vendredi 31 août 2007

Le mystique charnel


Il y a une douzaine d'années, alors qu'il créchait chez moi, le parolier Roger Tabra qui avait choisi l'exil montréalais m'a fait découvrir l'oeuvre du magistral Leonard Cohen. Depuis, je l'écoute régulièrement.

Particulièrement ces jours-ci alors que je suis en train de lire une récente et très intéressante biographie écrite par le français Gilles Tordjman, ed. Castor music. Le titre: Leonard Cohen. Je vous en reparlerai.

En attendant, voici un de ses classiques.

Coup de coeur


CHOIX CD DU ICI
Rose
Claude André
Si vous êtes de ceux qui ont eu le coup de foudre pour Carla Bruni, il est fort probable que vous craquiez également pour Rose, ancienne institutrice niçoise de 28 ans qui fredonne tantôt et chante parfois fort joliment des poèmes et des histoires pas piqués des vers, avec un filet de voix aux mailles beaucoup plus larges que celles de l’Italienne cependant.
Et tout comme Carla, elle sait écrire l’amour avec élégance et manipule également bien l’ironie.
Avec sa tête de mannequin et ses mélodies qui tuent, la belle, noceuse paraît-il, a publié ce premier album il y a un an pour se remettre d’une peine d’amour.
Oscillant entre folk, country, chanson française et variété, ce dernier est tout simplement savoureux et devrait également plaire aux fans de Keren Ann, idole de Rose.
Voilà un album hyperféminin qui donne envie de dimanches langoureux et de faire une petite fille, comme elle le stipule dans La liste, un tube en puissance qui cartonne déjà depuis un moment en Hexagonie.
Ah oui, et en parlant d’ex, l’est revenue avec son Jules. Zut.
****/5

jeudi 30 août 2007

Ici et là

Viens de voir Pierre Thibeault dans une pub pour la prochaine saison de l'émission Ici et là diffusée à canal Vox.

J'aurai encore une fois cette année le privilège d'y participer en compagnie de Marie-Louise Arsenault, Nelly Arcan, Mélissa-Maya Falkenberg, VJ Homing et bien sûr, ce sacré Pierre que officiera cette fois en qualité d'animateur. Avec un joueur de moins, nous devrions avoir davantage de temps de glace pour développer notre propos...

Pour la première qui aura lieu le jeudi 20 septembre à 20h00, on se demandera, jusqu'à preuve du contraire, si le québécois est .... ?

Je ne sais pas pour vous autres mais moi j'ai très hâte.

mardi 28 août 2007

Noa et papa-klod à la Ronde



Ma petite Noa qui est présentement en vacances avec sa mère, qui a choisi des semaines, ô coïncidence, qui nous privent de nos w-e, me manque terriblement. Voici un petit vidéo tourné cet été histoire de me remonter le moral.

Complicités...

Reçu ce message de Joanne Lefebvre. Une chanteuse très talentueuse qui a bifurqué de sa trajectoire d'artiste pour aller élever des chiens en banlieue de Québec. Nous avons, il y a quelques années, collaboré ensemble pour une chanson dont j'ai écrit les paroles et Peluso la musique. Cela s'appelait Sans Remords et je m'étais imaginé dans la peau d'une Alys Robi. J'aimerais bien vous la faire entendre dès que je découvrirai comment insérer des Mp3 sur mon petit chez moi virtuel.

«Bonjour à tous !Le 11 juillet dernier le réseau Rythme Fm organisait un concours intitulé '' Le plus beau rythme du Québec '' et invitait les auteurs compositeurs interprète à faire parvenir leur chanson.Je fus choisi finaliste et eu la chance d'interpréter ma chanson Live en première partie de Kain sur l'immmmeeeeense scène Bell du Festival d'été.J'ai finalement remporté les honneurs du concours.Suite à ma victoire, ma chanson est en diffusion sur tout le réseau rythme Fm.Je profite de cette visibilité pour relancer les maisons de disques et susciter le même engouement que celui des gagnants de l'année passé Alpha Roccoco.Merci de vos encouragement en visitant le www.myspace.com/joannelefebvre et n'hésitez pas à faire une demande spéciale de ma chanson Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ? au http://www.rythmefm.com/

Parlant de mots de femmes. Ce soir se déroulera la demi-finale de la saison Slam 2007 au Lion D'or. Au programme: Mario Cholette, Maybe Watson, Jean-Sébastien Larouche, Tristan Malavoy, Sebastien Boulanger Gagnon, Jocelyb Thoin, Mathieu Arsenault et, bien sûr, Violaine Forest. Une des rares femmes que je crois avoir vraiment aimé. Je lui avais d'ailleurs offert un texte qui est devenu la chanson titre du premier album de Peluso : Malgré tout.
Au Lio D'Or à 20h00. 8$
Pour plus de détails visitez le blogue du slameur Mario Cholette.

