Le magazine La Voix au masculin a sollicité ma modeste opinion pour son édito du numéro de mars qui est arrivé sur les présentoirs hier.
« Accommodements raisonnables »... Comme plusieurs, j’ai d’abord été heurté, choqué. Comme l’impression de ne pas être respecté. « Il ne voient pas, les immigrants, qu’ils arrivent dans un train en marche », se dit-on. « Ils refusent de respecter nos valeurs », ajoute-t-on avec un sentiment mêlé de tristesse et de colère.
Un jeune sikh qui ne pourrait fréquenter ses classes sans son kirpan. La cour suprême qui tranche en sa faveur. Le sapin de Noël déménagé de l’entrée d’un tribunal provincial à Toronto, par une juge juive, parce que soi disant offensant pour les non catholiques. Les hommes musulmans qui refusent qu’un médecin de sexe masculin examine leur femme. Le port du voile à l’école et, bonjour l’odieux, un père qui ne peut témoigner son amour à son fils lors d’un examen de natation parce que des femmes musulmanes suivaient un cours de natation tout près et plus récemment cette histoire du cours de musique…
Et puis on entend les Martineau, Gillles Proulx, Dutrizac et consort qui disent : « ceux qui ne sont pas content, n’ont qu’à prendre l’avion ». Sympathique ! Quel message envoie-t-on à la majorité qui tente de s’intégrer? Le chef de l’ADQ, Mario Dumont en rajoute, il voudrait un « un encadrement de nos valeurs communes» et on se demande « est-ce que je fais vraiment partie de ce camp ?
Du camp de Bob Elvis Gratton ???
Du camp de ces gens qui semblent confondre quelques fanatiques et l’immense majorité. La plupart des musulmanes s’opposent au voile et tous les arabes ne sont pas des partisans du djihad, rappelons-le.
Quand Denise Bombardier tartine en soutenant que les Québécois ont peur de passer pour des racistes s’ils s’opposent aux accommodements. Pas totalement faux. Que Dany Laferrière stipule que nous confondons l’immigrant avec l’Anglais. Que notre vieux réflexe de survie réapparaît. Pas tout faux non plus.
Mais le problème est ailleurs.
J’en vois certains foutre le feu de l’intolérance. Activer la peur de l’autre. Provoquer. Voilà la plus élémentaire stratégie des populiste, démagos et autres leaders de groupuscules d’extrême droite.
Ce qui me déplaît particulièrement, dans ce débat, c’est de constater à quel point on stigmatise l’Autre sans véritablement attribuer les torts aux bonnes personnes.
Car, faut-il le rappeler, la notion d’accommodement raisonnable n’est pas un complot ethno-maçonique qui vise à nous rayer de la carte. Non, il s’agit plutôt d’une solution juridique imaginée dans le but d’assurer le droit d’un individu, même s’il est différent de la majorité, pensons juste aux personnes handicapées, afin d’éviter qu’il ne perde son emploi.
Bref, afin de privilégier l’intégration et prévenir la ghettoïsation. Pas étonnant que les accommodements dérangent les extrémistes de tout acabit!
Cela dit, tous les accommodements ne sont pas un trésor de subtilité. Ils frisent parfois l’imbécillité sinon la crainte de dire NON. Pensons justes aux décisions des conseils d’administration des YMCA pour l’histoire des fenêtres givrées ou des piscines pour musulmanes seulement. Ce sont eux, par naïveté de gauche ou par relent d’humanisme mal placé, qui acceptent de faire le jeu d’une rectitude politique à tout crin. Rectitude qui cache en fait un refus de l’affrontement éventuel.
Ces juifs hassidiques du Miles-End et d’Outremont, ne sont-ils pas de la même branche ultra orthodoxe qui a failli provoquer une émeute à l’occasion de la dernière Gay Pride en Israël?
On avait qu’à leur dire NON plutôt que d’accepter l’argent comme l’aurait fait le YMCA du Parc.
Idem, pour les musulmanes qui veulent des piscines séparées. La direction doit dire : NON.
C’est justement pour ne pas prêter flanc aux extrémistes qu’il faut savoir dire non à certains moments et oui à d’autres.
Céder aux extrémistes qui revendiquent des accommodements « déraisonnables » ne serait pas mieux que de refuser tout accommodement. C’est précisément en refusant les extrêmes que l’on peut le mieux appliquer les valeurs des Lumières : liberté, égalité et fraternité. Il s’agit d’affirmer notre civilisation dans ce qu’elle comporte de plus noble : la primauté de l’individu sur la barbarie collective. Ce principe qui interdit, chez nous, la peine de mort même si l’on sait que la masse, si on effectuait un sondage, la rétablirait demain matin à l’aube.
Oui il y aura affrontements. Il est évident qu’il se trouvera toujours des individus plus retors, plus extrémistes que d’autres pour tenter d’imposer leur intolérance.
Dire oui pour acheter la paix reviendrait à cautionner des cas où les femmes sont perçues comme des dangereuses tentatrices sexuelles. Cela serait dire oui à l’intolérance de ceux qui veulent un ordre passéiste, cela nourrirait ces groupuscules qui souhaitent une déstabilisation de notre société et de nos valeurs occidentales .
Il faut refuser les dictats intégristes de quelques uns sans sombrer dans la paranoïa envers la différence et jeter de l’huile sur le feu comme le font les extrémistes des deux camps dont la majorité n’a rien à crisser.
Bien sûr le multiculturalisme est un leurre. On a qu’à regarder la dérive anglaise et ses burquas dans les hôpitaux!
Mais en attendant le débat de société sur la laïcité, qui ne devra pas confondre séparation du religieux et de l’État à javellisation collective, il fait apprendre à dire non, calmement, quand c’est le moment.
Ainsi, ceux qui tentent de profiter des nos failles ne nous respecteront que davantage.
Journaliste culturel au «Montréal Métro» (ex «24 H», «Ici», «Ici et là»...) et recherchiste, je cause cd, ciné et livres entre des commentaires politiques, des entrevues et un zeste d'humour frelaté.
mercredi 28 février 2007
Caméra Tout-terrain en vélo (plogue)

Une superbe journée en perspective qui titillera chez plusieurs l'envie d'enfourcher leur vélo.
Ça tombe bien. Viens de reçevoir un courriel du réalisateur Alexandre Chartrand (La Planque) avec lequel j'ai eu le bonheur de participer à la création de l'épisode de la série Caméra Tout-terrain consacré au vélo.
Saviez-vous que:
-Jack Layton préfère sa bécane à son chauffeur depuis plus de 25 ans.
-Giuseppe Marinoni (pote à Pierre Foglia avec lequel il voyage) fabrique des vélos de compétition à la main depuis 1974 dont plusieurs modèles se chiffrent à plus de 10 000 $.
-Les coursiers sont majoritairement végétariens, et ils peuvent maintenant déduire cette bouffe de leurs impôts en tant que carburant.
-Les globes trotter à vélo Yannick et Kathleen ont survécu à l’attaque de hyènes en Afrique en plus d'avoir été enlevé par une milice en Birmanie.
-K-Girl et sa gang de la shop V-Low nous en mettent plein la gueule avec leurs « Harley Pedalson », en compagnie de la charmante Annie Dufresne, tandis que Mathieu Laurin nous donne le vertige en descente lors de la coupe du Québec de vélo de montagne.
Ce mercredi 20h à Canal D (et en reprise toute la semaine !).
lundi 26 février 2007
Mon ange
La semaine dernière j'ai eu la chance de rencontrer Zachary Richard dans le cadre d'un papier que je dois rédiger cette nuit pour le Ici.
L'illustre cajun m'a dit un truc drôle en parlant des rebelles: "Nager à contre-courant, ça fait sourire les crocodiles."
Je ne sais pas pour les crocos mais hier, je vous le jure, quand ma gamine Noa m'a demandé de danser avec elle pendant que jouait une chanson du dernier opus, Lumière dans la nuit, de Zachary, j'ai vu un ange passé. Et sourire.
L'illustre cajun m'a dit un truc drôle en parlant des rebelles: "Nager à contre-courant, ça fait sourire les crocodiles."
Je ne sais pas pour les crocos mais hier, je vous le jure, quand ma gamine Noa m'a demandé de danser avec elle pendant que jouait une chanson du dernier opus, Lumière dans la nuit, de Zachary, j'ai vu un ange passé. Et sourire.
dimanche 25 février 2007
Vos désirs sont désordres mesdames...

