas, de John Lennon est ma chanson festive à chaque année. Les lendemains de brosse, je m’ouvre de la bière le matin. Je peux me réveiller black out mais je n’ai pas mal à la tête. Deux jours après, je me souviens de toutes mes gaffes et j’ai honte. Pour oublier ça, je déménage. Mon année 2007 ? Écriture ».
«Pour buzzer, j’écoute les Charbonniers de l’enfer. Pour remettre d’une cuite, je bois du Perrier ou je reprends une bière. Mais je ne brosse plus vraiment. Je préfère demeurer feeling. Le 26 ? Je vais rentrer à la maison. C’est davantage en tournée genre à Jonquière que je ne réponds plus de moi. À chaque année, pour les fêtes on se réunit les 4 frères et on se joue des tounes.»
«Pas souvent de cuites, mais si j’ai bu du vin rouge je sirote un thé vert le lendemain matin. Pour être de bonne humeur, j’écoutais en 2007 Put Your Hands Up For Detroit de Fredde Le Grand», souligne la «rockeuse zen » qui a participé à plusieurs spectacles des Porn Flakes et qui sera de la tournée européenne de Dracula en 2008.
«Pour tripper j’écoutais, comme d’habitude Highway to Hell que l’on reprend d’ailleurs dans ce show. Quand je veux me remettre d’une brosse, j’engloutis un bon bol d’Honeycomb. Le 26 je retournerai à Rawdon pour d’autres partys. Le 31, je vais me prendre un hôtel et rester en ville», soutient celui qui s’est libéré de ses attaches professionnelles en 2007 et poursuivra ses conférences en 2008.
jeudi 20 décembre 2007
mardi 18 décembre 2007
Père Noël: 1ère partie
Comme le disait Dylan: «Le monde et les temps changent...». Si on m'avait dit un jour que j'aurais un enfant et que je l'emmènerais voir l'icône commerciale inventée, telle qu'on la connaît, par Coca-Cola...
Voici donc ma petite Nounou un peu craintive pour son premier rancart avec Santa-Claus au Complexe Desjardins.
samedi 15 décembre 2007
Michel Rivard et consorts

Échangisme musical
Plusieurs d’entres-eux espèrent donc créer une nouvelle tradition avec le tout premier spectacle de
21 décembre à 21h00
Métropolis
514-908-9090
www.stphonic.com
mercredi 12 décembre 2007
mardi 11 décembre 2007
Étienne Daho

L’invitation
Capitol/Fusion3
Benjamin Biolay

Benjamin Biolay
Trash yéyé
Sony-BMG/ Select
Après le flop de « À l’Origine» paru en 2002, le dandy à la voix traînante revient avec un album total introspectif. Là où les confrères cherchent à quelle époque gainsbourienne il se réfère, votre serviteur entends l’écho de Bashung dans Regarder la lumière, l’irrévérence mordante de Miossec dans Qu’est-ce que ça peut faire et les objets familiers chers à Delerm dans La chambre d’amis. Vaporeux et gris comme le ciel de Nouvelle-Angleterre, Biolay qui, résigné, semble avoir troqué l’amour pour les branlettes dispensées dans les salons de massage, propose un album ambitieux aux arrangements somptueux et accrocheurs mais dont le propos s’avère quasi post-junkie. À apprivoiser. *** ½. (CA)
vendredi 7 décembre 2007
Renaud