Puisque je vous cause de femmes que j'aime, je vous recommande fortement de tendre l'oreille et le coeur d'un côté de chez Rose. Méchant coup de coeur.

Ironie quand tu nous tiens !

On distribuait dimanche dernier des autocollants pour appuyer la sauvegarde français au Québec pendant la marche soulignant les 30 ans de la Loi 101. Sauf qu'à l'endos... Ironique, non?

mardi 21 août 2007

Potinons un peu...


C’est qui le petit veinard qui s’en va souper avec Nelly tout à l’heure ? Est-ce que notre conversation fera en partie l’objet de sa prochaine chronique comme c’est le cas cette semaine dans le Ici ? Ça m’apprendra à me confier à des écrivains. Coquine va.

Parlant d’écriture, très agréable surprise cette semaine d’entendre la voix de la belle Diane Rythme (cliquez) qui m’a fait le bonheur d’accoler une mélodie à mon texte Elle chante encore écrit il y a quelques années déjà en hommage à ma mère-grand (lire dans la section Slam à droite).

lundi 20 août 2007

Johnny Guitare: le clairvoyant


Au moment de la publication de l'excellent «Mexico«, que je redécouvrais aujourd'hui à mon retour de vacances en Mauricie, j'ai eu le bonheur de causer zizique avec Jean Leclerc pour le Ici. Rewind.

Leclerc voyant de la pop nous revient avec un album allumé, groovy et hallucinant qui, malgré son côté sombre, évoque les années où l’amour était sans pitié

Claude André


Ne chantez pas la Mort, c'est un sujet morbide/Le mot seul jette un froid, aussitôt qu'il est ditLes gens du "show-business" vous prédiront le "bide"/C'est un sujet tabou... Pour poète maudit…Ne chantez pas la mort


Cette chanson de Jean-Roger Caussimon interprétée par Léo Ferré, visiblement, ne fait pas partie de celles qu’affectionne celui que ses amis surnomment Johnny Guitare.
Car sur son dernier encodé intitulé « Mexico », le Dead Wolf aborde le sujet à maintes reprises et basta pour les règles de convenance de l’industrie. « En fait, ce sont des faits divers que je chante. La première toune c’est une femme qui tue son mari et qui s’enfuit. La seconde c’est un gars qui tue une fille. La troisième c’est un mort dans son cercueil qui n’a jamais rien fait bon dans sa vie… ».


On interrompt l’artiste pour lui rappeler que cela évoque la tragédie du collège Dawson. « Si ce gars avait compris le trip de jouer de la guitare, cela ne serait jamais arrivé. S’il avait exprimé ce qu’il ressentait et le faisait souffrir ça ne serait pas resté pogné dans sa gorge jusqu’à ce qu’il explose. Il a eu un problème lorsqu’il était petit, c’est clair », soutient le fantasque créateur étonnement sérieux en ce vendredi après-midi.


Passionné de faits divers tordus, on sent que Leclerc s’est rapidement intéressé à la chose. Sous des airs de farfadet, l’artiste demeure un fin observateur qui se nourrit des banalités ou des horreurs du quotidien.


Il nous parlera longuement de ce monsieur dont la méticulosité fascinante avec laquelle il confectionnait ses sandwichs le rend encore interrogatif : « Qu’elle drame avait-il vécu pour se dire ainsi : moi je vais faire les meilleurs sandwichs au monde ? ». On ne le saura sans doute jamais.


Puis il poursuit en parlant de Jean Leloup et des raisons qui l’ont incité à cesser de mitonner des sandwichs : lire de tuer le personnage. « J’aime beaucoup le rock and roll, moi. Pas dans le sens : drogue, sexe, machin. Mais plutôt l’intégrité de la protestation dans les chansons. J’aimais Hendrix parce qu’il protestait. C’est sûr qu’il souffrait beaucoup alors il prenait de la dope et tout mais ce n’est pas parce qu’il prenait de la dope qu’il était Jimi Hendrix. Moi, je ne voulais pas devenir un fonctionnaire ou la valeur sûre.Et pour revenir à ton allusion à la chanson de Ferré. Je pense que ce sont les moines tibétains qui disaient : « assis-toi et songe comme il faut à ta mort comme si elle survenait maintenant et essaie de voir de quoi il s’agit ». « La première fois que je l’ai fait ça, j’ai angoissé comme un cochon. J’ai braillé en me disant : c’est vrai, je vais mourir. Depuis, je vis beaucoup comme si c’était déjà fait, je suis dans l’instant présent ».