Notre petit groupe du matin au Café Pico s'élargit de plus en plus. Faudra bientôt réserver une section...
J'imagine que la bande de Ritals qui se tient au comptoir doit se bidonner de nous voir, une dizaine de Frenchies enflammés, agglutinés autour d'une unique table pas plus grande que la surface d'une boite de pizza extra large.
Je vous en parle parce que je viens de terminer la lecture d'une entrevue, publiée dans La Presse de samedi, avec la grande et mythique Juliette Gréco qui triomphe encore sur scène à 80 balais.
"Je suis une femme, c'est à dire un être totalement énigmatique", disait-elle un jour lui a rappelé le journaliste. "Les hommes seraient donc totalement prévisibles?", l'a-t-il ralancé?
"Oui. Pour moi la féminité, c'est la facilité de répondre aux désirs des hommes,à ce qu'ils veulent voir de vous"
Cela m'a rappelé une discussion tenue avec Jean-Marc, un virtuose guitariste,la semaine dernière au Café Pico lorsque ce dernier évoquait le célèbre film Tootsie.
Dans une scène, le personnage principal incarné par Dustin Hoffman déguisé en femme, plutôt grotesque, discute avec une jolie demoiselle qui lui fait part de son ras le bol au sujet de cette hypocrisie qui consisterait, de la part des hommes, à faire la cour dans l'unique but de se retrouver à l'horizontal.
"Moi, il ne suffirait qu'un homme me dise, sans hypocrisie: vous me plaisez. J'aimerais couchez avec vous et je le suivrais."
Or, lorsqu'il la revoit, sous ses traits d'homme cette fois, Dustin Hoffman s'exécute et lui lance: "Vous me plaisez, j'aimerais couchez avec vous !"
C'est alors que la belle lui balance son verre d'eau à la figure!
Totalement énigmatiques les femmes? Gréco n'a pas faux.
samedi 24 février 2007
Grand Corps Malade

Je vous causais récemment des soirées slam organisées par Ivy au Patro Vys qui sont en train de devenir top tendance à Montréal.
Voici mon commentaire, paru dans le Ici il y a quelques mois, sur Grand Corps Malade. Cette figure de proue du slam hexagonal qui m'a redonné envie de monter sur scène et de tenter de brandir des mots comme d'autres des glaives.
Grand Corps Malade
Midi 20
Universal
À un jeune musicien qui lui disait, enthousiaste, avoir apposé de la musique sur ses vers, Victor Hugo répondit : « quoi, il n’y en avait pas déjà ? ».
Bien qu’ils n’appliquent pas la rigueur du l’homme qui causait avec Dieu, les slameurs, dont leur figure de proue Grand Corps Malade, redonnent ses lettres de noblesse à la versification.
Ami lecteur, si la seule musique des mots ne te suffit pas, saute ce texte. Sinon, tend l’oreille et ouvre ton cœur. Tu risques comme moi d’y trouver des merveilles chez ce porte étendard de la nouvelle poésie urbaine apparue dans les bars de Paris à la fin des années 90 et aux États-Unis au cours des eighties car :
"Tel un éclair qui déchire la nuit. Les slameurs réinventent la poésie.
Sur ses trois pattes dressé, Grand Corps voix de la Cité, est Voleur du feu de Prométhée.
Bouleversant et sincère, ses slams filent des frissons à ma chaire. Il te débusque les mots, ceux tu sais qui enivrent, et les enrobe de voyages, d’une exquise envie de vivre.
Braqueur d’absolu du matin, comme d’autres ont choppé des drapeaux, voleurs des grands parchemins, le voilà sublime desperado.
Programmations à l’odeur bitume ou avec des cordes qui tiennent chaud, cet album préserve de l’amertume, un peu comme une « cerise sur le ghetto ». ****1/2 Claude André
vendredi 23 février 2007
L'ange noir de nos nuits blanches

À l'époque de ma vie de bitures, j'ai un jour rencontré un type qui allait changer le cours de mon existence et celui de bien d'autres dont le chanteur Éric Lapointe pour lequel il a écrit des textes chamaniques qui allaient contribuer à la création de leurs légendes respectives; Roger Tabra
Dans le délire de nos nuits pâles que nous nous efforcions de noircir, nous nous inventions souvent des personnages histoire de transcender la banalité du quotidien.
Je conserve toujours de ces années rock une caricature du quatuor infernal: Tabra y incarne "L'Ange noir". Éric lui, c'était "L'Enfer". L'ami Luc, dessinateur notamment du personnage Caillou (!) était "Le Diable" et quant à votre modeste serviteur,les copains m'appelaient "Belzébuth".
Je viens de retrouver par hasard un extrait de notre dernière discussion à Roger et moi au cours de laquelle je le questionnais sur la nuit et les bars.
Ces "endroits où l’on cherche à être aimé des femmes que nous ne méritons pas", pour reprendre Bohringer.
En voici un extrait. En attendant ce satané bouquin des mes années sombres et à la fois kaléidoscopiques, que je finirai bien par terminer un jour
Tu as passé, pendant une trentaine d’années, à noircir le plus clair de ton temps dans les bars. Tu y recherchais quoi ?
Moi-même, peut-être. Ou alors un peu fuir. Sans doute les deux. On va dans les bars jusqu’à 4 ou 5 heures du matin (à Paris c’était toujours ouvert) et on sort de là les yeux et le cœur cernés.
Toi qui a connu les deux, qu’elle différence y a-t-il entre la nuit parisienne et celle de Montréal?
Montréal, c’est la campagne. Mais en même temps Montréal est quasiment plus permissive dans le sens ou, dans cette ville, les femmes sont plus abordables. Il y a aussi de la drogue. Hier soir, j’étais avec un ami pour rencontrer des jeunes filles dans un bar et bien qu’ils ferment les portes à 3heures, on a pu rester à l'intérieur. À Paris, une demi heure avant la fermeture, on te sort déjà. Par contre à Paris c’est le transe. À Berlin, c’est exceptionnel aussi. Tandis qu’à Hambourg… Les bars d’Amsterdam sont terribles.
On ne rencontre pas les mêmes personnes la nuit que le jour…Voilà sans doute ce qui t’a plu aussi
Mais c’est parce que je ne savais pas qu’ils ou elles étaient des gens de jour. J’ai toujours été un gars qui faisait 50 siestes par jour. Je me droguais, je ne le fais plus et je bois encore pas mal…Il y a eu cette période de ma vie, qui a duré trois ou quatre ans, ou l’heure de sortie était 1h00 du matin. Parce qu’on savait qu’à cette heure là, sortir c’était quasiment se garantir une rencontre. Malheureusement, ce n’était pas toujours des rencontres exceptionnelles mais, au moins, on ne rentrait pas tout seul.
Tu as passé des belles nuits avec la jet set ?
Je n’ai jamais été du jet set. La seule fois où je la fréquente, c’est au Gala de l’Adisq parce qu’il y a un gros party après. La nuit, c’est dans ma tête aussi. Tu vois, en ce moment il est 11h00 ou midi et je pourrais sortir dehors et ce serait la nuit. Parce qu’il a neigé, personne nous parle… Il y a sans doute des non-voyants qui ont des paysages plus lumineux que les miens. La nuit, on l’aime aussi, parce que c’est l’instant de tous les dangers. On peut se faire taper dessus... Et puis, il y a des femmes qui nous ont trouvé tellement beau alors que nous étions laids comme des pioches. Et elles sont rentrées avec nous autres, imagine !
La nuit, les bars, c’est se croire immortel, non ?
Mais oui, complètement. À une condition, ne pas penser au matin. Lorsqu’on y pense, on redevient des mortels. On demande à un ami : « as-tu des lunettes noires que je puisse prendre un taxi ? »
Puis Tabra ose une blague: "Un gars rentre saoul avec une fille. Il se réveille, elle est partie. Il retrouve des traces de sang sur le drap. « Merde, j’espère que je ne l’ai pas tuée ». Partout où il va dans la maison, il y a toujours du sang par terre. À un moment, il rentre dans la salle de bain et se regarde dans la glace. Entre ses dents de devant, une petit fil blanc apparaît : « sacrament, j’espère que c’est la poche de thé! »
Raphaël, ici et là