L’avait pas apprécié Mister Renard et s’en était offusqué vertement à l’émission Le Point. J’étais donc nerveux de causer à mon idole d’adolescence et ne voulais surtout pas louper cette quasi unique entrevue que le «chanteur énervant» consentirait cette fois au Québec. Des fois que l’artiste, devant des questions qui heurteraient sa susceptibilité, me raccrocherait au nez…
Oserais-je lui causer de sa désintox à la clinique du Nouveau Départ? Lui demander s’il a rencontré, finalement, le chanteur Nico Lelièvre qui lui ressemble comme une photo de jeunesse… ? Ou m’enquérir quant aux résultats visiblement très modestes de ses cours de chants ?
«Allo, Montréal ! Salut mon chum tabarnak», entends-je depuis Paname. Très sympa. « C’est bien toi Renaud ?». « Oui, c’est moi câlice ». La voix est nasillarde et souriante à la fois. Il tousse comme un train à charbon. N’avait –t-il pas cesser la clope (et l’alcool) sous l’influence du regard bienveillant et scrutateur de son épouse Romane qui a d’ailleurs filmé les images de loges et coulisses de Québec que l’on retrouve dans le bonus du dvd?
Se battre
«Ben oui, je n’arrête pas d’arrêter. J’arrête tout le temps la clope…. 40 fois par jour, j’arrête. Mais un jour je vais la prendre par surprise. Au moment où elle ne s’y attendra pas. Pas le premier janvier comme convenu, comme tout le monde, et là ça sera ma dernière», lance Renaud qui, malgré un rhume et une bronchite, semble afficher une «patate d’enfer». Comme il l’annonce d’ailleurs sur «Tournée rouge sang Paris Bercy + Hexagone» avant de présenter 500 connards sur la ligne de départ qui villipende la course Paris-Dakar. «Je la chante depuis 15 ans. C’est vrai que j’ai un petit peu l’impression de me battre contre des moulins à vent mais je suis un peu teigneux comme garçon. Je suis un peu comme un genre de pitt bull (…)», clame –t-il.
Vrai qu’avec la publication de l’album Rouge sang, dont les couleurs rouge et noir de la renvoyaient directement aux idéaux anarchisant de sa jeunesse, Renaud semble avoir effectivement retrouvé son flingue. Il y reprend même, ô bonheur, la très engagée Hexagone façon protest song à
Militant, comme avant qu’il n’annonce prématurément son désengagement politique lors de sa dépressive période «Boucan d’enfer» dont il nous est loisible de lire quelques avatars dans Tangage et Roulis où David McNeil relate son séjour (romancée) à la clinique Nouveau Départ en compagnie d’un certain Reinhart. «C’est un centre pour les alcooliques anonymes sur le rue Papineau. Ça a été écrit pas un ami. Il y parle de moi abondamment hein. Ça ma replonger dans des souvenirs un peu noirs…»
Si Renaud a retrouvé son flingue, hélas pas sa voix, ceux qui ont assisté à une certaine décrépitude de l’idole devenue grasse et nihiliste voire caricaturale seront néanmoins heureux de replonger dans les souvenirs heureux de leur jeunesse à travers ce Renaud rouge comme la passion. Rouge comme le sang de Rimbaud coulant sur un cahier. Ce Renaud d’enfer.
D’anar à bobo, les nous de Renaud
« À part peut-être José Bové, qui pourrais-je jamais aimé ? », Je vis caché.
Période post-mitterandienne de 1996 à aujourd’hui. Suite au départ de sa Dominique, Renaud sombre dans une dépression éthylique qui coïncide avec un certain désabusement sur le plan politique. «Mais bouger mon cul, m’engager, c’est pas d’main qu’vous m’y reprendrez », Je vis caché. En 2006, un récent amour avec Romane est prélude à l’album Rouge sang et permet à Renaud de «retrouver son flingue». Le nous de l’artiste est incarnée par une nouvelle classe sociale ; les bobos (bourgeois bohèmes). Fini les héros salvateurs à

lundi 3 décembre 2007
Johnny Hallyday

Le cœur d’un homme
Warner
Chant impeccable, voix sublime mise de l’avant, émotion qui arrive juste là où il le faut, paroliers de qualité tels Jean Fauque (Bashung), le romancier Marc Lévy ou Bono, Djeuni s’est offert la totale pour son retour à ses racines musicales, le blues. Avec ses refrains accrocheurs, l’idole joue à fond sa légende et son manichéisme bien qu’il affiche parfois une étonnante humilité. «Je voudrais m’endormir comme avant/Sans craindre de ne pas me réveiller», Ma vie. Avec pour toile de fond la participation de légendes du blues comme Tony Joe White, Taj Mahal, Keb'Mo' et Paul Personne et de plusieurs musicos top pointures, Johnny, l’Albatros de la variété, semble prendre un nouvel envol plutôt convenu et hyper léché *** (CA)