Après tout, la mort vous va si bien, Monsieur Leclerc.








Le clerc solitaire

« Mexico », hormis les chœurs et les loops, a été conçu et réalisé entièrement par Leclerc. Les musiciens sont trop têtus pour jouer ce qu’il demande ? Le clerc serait de nature plus sauvage et asociale que le loup ? « Cet album, contrairement au précédent, j’ai eu tout le temps souhaité pour le faire parce qu’il n’y avait pas de deadline. En lâchant Leloup, je me suis mis à avoir tellement de fun que les chansons sont sorties rapidement. C’est vrai qu’il est comme « L’amour est sans pitié » qui serait rendu à quelque part de mature. Ce que je jamais de « L’amour », du « Dôme » et de « La Vallée… » se retrouve dans « Mexico ». Je commence à rassembler. Je suis rentré en studio une fois par semaine pendant trois ans. Parfois, 5 jours de suite. Je n’aurais jamais eu les moyens de me payer des musiciens à l’œil. Pour arriver à ces 15 chansons, je ne sais pas le nombre d’heures passées mais tout a été dépensé en studio et c’est moi qui ai tout fait ! »




Les deux premiers disques à vie ?
Smoke in The Water de Deep Purple et Dark Side of the Moon de Pink Floyd. Comme il n’y avait pas de disques disponibles en Afrique, j’ai acheté mon premier à 14 ans. L’Algérie était communiste à l’époque et les disques rock and roll n’entraient pas.


Premier disque offert ?
Du reggae souvent. Mais le premier, cela réveille un beau souvenir en moi, je pense que c’était Meddle de Pink Floyd que j’avais offert à mon frère à Noël.


Le dernier disque acheté ?
Erik Satie, c’est beau en chien ! Et avant Nick Drake et la collection de Lee Perry, l’inventeur du dub. C’est mon idole avec Drake


Tu télécharges ou tu achètes ?
J’achète les disques mais c’est parce que je n’ai pas l’internet. Ça fait trop de factures à gérer. Moralement ? Pour une toune je ne serais pas contre mais je trouve cela compliqué. Puis, comme je gagne correctement ma vie je n’ai pas besoin de penser à ça. Mais si je n’avais pas une cenne je téléchargerais sans problème.


Disque préféré ?
J’hésite entre Harvest Moon de Neil Young, la compilation de Hank William, BB King et James Brown. Et Nina Simone, que j’ai découvert récemment.


Disque dont tu aurais honte?
Dans les années 80 tout le monde détestait le disco et maintenant c’est à la mode. Non, je n’ai honte de rien.



jeudi 16 août 2007

Marthi Mag



http://www.marthiii.com/Marthi_mag/cover.htm


Ils sont deux dont mon ami Thibaud de Corta, ex Frères à ch'val, à créer ce mag virtuel ma foi fort divertissant et intéressant.

À vous de juger.

jeudi 9 août 2007

De la répartie...


-Viens Noa, mon bébé, papa va t’acheter des babouches ornées de diamants. Tu ressembleras à une princesse du Maroc.

On ressort du magasin de l’Avenue du Parc.

-Oh, elles sont trop coools papa ! Et en quoi elles sont faites mes babouches ?

-Du cuir, Noa. Les babouches sont des chaussures traditionnelles marocaines fabriquées avec du cuir. Donc de la peau d’un animal. Les tiennes? On dirait bien du cuir de chèvre.

-Alors comme ça, mes pieds, ils vont sentir le fromage de chèvre !

Il y a eu un papa très ému l’espace d’un instant hier sur ce qui a failli devenir le boulevard Robert-Bourrassa.

mardi 7 août 2007

Courrier d'été




Entre les deux semaines de vacances avec ma gamine Noa et les Francos au milieu, il est vrai que j’ai négligé ce petit blogue sur lequel je m’interroge d'ailleurs quant à l’éventuelle suite des choses.


Quelques petites brèves.