Ai assisté hier à la seconde partie de spectacle de Thomas Fersen au National en formation duo ukulélé où je me suis rendu tout de suite après l'émission Ici et là qui, malgré quelle ne soit disponible que pour les abonnés du câble, atteint désormais 179 000 téléspectateurs !
Marci mille fois.
S'il m'a fallu une ou deux chansons pour m'adapter à cette nudité musicale, je suis encore stupéfait de constater à quel point un artiste qui maîtrise le mot et la métaphore tel Fersen est habilité à nous transporter dans une autre dimension spatio-temporelle.
J'exagère à peine.
Parlant de voyage, une amie qui a assisté mercredi au premier concert québécois du français Raphaël, que Fersen aurait convaincu de venir à Montréal, me racontait que le jeune artiste possède un charisme irradiant malgré une certaine timidité (ou pudeur) qui lui fait baisser les yeux devant son public lorsqu'il occupe la scène.
Chose plutôt rare.
Peut-être était-il aussi "intimidé" par la présence de Patrick Bruel et Isabelle Boulay dans la salle.
Il sera de nouveau à La Tulipe demain. Voici ma brève parue dans le Ici de cette semaine pour souligner l'événement.
Gueule d’enfer, chansons oniriques, voix cassée, sensibilité exacerbée, Raphaël, ce dispensateur de voyages, a tout pour faire tomber les jeunes filles en mal du complexe de Cendrillon et autres romantiques trentenaires.
Pourtant, il séduit également les mecs et pas les moindres puisque Bashung, Daniel Darc et Cali, notamment, qu’on ne saurait taxer d’opportunisme pécuniaire, ont partagé avec lui la scène pour la tournée Les Aventuriers d’un autre Monde.
À vrai dire, loin de bouder son plaisir même lorsqu’il s’agit de «variété», l’auteur de ces lignes à aussi craqué pour le charme assassin de ce récipiendaire de trois Victoires de la musique en mars 2006 et écoute encore en boucle l’album Caravane.
jeudi 22 février 2007
Le sexe fait-il vendre?

Ce soir à l'émission Ici et là , j'aurai le privilège de participer à une table ronde autour de la question: Le sexe fait-il vendre à ce point?
Parmi les invités, on retrouvera Cathy Gauthier humoriste réputée, notamment, pour son franc parler.
Ainsi que le Rital du métal, Marco Calliari qui s'est recyclé dans la chanson disons patrimoniale avec bonheur.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec les théories du philosophe René Girard (non, pas Rémy!)sur le mimétisme du désir, voici une excellente thématique pour s'y initier.
En effet, selon Girard "je désire ce que désire autrui et l'opposition exaspère le désir, surtout lorsqu'elle provient de celui ou de celle qui inspire ce désir. Si elle n'en provient pas au départ elle en proviendra bientôt car si l'imitation du désir prochain engendre la rivalité, la rivalité, en retour, engendre l'imitation".
Or, prenons une chanteuse sexuellement explicite et aguichante comme Beyonce.
On en fait une icône sexuelle que les hommes désirent ardemment.
Donc de plus en plus d'hommes par mimétisme la désireront.
Ainsi, dans l'espoir d'être également désirées des jeunes hommes, les gamines en quête identitaire enfileront strings et autres apparats explicites tout en apprenant comment se la jouer "danse lascive" afin de devenir, à leur tour, objet de désir.
Or, les messages qu'elles envoient aux mômes et même aux hommes plus vieux est celui de chattes en chaleur, de nécessiteuses, en attente d'un mâle alpha qui saurait les faire grimper au septième ciel.
Ambiguïté fort lucrative qui engendre également beaucoup de frustrations.
On peut imaginer que si ce n'était pas les couturiers gais par exemple qui, comme le soulignait avec justesse Nelly Arcan dans un de ses récents billets dans le Ici, établissent les critières de beauté en choisissant des filles sans formes, les belle de Rubens pourraient aisément redevenir, comme ce fût le cas jadis, les canons de beauté de notre épique époque.
mercredi 21 février 2007
Namour et Raël

Pas facile la vie de gourou.
La Presse nous apprenait samedi dernier que Nima Mazhari, alias Namour, alias le conjoint de l'ancienne athlète olympique Myriam Bédard était de retour au palais de justice vendredi dernier.
Il y était convoqué afin de participer à la conférence préparatoire de son procès pour vol et recel de tableaux de la peintre Ghitta Caiserman-Roth qui débutera fin-mai.
Claude Vorilhon, alias Raël, alias sa Sainteté, a pour sa part mis en vente le UFOland.
Ce centre d'interprétation des soucoupes volantes (!) qui crèche dans les Cantons-de-l'Est. On demande 2.9 millions.
Flash: Il y a quelques années, j'ai une une idée pour le moins saugrenue que je destinais au journal: Demander à Raël quel type de musique écoutaient les éolims (lire les extra-terrestres)lorsqu'il les aurait rencontrés?
Le plus sérieusement du monde, il m'avait alors répondu, depuis la Floride où il se réfugie l'hiver, que "c'était très beau et que ça ressemblait beaucoup à du Vangelis".
Avant de me raconter qu'il avait lui même tenté une brève carrière de chanteur.
L'entrevue n'a finalement jamais été publiée mais, voilà, je ne pouvais continuer à vivre en paix en conservant pour moi seul cette importante révélation...
mardi 20 février 2007
Un pays pour Curzi?

