jeudi 19 août 2010

Funkytown : les années di$co



Les année$ disco

Créateur de thèmes d'émissions (Beaux dimanches), 4000 jingles publicitaires, 150 chansons et 18 trames sonores, Jean Robitaille était responsable de la composition et des acquisitions musicales pour le film Funkytown qui relate les années disco à Montréal. Anecdotes

Claude André

On retrouvera j'imagine des hymnes cultes des seventies tels les succès de Bee Gees comme «Staying Alive» et «Night Fever» ?
On retrouvera entre autre: «Hot Stuff» et «I Feel Love» interprétées à l'époque par Donna Summer, «Doctor's Orders» par Carol Douglas, «I Love To Love» par Tina Charles, «Disco Inferno», «Knock on wood», «Young Hearts Run Free», «Don't leave Me This Way», «You Make Me Fell Like Dancing», «Funkytown» bien sûr, «Daddy cool», «Don't let me be misunderstood (santa esmeralda)», «Heaven must be missing an angel», «Lady Bump». Le réalisateur du film Daniel Roby souhaitait, à juste titre, choisir de grands succès disco mais en faisant attention à ce qu'ils ne soient pas trop usés comme certains le sont.


Parlez-nous des tarifs réclamés par les créateurs des pièces ?
On ne négocie pas avec les créateurs mais avec des multinationales et des sociétés qui représentent des auteurs, maisons d'éditions en plus des avocats… Il serait difficile de révéler des chiffres exacts puisque plusieurs grandes compagnies comme Universal et Warner ont consenti à nous offrir des tarifs spéciaux en raison du caractère du film, du fait qu’il s’agit du marché québécois… J’ai également usé de mes contacts. Généralement, cela peut osciller 15 000$ et 75 000 $, voire 100 000 $ selon l'interprète et l’appétit des ayants droit. Ainsi, nous avons dû nous priver de certains interprètes québécois qui se seraient fait une joie de participer... Des titre comme «Lady Marmelade», «Sugar Daddy» et «Love Is In The Air» nous sont demeurés inaccessibles en raison du prix démesuré qu’exigaient les éditeurs australiens, américains ou autres.

On dit que certains artistes exigent un droit de regard sur leurs œuvres avant d'accepter que leur travail soit utilisé…
Diana Ross, par exemple, ne veut plus que sa voix soit utilisée sur des scènes où il y a du sexe et de la drogue en raison de ses valeurs religieuses. Mais nous avons pu utiliser les chansons et trouver chez-nous des voix formidables pour la remplacer: Florence K. dans «I Feel Love» et Nancy Martinez pour «Hot Stuff».

Le moment le plus surréaliste que vous avez vécu dans le cadre de ces démarches?
De découvrir que «Love Is In The Air» s’est avérée la chanson pour laquelle les éditeurs demandaient le plus d’argent, eux qui ne voulaient rien entendre d’une baisse raisonnable. Dommage pour Martin Steven mais que voulez-vous, ce domaine est une jungle inimaginable... Vous n'avez pas idée.

Une anecdote?
J'ai négocié pendant six mois quelques chansons avec une compagnie étrangère qui prétendait en détenir les droits. Une fois l'entente conclue, j'ai appris en contre-revérifiant qu'elle n'était d’aucune façon titulaire des oeuvres comme elle le prétendait !

Qui seront les interprètes de vos créations «disco» composées spécifiquement pour le film ?
Jully Black 2 pièces, Marilou dans la version française de « I Love To Love» Florence k pour « Feel Love», Nacy Martinez «Hot Stuff», Marie-Christine Depestre «Knock On Wood», Adrew Leider «Disco Inferno», MaryLou Gauthier pour «I love to love» en anglais.
Il y a aussi Kim Richardson qui, en plus de tenir un rôle, interprète l’une de mes chansons originales «Waiting For Your Touch» et Matt Dusk (un crooner) qui en interprète une autre ; «It's So Good». Une chanson du groupe Creature et deux titres signés Pascal Dufour genre punk/new wave. Un disque suivra et il est question d'un spectacle…

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