Mes confrères de la presse culturelle ne contiennent plus leurs sanglots devant la mort du Spectrum, hier. Une nostalgie toute boomer qui suinte un peu le refus de vieillir, si vous voulez mon avis. Moi, mon plus beau souvenir demeure ce spectacle complètement bouleversant livré par Mano Solo lors de son dernier passage chez nous il y a quelques années. Mais, entre vous et moi, est-ce vraiment une si mauvaise chose qu’il ferme ses portes ? Et si l’immeuble, en particulier le toit, était complètement en train de pourrir et devenir éventuellement menaçant pour la sécurité des spectateurs? Une idée comme ça…

Lu la semaine dernière mon premier Éric-Emmanuel Schmitt dont on dit qu’il est l’auteur francophone le plus lu au monde. Son dernier ouvrage Odette Toulemonde et autres histoires est un recueil de nouvelles. Excellente lecture de plage, j’en conviens. Rythme soutenu, personnages attachantes (8 histoires de femmes dans le cas qui nous intéresse), petite morale sympa. Bref, si nous n’avons pas affaire à de la grande littérature voilà divertissement savoureux. Schmitt serait-il le Lynda Lemay de la littérature ?

Également lu : Le joueur d’échec de Stefan Zweig. Une plaquette tout simplement géniale qui se lit en quelques heures. Pour tout le monde, même ceux qui ne connaissent que dalle aux subtilités du damier. Je recommande aussi fortement son magistrale Le monde d’hier que j’avais eu le bonheur de lire à l’université. Un ouvrage majeur dans lequel l’auteur annonce qu’il se suicidera à la fin de l’écriture de son récit qui relate l’âge d’or de Vienne et la montée d’Hitler dont les artistes et intellectuels ont négligé de façon plus ou moins condescendante, la menace pourtant réelle.

Finalement, pour ceux qui s’intéressent aux banlieues françaises et à la « racaille », dirait Sarko, je suggère Dit Violent de Mohamed Razane. Un premier roman haletant qui lève le voile sur le désœuvrement d'un large pan la jeunesse beur de la troisième génération.
Ah oui... Je ne peux en parler davantage mais il y aura des changements majeurs à l’émission Ici et Là qui reprendra l’antenne en septembre à Vox. Meeting très bientôt. Je sais qu’il se trouve quelques auditeurs de l’émission au sein de mon sympathique lectorat. S’il y en a parmi vous qui ont des suggestions de thèmes culturels qui méritent réflexion et/ou qui soulèveraient les passions, on est ben ouvert à vos commentaires…. Merci d'avance.

samedi 28 juillet 2007

Le fantasme: sous la pluie?


Daniel Boucher pourrait-il vivre son fantasme ce soir?


Extrait d'un texte publié il y a quelque semaines dans le ici. À ce moment, nous croyions que Dan devait livrer le show de clôture...



La dernière fois que nous l’avons rencontré, il affichait un profil taciturne, songeur. Même si on se connait plutôt bien, l’homme regardait ailleurs ou dessinait sur la table en répondant aux questions. Comme s’il était en proie au doute ou en plein processus de remise en questions. Ses deux cd/dvd s’apprêtaient à sortir. La campagne électorale du PQ battait de l’aile… Et, Daniel Boucher, même s’il le camouflait tant bien que mal, semblait plutôt à côté de ses pompes.
La semaine dernière, c’est un tout autre artiste que nous avons eu le bonheur de retrouver.
Dès notre arrivée au rendez-vous, on aperçoit un gamin de trois ans qui gambade partout autour. Derrière, son papa qui se prête de bonne grâce à la séance de photos. Il lui aura suffit de m’adresser son sourire grand comme le bar du Ritz pour rapidement me rassurer quant à la nature de l’atmosphère de la rencontre qui s’amorçait. Nous avons alors entamé la discussion dans cette salle vide de l’hôtel Godin sise dans ce même immeuble où jadis Dédé Fortin faisait les 400 coups. Et, en effet, le Dan était en forme.


C’est que le vent souffle en poupe pour le bummer funambule par les temps qui courent et
c’est peut-être aussi pour cela qu’il a choisi de ne pas être de l’aventure Dracula en France:
« Le gros stage man, en solo, c’est quelque chose… », lance –t-il d’emblée après que nous nous
fûmes installé au bar de l’hôtel. Puis, je lui ai fait remarquer que ces spectacles de fermetures,
tel celui des Francos, sont, depuis peu, officiés par des artistes de sa génération. « J’ai
35 ans, on arrive, nous autres-là, à l’âge où on va bientôt se mettre à contrôler le monde. Il
Faudra cependant qu’on se réveille, qu’on finisse par la prendre notre place», raconte Boucher qui bien qu’il soit ravi de voir sont statut changer craint néanmoins d’y laisser une part d’audace. Et puis, n’y aura-t-il pas toujours des plus jeunes des plus fous pour faire danser les bougalous ?