Je ne sais pas si vous avez regardé le gala des Jutra de dimanche dernier, mais moi j'ai eu le temps de voir l'hommage au comédien Pierre Curzi qui a décidé de faire le saut en politique sous la bannière péquiste.
Si la reprise de la chanson Le Blues du businessman faisait figure de quintessence de la ringardise, le discours de la "tête hommagée" pour sa part a démontré une exaltation et une passion des plus enthousiasmantes avec sa chute en appel à la souveraineté du Québec et l'ovation debout qui en a résultée.
J'aurais aimé qu'une caméra se braque sur la ministre du patrimoine canadien Bev Oda histoire de rigoler un bon.
Imaginez la scène, si cette dernière qui ne maîtrise pas l'une des deux langues officielles du pays qu'elle est sensée représenter, a suivi le courant et s'est levée elle aussi, comme la majorité de la foule, à la suite de l'exhortation à réaliser l'indépendance du Québec de Pierre Curzi!
Je ne sais pas pour vous, mais comme l'impression que cette figure ministérielle évoquait ces ambassadeurs qui allaient, jadis, adresser des sourires patentés aux indigènes des colonies des républiques bananières.
Manquent vraiment pas d'air les fédéralistes...
Ce qui nous ramène à Pierre Curzi.
J'avais remarqué bien sûr l'éloquence du comédien comme tout le monde, mais son envergure politique et sa passion m'ont particulièrement touchés lorsqu'il a été invité en qualité d'analyste à l'émission Il va y avoir du sport, diffusée il y a quelques semaines à Télé-Québec.
Et rebelote ensuite à Tout le monde en parle.
Avec les impairs du nouveau chef du Parti Québécois André Boisclair qui ne cessaient de s'accumuler, Curzi ne démontrait-il pas l'envergure d'un homme d'État?
Et à ceux qui soutiendrait que son statut de comédien pourrait nuire à sa crédibilité, me suit dit que l'ex-président des États-Unis Ronald Reagan était lui même un ancien acteur(de second ordre, dans son cas) et que Curzi avait sans doute fourbi ses armes alors qu'il occupait le poste de président de l'Union des artistes.
En plus, il est un enfant de l'immigration. Ce qui ajoute un plus value majeure dans ce débat où les démagogues tentent d'amalgamer les partisans de la souveraineté à une clique de nationaleux ethnniquement atteints.
De la façon dont les planètes semblent s'aligner, même avec l'évenutalité d'un gouvernement péquiste minoritaire, comme l'évoque une analyse de Greg Morrow parue dans La Presse d'aujourd'hui, qui avait prédit avait exactitude le résultat de vote dans 92 % des circonscriptions fédérales l'année dernière, la question n'est plus de savoir si André Boisclair demeurera longtemps chef du PQ.
Mais qui de Piere Curzi ou Gilles Duceppe le remplacera.
Mon choix est fait. Le vôtre?
samedi 17 février 2007
Spa et féminisme

-Klod, ça te tentes-tu de venir avec moi passer deux jours dans un chalet à Val David, elle demande.
-Hum, super mais je dois rendre mon texte sur le féminisme lundi. Deadline.
-Il y a un ordi et internet là-bas.
-Ah, super alors, je viens.
-On en profitera pour aller dans un spa.
-Génial!
-Au fait, ça te dérangerais-tu si ma copine se joignait à nous?
-Un trip à trois, donc (rires). Tu as déjà vu un mec refuser une telle proposition?
-Je savais que tu dirais quelque chose du genre...
Je m'en vais donc dans un spa avec deux étudiantes en danses contemporaine "réfléchir" sur les avatars du féminisme.
S'cusez du peu.
La vie à de ces mystères...
Des nouvelles de Tonton
Voilà un bon moment que je ne vous ai pas entretenu des pérégrinations virtuelles de Tonton et de sa frénétique recherche de la compagne idéale.
L'a été cloué au pieu pendant quelques jours cette semaine le Tonton. "Un virus attrapé dans l'air". Se demandait même s'il pourrait aller livrer son émission de radio today.
M'est avis que c'est le net qui est en train de lui faire la peau.
C'est que ça rend dingue ce truc.
Tonton dont la vieille fiche sur un réseau de rencontre ne semblait plus attractive a décidé, il y a quelques semaines, de s'en créer une nouvelle mais sans détruire l'ancienne.
Bingo! Nombreuse visites et mêmes des p'tits mots.
Or, un beau soir il se rend souper avec une éventuelle Dulcinée. Le tout se déroule très bien. Les deux décident de se revoir.
Le lendemain, Tonton reçoit une invitation galante sur son ancienne identité. C'était la fille de la veille qui n'avait pas fait le lien, malgré la photo (!), entre les deux fiches...
Depuis, il a fait deux ou trois rencontres dont une bibliquement. La plus récente, lundi dernier. Après une autre belle soirée somme toute agréable, il s'aperçoit le lendemain que la dame est "en ligne" sur le site.
Donc, en train de "magasiner". Lui aussi, l'est sur le réseau, dites-vous? Bien sûr, mais vous connaissez le raisonnement dans des situations pareils: "si je n'y étais pas, l'autre y serait quand même".
Et il lance des bouteilles aux p'tites mères. Comme dans la vie: "il y a en une sur dix qui dit oui, faut tomber sur la onzième", pour reprendre l'ancien journaliste sportif Tom Lapointe. Un grand sage...
Pendant ce temps, il se fait du mauvais sang le Tonton. Songe à ses fiches en permanence. L'obsession se manifeste. Il consulte trois fois plutôt qu'un son ordi pour faire moisson de courriels tel un pêcheur qui surveillerait ses lignes. Et le plus drôle, c'est qu'entre deux sollicitations, il réécrit à celles qui ne lui ont pas répondu.
Langue élégante et style châtié, il leur souhaite bonne chance dans leurs démarches tout en leur rappelant, avec une ironie subtilement assassine, que leur fiche indiquait "personne bien éduquée".
Bref, Cyrano qui enverrait paître une récalcitrante.
Sans s'apercevoir, trop enseveli émotivement, qu'il procure un immense pouvoir sur sa vie à des femmes qu'il ne verra même jamais.
Et il cherche encore tout en recevant des photos de visages que seule une mère pourrait aimer. Déprimant, vous dite?
Ça rend dingue ce truc. Drogue puissante. M'en tiens loin. Good luck, Tonton.
L'a été cloué au pieu pendant quelques jours cette semaine le Tonton. "Un virus attrapé dans l'air". Se demandait même s'il pourrait aller livrer son émission de radio today.
M'est avis que c'est le net qui est en train de lui faire la peau.
C'est que ça rend dingue ce truc.
Tonton dont la vieille fiche sur un réseau de rencontre ne semblait plus attractive a décidé, il y a quelques semaines, de s'en créer une nouvelle mais sans détruire l'ancienne.
Bingo! Nombreuse visites et mêmes des p'tits mots.
Or, un beau soir il se rend souper avec une éventuelle Dulcinée. Le tout se déroule très bien. Les deux décident de se revoir.
Le lendemain, Tonton reçoit une invitation galante sur son ancienne identité. C'était la fille de la veille qui n'avait pas fait le lien, malgré la photo (!), entre les deux fiches...
Depuis, il a fait deux ou trois rencontres dont une bibliquement. La plus récente, lundi dernier. Après une autre belle soirée somme toute agréable, il s'aperçoit le lendemain que la dame est "en ligne" sur le site.
Donc, en train de "magasiner". Lui aussi, l'est sur le réseau, dites-vous? Bien sûr, mais vous connaissez le raisonnement dans des situations pareils: "si je n'y étais pas, l'autre y serait quand même".
Et il lance des bouteilles aux p'tites mères. Comme dans la vie: "il y a en une sur dix qui dit oui, faut tomber sur la onzième", pour reprendre l'ancien journaliste sportif Tom Lapointe. Un grand sage...
Pendant ce temps, il se fait du mauvais sang le Tonton. Songe à ses fiches en permanence. L'obsession se manifeste. Il consulte trois fois plutôt qu'un son ordi pour faire moisson de courriels tel un pêcheur qui surveillerait ses lignes. Et le plus drôle, c'est qu'entre deux sollicitations, il réécrit à celles qui ne lui ont pas répondu.
Langue élégante et style châtié, il leur souhaite bonne chance dans leurs démarches tout en leur rappelant, avec une ironie subtilement assassine, que leur fiche indiquait "personne bien éduquée".
Bref, Cyrano qui enverrait paître une récalcitrante.
Sans s'apercevoir, trop enseveli émotivement, qu'il procure un immense pouvoir sur sa vie à des femmes qu'il ne verra même jamais.
Et il cherche encore tout en recevant des photos de visages que seule une mère pourrait aimer. Déprimant, vous dite?
Ça rend dingue ce truc. Drogue puissante. M'en tiens loin. Good luck, Tonton.
mercredi 14 février 2007
Saint-Valentin et politique