«Je ne suis plus un jeune chanteur qui monte mais, en même temps, il y a le risque de s’asseoir là-dessus. Chose que je veux absolument éviter. Car ce qui se produit dans ce temps là, c’est que tu te mets à dater. Tu commences à sonner standard et tu arrêtes d’innover. Tu te complais un p’tit peu toi-même dans ta propre case…», analyse Boucher.

Éviter l’embourgeoisement

« Oui, c’est ça, il faut éviter l’embourgeoisement. Je pense que ça ne donne rien d’essayer de devenir quelqu’un d’autre à chaque disque», lance Boucher tandis que le petit Émile, flambant nu, vient tenter de grimper sur le fauteuil qu’occupe son ancêtre. « Habille toi Émile, ici on ne peut pas se mettre tout nu. Je sais que t’es bien là mais on n’est pas à la maison… Ah pis reste donc de même. Tu va pouvoir dire que tu t’es promené tout nu à l’hôtel Godin». «Et tu pourras ajouter que tu étais à jeun », rétorque votre serviteur. On rigole. « Si sont pas content, ils viendront nous le dire mais je pense qu’il y a pire que ça dans la vie ». Et voilà notre Dan qui repart sur la notion d’embourgeoisement à éviter, de la difficulté d’évoluer tout en restant soi-même.


Puis, il évoque Elvis, un de ses mentors, qui, selon lui, serait parmi ceux qui ont le mieux réussi à demeurer eux-mêmes, lorsqu’il a recommencé à présenter des spectacles en 69-70 avant qu’il ne soit happé par des problèmes de santé. On causera de Dylan aussi, Jagger,

Lennon, Iggy Pop… « Parmi les chanteurs de ma génération, il n’y en pas gros qui n’aurait pas aimé, en tant que showman, être un de ceux-là ». Parlant de showman, ça prend une méchante paire de couilles pour oser affronter tout seul un public composé de plusieurs dizaines de milliers de personnes comme il le fera bientôt, non ? «Écoute, c’est peut-être parce que je n’approche pas ça comme un affrontement genre vous allez rester icitte, m’a vous tenir… Il s’agit plutôt d’un échange. Mais si je sais que je suis capable de tenir une salle avec ma guitare, ben là, la seule différence c’est que le système de son est plus gros ». « Donc jouer dans ton salon ou devant 150 000 personnes, c’est la même chose ? ». « Non, tu as raison, j’ai exagéré un p’tit peu mais je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas possible car, au fond, l’important c’est qu’on entende la guitare et la voix du gars et qu’on sente son énergie », analyse-t-il candidement comme pour atténuer la pression qu’implique une telle responsabilité.

Le fantasme

Car il le sait bien qu’il s’agira là peut-être du plus grand challenge de sa carrière. Toujours sûr de ses capacités, chose trop souvent perçus comme de l’arrogance dans nos contrées, Daniel Boucher rêve même depuis toujours d’une telle proposition. «C’est un fantasme qui me poursuit depuis des années et des années », confie-t-il. «Ça a commencé bien avant que je ne sorte mon premier disque. Le fait d’avoir une présence tout seul avec ta guitare, ça veut dire que ta toune se tient », lance avec justesse celui qui a néanmoins déjà tâté ce genre d’atmosphère en offrant des prestations de son spectacle solo Chansonnier dans des festivals. « On s’est rendu compte qu’il se dégageait une énergie très brute ». Puis je reviens avec notre précédente rencontre en lui confiant qu’elle m’avait laissé un sentiment plutôt étrange en raison de ce sentiment d’amertume qu’il dégageait, du moins à mes yeux. «Ben oui, c’est normal man. Écoute, la situation est simple, je n’ai écrit qu’une seule toune depuis que mon gars est venu au monde. À un moment donné, le doute s’installe. Mais je pense qu’il ne faut pas forcer les choses et c’est peut-être ça que j’essayais de faire. Ma vie a changé et j’ai besoin d’adaptations. Genre : tant que je n’aurai pas fini de construire mon ostie de maison, je ne pourrais pas me concentrer sur l’écriture comme je le faisais dans le temps où j’étais sur le bs et je n’avais rien d’autre que ça à faire. Et que c’était ma seule chose à faire pour m’en sortir. Il y a quelque jours j’ai soupé avec un de mes chums et il m’a dit de prendre le temps de vivre ce que vis là histoire de faire de la place dans ma tête. On est comme on est. Moé, chu faites pour avoir des idées dans la vie. Chu pas faites pour transporter des frigidaires…J’ai compris, il y a seulement une couple de jours donc, que, tel un boxeur, il fallait rouler avec le coup que l’on reçoit sur la gueule. Si tu essaies de te battre contre lui, ça va faire encore plus mal. Pis là, la vie me fait rouler d’une façon et à un moment donné, la vague avec de la mousse, ça va revenir».