Vendredi dernier, La Presse nous apprenait que Justin Trudeau hésite encore à se présenter aux prochaines élections fédérales.
Le fils de l'ancien premier ministre en aurait longuement parlé avec sa femme Sophie Grégoire.
En farfouillant le net, suis tombé sur un article du journaliste Luc Boulanger dans le magazine de Via Rail qui raconte leur histoire.
Au cours d'une soirée mondaine, le célibataire le plus convoité au pays aurait invité la belle à un premier rendez-vous.
"Après des semaines d'hésitation", elle consentit finalement à lui accorder une galante rencontre au terme de laquelle le beau gosse lui aurait déclaré: "Sophie, j'ai 31 ans...Et je t'ai attendue toute ma vie. Je ne te laisserai pas partir facilement..."
Un an et quelques voyages autour du monde plus tard, le couple s'unissait devant "Dieu et les hommes".
Quel merveilleux conte de fée...
Il y a quelques années, je bossais pour une émission animée par Sophie et diffusée à Canal Z, Le Tekshow.
Mon rôle consistait alors à inviter des artistes afin qu'ils nous entretiennent de leurs rapports à la technologie. Genre des membres des Cowboys fringuants qui sont venus nous parler de leur passion des jeux vidéos.
Or, quelques temps après avoir fait la une d'un magazine "pipeul" en raison d'une escapade à New-York avec Patrick Huard, Sophie devait me demander, un bon matin, d'inviter Justin Trudeau à l'émission.
"Il est tellement beau. Je l'ai vu à la télé hier et c'est l'homme de ma vie. C'est décidé, je vais marier ce gars-là".
Je lui avais alors gentiment rétorqué que je ne travaillais pas pour une agence de rencontre.
Et hop, un an plus tard elle devenait son épouse.
Comme l'événement a été très médiatisé avec l'enthousiaste collaboration du couple, je me permets cette petite indiscrétion en ce jour de la Saint-Valentin pour démontrer comment, quoique l'on dise, en amour c'est toujours la femme qui décide.
Et le plus savoureux, c'est qu'elle est si habile et rusée qu'elle parvient à faire croire à l'orgueilleux mâle que c'est lui qui a initié la rencontre.
Or, tout comme cette histoire, les statistiques démontrent que dans plus de 80 % des cas, ce sont les femmes qui, par un sourire ou un regard ou autre chose, ont déclenché le processus amoureux.
Morale: on peut ne pas partager son point de vue, mais l'ambitieuse Sophie a sans doute également vue chez Justin de la graine d'homme d'État.
Je serais le plus étonné des électeurs de la terre d'apprendre qu'il ne fait pas le saut.
mardi 13 février 2007
La langue des Québécoises

Alors que je venais de terminer la rédaction de mon papier sur le très subtil et acrocheur chanteur français Thomas Fersen en prévision du prochain Ici, me suis dit qu'il ne fallait absolument pas que sa réponse au sujet des Québécoises et de leur acccent ne se perde faute de place dans le canard.
Puis, me suis rappelé que Thierry Ardisson a un jour déclaré sur le plateau de Tout le monde en parle, en France, à ma collègue de l'émission Ici et là Nelly Arcan que ce qu'il y avait de débandant chez elle, c'était son accent!
La remarque avait soulevé un tollé dans nos chaumière peuplées de gens complexés en regard de la "mère patrie".
On a toujours un peu l'impression d'être abandonné une seconde fois lorsque des Français font preuve d'indélicatesse à notre égard.
À une époque où je fréquentais l'écrivain Paul Marchand et que celui-ci m'invitait souvent à "aller capturer des filles", il tenait également ce type de discours qui m'horripilait.
Or, je dois bien l'admettre, il m'est arrivé de rencontrer, dans une autre vie mouvementée, des nanas dont l'a façon de s'exprimer, une fois à l'horizontale, s'il ne me tuait pas la virilité, réfrénait assurément mon enthousiasme pour ne pas dire mon ardeur.
J'ai donc demandé à Fersen, qui a connu une histoire d'amour avec une Montréalaise en 20001, ce qu'il pensait de l'accent des filles d'ici.
"Ce qui me plaît chez les Québécois, pas forcément chez les femmes, d'abord c'est la langue. Parce qu'elle est belle, vivante, dynamique et pleine de sens. Si elle est vieille France? Ouais. Mais en même temps imprégnée de... il n'y a pas les mêmes anglicismes que les nôtres. On y retrouve beaucoup d'esprit, plein de pugnacité, de vigueur, c'est fort quoi ! Ça c'est quelque chose que j'ai toujours aimé. Pour moi, c'est une poésie permanente que d'entendre parler cette langue. Il y a tout le temps des mots, des fabrications merveilleuses qui m'enchantent. Quant aux femmes, elles sont toutes différentes où que l'on aille".
Très beau tout ce que tu dis, cela va à contrario du discours d'un Thierry Ardisson et ses défaillances érectiles au son de l'accent des Québécoises...
"Ouais... C'est des trucs de Parigot ça. Cependant, il y a des fois des gens qui font preuve de vulgarité mais ça n'a rien à voir avec la langue quoi".
Ah, il s'agissait donc de ça...
Petite confidence concupiscente: votre serviteur, pour avoir connu plus souvent qu'à son tour le bonheur et la chance de goûter aux charmes exotiques peut vous assurer qu'en matière de langue, les Québécoises bien que souvent contrôlantes à la ville demeurent les plus audacieuses, généreuses et enthousiastes dispensatrices de frissons d'alcôves alchimiques au plumard.
lundi 12 février 2007
Y Slam !

Voici un texte que l'on peut lire dans le Ici de cette semaine qui porte sur les soirées Slam. Contrairement à l'erreur parue dans le journal, le prochain événement se déroulera ce soir au Patro Vys!
Vous aimez l’ivresse des mots mais les événements de poésie vous semblent hermétiques, bienvenue aux soirées slam de Ivy.
S’il existe depuis plus d’une vingtaine d’années à Chicago où il a vu le soir, le slam français né il y a dix ans a récemment pénétré les masses grâce au magnétisme du slameur Grand Corps Malade et du rayonnement de son magnifique album Midi20.
Pourtant, l’artiste pamphlétaire Ivy (Ivy et Reggie) n’a pas attendu que le slam soit au goût du jour pour s’y intéresser et, finalement, fonder la LIQS (Ligue québécoise de slam), lui qui a participé, tout à fait par hasard, à un événement slam en 2004 à Ottawa.
« J’ai créé la ligue en janvier dernier après avoir constaté le succès de quelques bancs d’essai au préalable. Ça a commencé dans le cercle des poètes. Au début, cela ressemblait davantage à une soirée de poésie avec un peu de compétition et un pointage à la fin. Car, il faut le mentionner, c’est le public qui juge. Je me suis alors dit : « il faut tenter des ouvertures ailleurs ». J’ai donc mis en place, au Quai des Brumes, des slams sessions sans comptage de points qui ressemblaient à des performances. Puis, j’ai appelé des gens au Saguenay, à Ottawa et à Québec pour leur faire part de mon enthousiasme. Résultat ? Le 15 janvier dernier a eu lieu la première soirée de la ligue à Montréal et le 17 à Québec. Les finales, elles, auront lieux pendant le Festival international de littérature en septembre prochain. La réception est vraiment excellente».
Est-ce que l’hyper médiation et le succès retentissant de GCM en France sont les éléments catalyseurs du slam à Montréal? « Non », jure Ivy « mais ils en facilitent certainement la diffusion et c’est génial ».
Slam vs Poésie
Bien beau tout ça, mais c’est quoi la différence entre le slam et la poésie? « Dans les soirées de poésie, le spectateur doit entrer dans l’univers du poète. Dans le slam, c’est le slameur qui nous rentre dedans. C’est vraiment différent comme conception. Le slameur écrit un texte destiné à être lu et entendu devant un auditoire.
Un peu comme dans le cas d’un texte d’humour ou d’un texte politique mais ce n’est ni de l’humour, ni de la politique mais bien de la poésie. On y retrouve des stratégies poétiques comme la rime ou des trucs plus profonds ou plus difficiles d’accès », s’enthousiasme Ivy en rappelant que le slameur n’a pas le droit à l’utilisation d’accessoires et que sa prestation ne doit pas excéder trois minutes.
Règlement qui permet une pétarade de styles différents à chacune des soirées où Ivy et son dj Paolo Tofu font office de MC.
Bref, il s’agit ici d’entertairnment et non d’onanisme cérébral comme cela est trop souvent le cas lors de ronflantes soirées de poésie.
Lors du premier événement officiel, le public d’environ 150 personnes était composé d’étudiants universitaires, de poètes et de rappeurs de tous âges sans compter les très jolies babes.
Alléchant tout ça, non? C’est décidé je m’inscris pour la soirée du 12 mars.
LIQS
O PATRO VYS
356 Mont-Royal est
12 février 20h30 $5
Infos : http://www.ivycontact.com/
samedi 10 février 2007
Noa ma salvatrice (topo vidéo)
Comme j'allais me laisser plonger dans les profondeurs abyssales d'une nouvelle forme de dépression: la bloguotite boudus, imputable à une quasi absence de commentaires sur mon petit site qui aurait procuré leurs plus intenses frissons à Sigmund Freud, Lacan et Jung réunis, j'ai lâchement décidé d'utiliser un stratagème puissamment racoleur connu des cinéastes et publicitaires les plus vils et retors de ce monde: l'utilisation des enfants.
Voici donc ma super gamine Noa pendant un topo sur Les Petites tounes.
Peut-être aura-t-elle plus de succès que papa!
Voici donc ma super gamine Noa pendant un topo sur Les Petites tounes.
Peut-être aura-t-elle plus de succès que papa!
vendredi 9 février 2007
L'ego de certaines attachées de presse...
Ah le putain d'ego de certaines attachées de presse. Heureusement il y a les autres, l'exquise majorité.
Retour sur Karkwa dont l'élogieux commentaire de votre humble serviteur au sujet du dernier album a été évidemnment utilisé sur les posters et les dossiers relatifs à la promotion du disque.
J'ai eu l'occasion de régler un certain malentendu hier en coulisse avant l'émission Ici et là avec Louis-Jean Cormier au sujet de l'entrevue qu'il m'avait accordé en avril 2006.
Il es résulte que le leader de Karkwa n'aurait jamais prétendu qu'il avait été mal cité, comme l'a affirmé sa relationniste à mon chef de pupitre, il y a quelques semaines.
Argument pourtant invoqué pour justifier un prétendu malaise du chanteur face à l'éventualité de m'accorder une autre entrevue un peu avant Noël.
Il aurait, en fait, expliqué à son imprésario qui le questionnait un peu craintif quant à ses commentaires au sujet de la chanteuse française culte Brigitte Fontaine (lire post d'hier) qu'il était très fatigué ce jour-là et qu'il ne se souvenait plus de ce qu'il m'avait dit exactement.
Il se trouve que moi je m'en souviens et, dieu merci, j'ai conservé la cassette de l'entretien, lui ai-je rappelé.
Tout en lui soulignant fermement, ainsi qu'à sa relationniste qui l'accompagnait, que je trouvais abject que l'on mette ainsi en cause mon intégrité journalistique pour ne pas avoir a assumer un propos.
Ladite relationniste m'a objecté qu'il était de son bon droit de traiter avec les journalistes de son choix (!) afin de préserver l'intérêt de ses protégés.
Poussant l'odieux, elle a rajouté que je m'en faisais pour rien. Après tout, ce n'est pas, vraiment trop gentille, comme si elle avait téléphoné mes collègues des autres journaux pour leur dire que je faisais mal mon boulot.
Je devrais donc la remercier de ne pas avoir mené une campagne de salissage à mon endroit, si je comprends bien.
Lui ai demandé s'il elle connaissait la nature de notre travail.
J'attends toujours la réponse.
Retour sur Karkwa dont l'élogieux commentaire de votre humble serviteur au sujet du dernier album a été évidemnment utilisé sur les posters et les dossiers relatifs à la promotion du disque.
J'ai eu l'occasion de régler un certain malentendu hier en coulisse avant l'émission Ici et là avec Louis-Jean Cormier au sujet de l'entrevue qu'il m'avait accordé en avril 2006.
Il es résulte que le leader de Karkwa n'aurait jamais prétendu qu'il avait été mal cité, comme l'a affirmé sa relationniste à mon chef de pupitre, il y a quelques semaines.
Argument pourtant invoqué pour justifier un prétendu malaise du chanteur face à l'éventualité de m'accorder une autre entrevue un peu avant Noël.
Il aurait, en fait, expliqué à son imprésario qui le questionnait un peu craintif quant à ses commentaires au sujet de la chanteuse française culte Brigitte Fontaine (lire post d'hier) qu'il était très fatigué ce jour-là et qu'il ne se souvenait plus de ce qu'il m'avait dit exactement.
Il se trouve que moi je m'en souviens et, dieu merci, j'ai conservé la cassette de l'entretien, lui ai-je rappelé.
Tout en lui soulignant fermement, ainsi qu'à sa relationniste qui l'accompagnait, que je trouvais abject que l'on mette ainsi en cause mon intégrité journalistique pour ne pas avoir a assumer un propos.
Ladite relationniste m'a objecté qu'il était de son bon droit de traiter avec les journalistes de son choix (!) afin de préserver l'intérêt de ses protégés.
Poussant l'odieux, elle a rajouté que je m'en faisais pour rien. Après tout, ce n'est pas, vraiment trop gentille, comme si elle avait téléphoné mes collègues des autres journaux pour leur dire que je faisais mal mon boulot.
Je devrais donc la remercier de ne pas avoir mené une campagne de salissage à mon endroit, si je comprends bien.
Lui ai demandé s'il elle connaissait la nature de notre travail.
J'attends toujours la réponse.
jeudi 8 février 2007
Bonjour l'ambiance