On quitte l’hôtel en taxi. Dan, après que j’eus abordé la question du mysticisme en raison de ce gaminet à l’effigie du Christ qu’il porte, m’assure qu’il l’a acheté simplement par dérision, parce qu’il le trouvait beau. Puis me confie qu’il a récemment rêvé à son défunt papa : « On s’en allait en Gaspésie en train. Je fini toujours par lui demander : comment ça se fait que t’es là même si cela fait 19 ans que tu es mort ? Faut que tu m’expliques là… ».


Comme l’impression que Dan ne sera pas tout à fait seul sur scène ce soir.

Marie-Jo l'exlatée

C'est qui qui assistera au concert de sa copine ce soir ?

Entrevue parue dans le Ici lors de la parution de son dernier disque en terre d'Amérique.

Touchée par les fées qui se sont penchées sur son berceau, Mar-Jo Thério nous chamboule à nouveau avec la parution de l’album Les matins habitables. Un disque important qui se retrouvera au panthéon de la chanson.

Claude André

Elle arrive, irradiante, sur la terrasse du resto avec sa crinière peroxydée, sa chienne « la Chèvre » et son look néo-baba. « Tout le monde qui la rencontre en tombe amoureux » lit-on à l’intérieur du dossier de presse. Pour l’auteur de ces lignes, voilà déjà 5 ans. Peu après la parution de l’album lunaire et magnifique La Maline qui devait la consacrer sous le ciel de la francophonie. La discussion était décousue et difficile à suivre par moment. Je l’avais écrit. Elle s’en souvient. Cette fois, la femme avec laquelle je partage un kawa sur la pelouse face au fleuve (le resto n’acceptait pas les chiens) s’ouvre davantage.
Une question et hop, la voilà qui s’envole dans un soliloque au sujet de l’espace habité. Thème récurant chez l’Acadienne actuellement exilée en France depuis un an et demi. Le rire est franc. Le bonheur lui fait des guili-guili. Bientôt quadra, la femme est encore une gamine de 5 ans. Elle peut encore être trop timide pour aller s’acheter un sac de chips au coin de la rue et se disséquer l’âme une heure après sous les projecteurs d’une salle subjuguée…
Et si elle est demeurée naïve et spontanée sa garde remonte à quelques rares occasions. Malgré une place désormais acquise au sein du gotha, Marie-Jo Thério est toujours en proie à l’insécurité, au doute. « Cette légitimité m’a permis d’acquérir une grand liberté. C’est pas Hollywood, (rires) mais c’est beaucoup en rapport à mes besoins à moi. Même si je ne jamais cesser de douter cette reconnaissance m’a légitimé le droit de faire des erreurs et d’improviser. Elle m’a également permis de comprendre que j’avais des choses à célébrer sur le plan musical avec des musiciens comme Bernard Falaise ou Michel Côté. Je me suis retrouvé dans le sens du rythme qu’ils possèdent et leur façon si particulière de réagir à la seconde à quelque chose. Ce sont de véritables improvisateurs. Et avec eux, je me suis rendu compte que j’étais vraiment à la maison. Cela a été, et demeure encore, aussi simple que ça ».

Amoureuse hystérique?
Marie-Jo, qui avait elle même confectionné sa tenue du jour, est d’une certaine simplicité volontaire donc. Si elle semble aujourd’hui paisible lorsqu’elle raconte ses excusions dans les îles de la Rive-Sud avec sa barque à moteur, on s’imagine bien qu’il n’en fut pas toujours ainsi. Comédienne, elle incarne aussi le phantasme de l’amoureuse hystérique qui court la nuit pieds nus dans la neige qui plait à certains garçons dans les salles de rédaction. La bohémienne, voyageuse, mystérieuse, lunaire, n’a-t-elle pas choisi l’exil, encore une fois? « La sensation d’exil à 40 ans…faut en avoir envie. Quitter une carrière pour essayer d’en établir une autre…. Il y avait tout ça mais aussi un enracinement qui étais très réel. J’étais aussi une femme amoureuse là-bas. Et c’est probablement ma relation la plus sereine jusqu’à maintenant. Chose dont je n’ai pas l’habitude pour revenir à ton image des pieds nus dans la neige. On vieillit, le corps ne suit plus tout à fait dans la passion non plus », révèle-t-elle.