Sortie d’urgence
Si je vous annonçais la semaine dernière mon enthousiasme à l'idée de me retrouver sur le même plateau télé que Karine Vanasse, les choses seront plutôt rigolotes ce soir à Ici et là en direct à 20 heures à Vox.
En effet, on reçoit Paul Amharani et la formation Karkwa. J'aime bien Paul mais son disque n'était pas pour moi tandis que j'ai fais part de mon enthousiasme pour la musique de Karkwa dès la publication du premier album.
Tandis que le second devait se retrouver sur mon top 10 de l'année.
Or, lorsque j'ai rencontré le soliste Louis-Jean Cormier en avril 2006, malgré une très belle rencontre en ce qui me concerne, ce dernier semble avoir conservé un mauvais souvenir de mon papier.
En effet, il a refusé, il y a quelques semaines, de me rencontrer de nouveau parce qu'il avait été soi-diant mal cité lors de notre rencontre précédente.
Première fois que ce genre de situation se produisait pour l'auteur de ces lignes qui a néanmoins connu le privilège de rencontrer des artistes accomplis voire des légendes vivantes au cous des 15 dernières années.
J'ai donc décidé de vous proposer la lecture du texte fautif tel qu'il a été publié la première fois.
J'asssume tout.
Sortie d'urgence
Avec cette impression d’ambulance qui fonce gyrophares affolés, Karkwa promet une rentrée sur les chapeaux des roues.
Claude André
C’est dans les locaux du magnifique Espace d’Elle ARTE dans la Petite Italie, que nous avons rencontré Louis-Jean Cormier, soliste de la formation Karkwa.
Les membres du quintette venaient alors d’occuper les 5 derniers jours à peaufiner le mariage entre le concept de projection vidéo et la musique qu’il proposera à l’occasion de sa très attendue rentrée montréalaise.
Encensé par la petite mafia d’observateurs locaux, le second opus des ces super musicos devait créer une véritable buzz dès sa parution en novembre dernier. Si on a souvent parler de l’influence de Radiohead sur Les tremblements s’immobilisent, d’aucun ont également brosser des parallèles avec Octobre et Harmonium pour décrire cette musique pop rock alterno à la fois rugueuse et planante aux propos souvent sombres qui a permis au groupe de se propulser parmi le gotha de la scène musicale d’ici.
Car au-delà des influences, ce disque plutôt noir qui cause de tuerie dans une école, d’assassinat du président américain ou de trafic d’organes s’écoute parfois avec une impression de lame sur la jugulaire qui n’est pas sans évoquer certains textes écrits pour Bashung et les films de Michael Moore sur le plan politique.
« Karkwa, c’est cinq mélomanes qui ont vraiment des bagages musicaux différents. Bien qu’il y ait des terrains d’entente. C’est sûr qu’on écoutait du Radiohead, mais c’était surtout à l’époque de notre premier album qui ne ressemble pas du tout à Radiohead. C’est flatteur, la comparaison ne me dérange pas du tout. Cependant, quand tu es un vrai fan de Radiohead, tu sais que ça ne ressemble pas vraiment à ce que l’on fait. Quand à Octobre et Harmonium , bien qu’on les respecte énormément, ce ne sont pas des groupe que l’on écoute vraiment », raconte Cormier.
Brigitte Fontaine est folle
Si leur premier album plutôt éclectique laissait entrevoir de bien belles choses, c’est avec le second que le groupe a trouvé sa véritable identité. Une identité assez puissante pour séduire l’illustre Areski Belkacem et sa conjointe, une certaine Brigitte Fontaine. « J’au reçu un appel de mon gérant pendant que j’étais en vacances à Sept-Îles, chez mes parents. Il m’a dit : je connais la voisine de Brigitte Fontaine à Paris qui est Michèle Latraverse, la sœur de Guy le producteur. Ça te tentes-tu de t’essayer ? Écris-lui une lettre et envoie lui une maquette. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une criss de bonne idée. Son mari et réalisateur, Areski a vraiment accroché sur le band. Elle a adoré la maquette également et nous a invité chez-elle à Paris. Une chanson qui traite de trafic d’organes lui plaisait plus que les autres : « Pili-Pili ». Elle a donc chanté sur la chanson. On aimait ça, mais on lui a quand même proposé de plutôt chanter sur « Red light ». On ne manque pas d’air ? Il ne faut pas être téteux avec elle. Sinon elle te revire. Tu te présentes en rockeur et tu fais ton affaire… Tu sais, Fontaine c’est Miss pilules et champagne et ça a donné de super bonnes track de voix. C’était super cool, il y avait des photos d’elle et Gainsbourg…On se sentait privilégiés », raconte Louis-Jean qui espère bien que la martienne de l’underground français montera sur la scène de Karkwa à l’occasion du festival des Vieilles Charrues en Bretagne cet été. Où les gus se rendront dans le cadre d’une tournée hexagonale.
En attendant, ils nous proposeront un spectacle « de musiciens » ou l’impro aura la part belle et les chansons seront étirées. « On ne veut pas faire un trip de prog à la Gente Giants cependant ». Pour leur troisième livraison, disons que les musiciens sont dans un trip country folk par les temps qui courent…
mercredi 7 février 2007
L'absolu

Avec le fracas des obus et le souffre de la haine autour, la naissance d'un enfant redonne espoir en une certaine forme de justice immanente.
C'est ce qui s'est produit tout à l'heure lorsque, pendant que ma Noa causait avec les anges et que des hommes devenaient des bombes aux nouvelles, mon ami Luc m'a annoncé la naissance de son fils Antoine ce matin sur le coup de six heures.
Un beau petit garçon " de 52 cm et 3 kilos septante", dixit le papa émue qui confondait son acceng du Sud avec celui du Plat pays de Brel.
La maman se porte à merveille et la nouvelle famille regagnera le bercail dès ce soir.
Demain, j'irai embrasser ce petit être qui d'un seul regard illuminera toute la beauté du monde comme le fait Noa depuis bientôt 4 ans.
Et moi qui ait tant cherché l'absolu...
Je vous aime.
mardi 6 février 2007
Gueule de bois

Il y a quelques jours au Café Pico, l'ami Paul, un chaman alchimiste mi-cinquantaine, me racontait qu'il a entendu lors d'un séjour en Bauce, son patelin d'origine: "Les maudits amérindiens, y devraient retourner chez-eux...(sic)"
Il doit y en avoir là-bas pour craindre que les "sauvages" se mettent à réclamer des accommodements raisonnables... Au fait, est-ce que nous leur en avons demandé?
Le même Paul m'a raconté ce jour-là une étrange histoire qui s'est déroulé il y a environ vigt-cinq ans:
"Après avoir trouvé par un hasard un livre qui expliquait comment fabriquer du vin de miel et de sève de boulot, j'ai décidé de tenter l'expérience.
Quelques mois plus tard, alors que je recevais des amis à souper, j'en ai sorti quelques bouteilles.
Nous étions en train de les déguster lorsque, tout à coup, un de mes copains a dit: je ne vois presque plus rien. Et l'autre pareil. Et moi, idem. Je ne voyais qu'à un mètre devant. Paniqué mais ivre, j'ai suggéré qu'il serait peut-être temps de changer de bouteilles.
J'ai donc été chercher des bouteilles de vin "normal" que nous avons bu avant de tomber comme des bûches.
Le lendemain, malgré une solide gueule de bois, nous avions tous recouvré une vue parfaite!
Or, j'ai appris par un ami médecin, venu me rendre visite quelques mois plus tard, que nous aurions effectivement pu rester aveugles parce que nous avions bu de l'alcool méthylique; soit de l'alcool de bois. Un puissant solvant ou combustible.
Dieu merci, nous avons tout de suite après ingurgité de l'alcool éthylique, son antidote!"
On dit qu'il y a un dieu pour les ivrognes...
lundi 5 février 2007
Diam's au Métropolis