Avant de confier qu’elle envie des gars comme Dan Bigras qui ont pu aller loin dans les excès de dope, de relations amoureuses, d’alcool, bref dans l’abandon. Elle qui aurait aimé goûté à ces fruits défendus mais que sa nature trop frêle ne lui permettait pas. Enivrez-vous de vin, de poésie ou de vertu disait le poète. Marie-Jo aurait elle trouver sa salvatrice mélancolie dans la tristesse de l’exil comme d’autres pleurent des vers en vidant des verres? « Je ne la recherche pas. J’ai une affection pour elle comme pour le bonheur, la légèreté, l’humour, la fête. C’est certain que la couleur du piano, la pluie, dégage cette impression. Quand j’avais 20 et que je vivais des histoires tragiques genre tomber en amour avec un Russe qui était au bout du monde, le piano devenait toujours le rival. Je creusais ma tombe avec le piano. J’ai eu un rapport avec cet instrument qui était très lourd mais j’ai tenté de m’en détacher au fil du temps. »
L’absolu identitaire
S’il est une chose dont la chanteuse de Moncton ne pourra jamais se détacher, c’est assurément cette acadienneté qui l’habite comme une épiderme. C’est d’ailleurs sous les auspices de son pote le poète Gérald Leblanc qu’elle a réalisé Les matins habitables, du titre d’un de ses recueils de poésie. Un album conçu d’abord pour le marché français. Ce qui fait en sorte qu’on y retrouve des chansons que le public d’ici connaît déjà telles : Café Robinson, Arbre à fruits, arbres à fruits et Moncton revisitées histoire de les dépoussiérer et d’ajouter la saveur des cordes de Bernard Falaise

« Si les réorchestrations des vieilles chansons ont été fortement suggérés par les producteurs français? On vit dans l’absolu quant on peu et puis à un moment ou se rend compte que oups…Quand on a terminé l’enregistrement de La Maline, il y a cinq ans on s’est retrouvé avec un autre album dont on nous a dit : « c’est très bon mais qui va l’écouter. Où est le hit en quelque sorte. Il fallait donc un minimum de garanti. Comme je n’avais ni notoriété ni compagnie de disque. J’ai fait des concessions par survivance. Je m’étais dit je vais
« Cet album a été enregistré pour les Français. Je ne croyais pas le sortir ici. Puis, la chose terminé on a démontré l’intérêt de la sortir ici.»
Veinards que nous sommes.

vendredi 27 juillet 2007

Marjo blessée !


Reçu ce communiqué des Francos.


Point sur l’état de santé de la chanteuse Marjo


Montréal le 27 juillet 2007 – Alors qu’elle donnait un concert à Saguenay dans le cadre de Jonquière en musique, la chanteuse québécoise Marjo s’est blessée en chutant de la scène.


Le fâcheux incident s’est produit au moment du rappel quand Marjolène Morin s’est avancée sur la scène pour tendre son micro à la foule et la faire chanter. Elle a alors perdu pied et est accidentellement tombée en bas de la scène. Elle a été immédiatement conduite au Centre hospitalier de la Sagamie où elle a été traitée pour de multiples fractures au pied gauche.


Au moment d’écrire ces lignes, la chanteuse, âgée de 53 ans, se trouvait en salle d’opération où elle subissait une intervention chirurgicale.

Les détails concernant l’évolution de son état de santé et de sa participation à l’événement spécial des Francofolies seront communiqués ultérieurement.

Nos meilleures pensées l’accompagnent.

Êtes-vous Saule ce soir ?


Libres ce soir? Je vous exhorte à découvrir le Belge Saule à 18h00 aux Francos. Gratos. Les textes qui suivent sont également publiés dans l'édition courante du Ici.


commentaire cd

Saule
Vous êtes ici
Anubis/Outside
Si le cynisme est la vérole de notre époque, l’ironie demeure un bonbon délectable. Cet ancien punk issu du pays du même pays que Mannenken Pis le sait et il nous propose des chansons qui observent le quotidien pour le moins savoureuses : De Madame Pipi qui fait, musicalement, dans la chanson classique à Le Boss qui évoque Les Négresses ou Minimum qui n’est pas sans rappeler les inflexion aigus de M et sa grandiloquence pop, Saule explore un éventail de style musicaux plutôt large qui va de la chanson au rock sur des vocalises toujours variés. Hyper sympa au téléphone, il proposera son autodérision et son sens de la répartie sur une scène
extérieur le 27 juillet et le 28 avec Jeanne Cherhal à la PdA. On y sera. *** 1/2 /5