Ai assisté samedi au concert de la rappeuse beurette Diam's au Métropolis. Devant une salle remplie à pleine capacité majoritairement par des midinettes excitées, "la boulette" mégastar qui se tient debout a vécu un véritable coup de foudre avec son public montréalais.
Émouvante, elle se pinçait presque pour s'assurer ne pas rêver en constatant tout le chemin parcouru depuis ses débuts dans sa chambre de la banlieue parisienne il y a dix ans.
Charismatique et éberluée de constater à quel point les fans de Montrél connaissaient ses chansons par coeur, la rappeuse devenait souvent émouvante alors que je m'attendais, sans trop la connaître, à une fille surtout en colère et revendicatrice.
Reconnaissante, elle a salué à plusieurs reprises la gentillesses des Québécois et s'est même permise, en compagnie d'une de ses choristes, une reprise de la chanson Montréal d'Ariane Moffat.
Dans un spectacle hyper bien rôdé quoique trop pop et léché pour votre serviteur qui souhaitait découvrir le personnage, Diam's et ses textes bien ficelés et revendicateurs a fait figure de véritable exutoire pour une jeunesse féminine en mal de modèles non rachitiques et dotés de matière grise.
Saluons les amusants clashs (combats d'impros (?) entre Diam's et son adipeuse choriste black ainsi que ceux entre son dj et le pianiste/saxophonitse de sa tournée) sans oublier les clins d'oeil à I Am et Eminem.
De Voltaire à Guya

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire."
C'est à cette phrase attribuée de façon apocryphe à Voltaire que je songe aujourd'hui en pensant au conseiller municipal d'Hérouxville et au Doc Mailloux.
Le premier s'est singulièrement ridiculisé hier sur le plateau de Guya et nous a procurer une bonne doses de rires par son ignorance et son imbécillité crasse digne du plus colon des beaufs nazillons.
On devrait expédié un escadron de danseuses baladi et une armée de cuisiniers marocains dans son bled pour lui faire savourer le goût de la différence.
Blague à part, sons discours qui cache un retentissant "ne venez pas chenous" relève de la peur et du manque d'information qui sont les plus grands catalyseurs de la haine et de l'exclusion. Danger.
Le second, pour sa part, victime d'un châtiment qui relève du délit d'opinion de la part du comité de discipline des médecins est certes un histrion qui recherche l'éclat des projecteurs par la provoc, mais il n'est pas le dangereux incompétent qu'on nous dépeint pour justifier une tentative de bâillonnement.
D'ailleurs, il n'a fait l'objet d'aucune plainte en 27 ans de pratique et le directeur de l'hôpital de Trois-Rivières où il travaille s'est porté à sa défense.
Le problème en fait, c'est qu'on ne s'attaque pas au message dans le cas du syndic mais à son porteur. Cheapo.
Aussi, j'aurais bien aimé que pour une fois qu'il recevait un intellectuel, notre Guya oriente l'entrevue avec Pascal Bruckner sur la question du conflit isarëlo-arabe comme il le fait quand il s'adresse aux Dieudonné, Stéphane Gendron et autres Pierre Falardeau de ce monde, certains qu'ils vont s'en donner à coeur joie contre l'État hébreux.
Manque de couilles ou aveuglement idéologique?
samedi 3 février 2007
Klod vs Renaud (vidéo live de Où c'est que j'ai mis mon flingue?)
Au Club Soda le 6 novembre dernier au Club Soda, j'ai eu le bonheur de participer au spectacle "Les Ratés sympathiques" au cours duquel les critiques prêtaient flanc aux artistes qui enfilaient le chapeau de scribouillard pour l'occase.
J'hésitais entre l'interprétation d'un de mes textes mis en musique par Mario Peluso ou une de mes chansons fétiche.
J'ai finalement opté pour la seconde option et choisi cette chanson anarchisante de Renaud.
Un artiste qui a littéralement fait figure d'idole au cours de mon adolescence et pour lequel j'éprouve encore un immense respect malgré ses relents parfois "démagogauches."
Mon attachement pour Renaud s'est toutefois momentanément estompé lorsque, il y a quelques années, face à son refus de rencontrer les journalistes avant une série de concerts au Spectrum, j'ai commis une lettre pastiche en empruntant le style de Renaud pour un texte publié dans le Ici qui s'intitulait : "Lettre à ma boniche d'Outremont" (pour les lecteurs français: un bled bourgeois près Montréal où Renaud a possédé une somptueuse maison.
Le chanteur "énervant", qui décidément ne semblait pas aimer qu'on utilise la même médecine humoristique à son endroit que celle qu'il dispense généreusement aux autres (lire BHL) y était allé d'une sortie bien sentie contre les "journaleux" qui écrivent dans les torchons quelques jours plus tard au bulletin de nouvelles de la télé nationale!
Voici une petite prestation hommage qui, si elle ne me réconcilie pas avec l'artiste, m'aura néanmoins fait revivre mes 17 ans...à moins que ce ne soit 27 !
ps: merci à Stéphane Richer pour son amitié et son soutien technique.
Critique de Biz de Loco Locass le lendemain dans (cliquez) Le Devoir
J'hésitais entre l'interprétation d'un de mes textes mis en musique par Mario Peluso ou une de mes chansons fétiche.
J'ai finalement opté pour la seconde option et choisi cette chanson anarchisante de Renaud.
Un artiste qui a littéralement fait figure d'idole au cours de mon adolescence et pour lequel j'éprouve encore un immense respect malgré ses relents parfois "démagogauches."
Mon attachement pour Renaud s'est toutefois momentanément estompé lorsque, il y a quelques années, face à son refus de rencontrer les journalistes avant une série de concerts au Spectrum, j'ai commis une lettre pastiche en empruntant le style de Renaud pour un texte publié dans le Ici qui s'intitulait : "Lettre à ma boniche d'Outremont" (pour les lecteurs français: un bled bourgeois près Montréal où Renaud a possédé une somptueuse maison.
Le chanteur "énervant", qui décidément ne semblait pas aimer qu'on utilise la même médecine humoristique à son endroit que celle qu'il dispense généreusement aux autres (lire BHL) y était allé d'une sortie bien sentie contre les "journaleux" qui écrivent dans les torchons quelques jours plus tard au bulletin de nouvelles de la télé nationale!
Voici une petite prestation hommage qui, si elle ne me réconcilie pas avec l'artiste, m'aura néanmoins fait revivre mes 17 ans...à moins que ce ne soit 27 !
ps: merci à Stéphane Richer pour son amitié et son soutien technique.
Critique de Biz de Loco Locass le lendemain dans (cliquez) Le Devoir
jeudi 1 février 2007
Bien entouré !
Parfois ce boulot de journaleux nous fait vivre des moments exquis qui font de nous de pauvres mortels plutôt privilégiés.Ce soir, à l'émission Ici et là sur les ondes du canal Vox à 20 h, j'aurai le bonheur de partager une table ronde en compagnie de Nelly Arcan, Marie-Louise Arsenault, Marc Denoncourt et Pierre Thibeault comme ce sera le cas au cours des prochaines semaines.
En plus, la comédienne Karine Vanasse sera de la partie pour répondre à la question: À quand la culture équitable?
La chimie de cette nouvelle mouture opérera-t-elle?
Pendant ce temps, Mario Peluso offre un spectacle folk renversant à la Cinquième salle de la Place des Arts. Les critiques de La Presse et du Devoir, notamment, ne tarissent pas d'éloges.
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