Entrevue

Saule rieur

Capturé alors qu’il venait tout juste de triomphé sur une scène des Francofolies de Spa, c’est avec un souffle encore haletant et un taux d’adrénaline quasi prohibé que le nouveau venu Saule s’est prêté au jeu des questions loufoque histoire de nous sustenter un peu avant sa venue en formule trio. Parions qu’il possède sur scène le même sens de la répartie digne de sa belgitude. Tirons-nous une bûche et rigolons avec Saule.

Claude André

Tu affirmes dans une chanson que pour faire l’amour il faut être deux, minimum. Or, Woody Allen disait que la masturbation c’est faire l’amour avec la personne qu’on aime le plus au monde…
(Éclat de rires). Ce n’est pas faux non plus. Quand on a goûté au champagne, il est difficile de revenir à la bière. Quoique c’est difficile à dire pour un Belge.

Justement, tu es Belge et tu t’appelles Saule : souvent la gueule de bois ?
Ça m’arrive assez régulièrement mais je suis bien enraciné pour pouvoir me contrôler (rires).

De quel bois te chauffes-tu ?
De tous les bois. Pourvu qu’ils soient bien combustibles.

Ta chanson Le boss évoque Les Négresses Vertes et Minimum le chanteur «M», serais-tu de ce bois dont on fait les héros ?
En tout cas ce sont des artistes que j’aime beaucoup. Pour moi, M est un guitariste fantastique et il a une très belle voix. Je pense que, comme moi, il a aussi beaucoup écouté Jeff Buckley. Et c’est vrai que j’adore les Négresse. Ce sont deux groupes qui n’on rien à voir ensemble mais on pourrait en citer plein d’autres : j’adore Brassens, Ferré, Gainsbourg…

Tu as joué récemment à Paris plage, tu en as profité pour aller visiter la faune ( !) du bois de Boulogne… ?
(Rires). Non, c’est triste hein, pour un saule. Pas le temps, j’ai trop de bouleaux…

Tes chansons, elles sont faites de quel bois ?
Le bois du cœur. Et elles n’ont pas la langue de bois (rires). Ma philosophie est de rester le plus simple possible et d’essayer d’y trouver la beauté. C’est vers quoi j’ai envie de tendre.
Mais il est vrai que je m’offre aussi la possibilité de critiquer certaines choses et d’être un peu satirique.

Est-ce que tu as rencontré la belle au bois dormant ?
Oui. Et elle n’a plus l’occasion de dormir tant que cela parce que je fais du bruit quand je joue, hein…

Et il y a un bébé aussi, non ?
Deux. Il y en a un depuis un mois. Tu es bien renseigné, toi. Ah oui, c’est vrai j’en parle dans le blogue (rires). Je joue le mec étonné alors que c’est moi qui ait vendu la mèche.

Salut vieille branche….

La Baraka (chance)


Hier matin, après choco Noa et café Bibi chez Pico, on enfourche le deux-roues direction garderie.

Rendus près de l’ immense jet d’eau situé dans le parc qui longe la Côte Saint-Catherine que Noa réclamait, je m’aperçois que la roue arrière vacille. Décide de verrouiller le vélo et de poursuivre en taxi. Mon niveau de stress monte légèrement car je sais que les enfants de la garderie doivent quitter pour la Plage Doré à 9h30. Mon poignet indique 9h00. Me dit que même s’il y a grève, ils ont sans doute prévu un plan B. Aïe, aïe.

Je hèle un cab. Puis un autre. Et un troisième. Aucun ne ralenti sa course. Noa me demande pourquoi ils ne s’arrêtent pas. Je lui explique qu’ils ont déjà des clients à bord. « J’en ai marre, d’attendre », qu’elle me balance après 10 minutes. Un Bus STM arrive. Espoir. Je tâte mes goussets, que dalle. Zéro pièce. Niet ticket. Je le laisse filer en regrettant de pas y avoir monté avec la petite, le chauffeur s'aurait sans doute montré clément devant ma situasse. Surtout que la STM et moi…(hé hé).

Soudainement, une voiture surgie et s’arrête devant nous : «Je vous vois attendre depuis quelques minutes, besoin d’aide peut-être, où allez-vous ?» Le type, seul, arbore une bonne bouille de rouquin quinquagénaire et bon vivant. «Baraka». On embarque derrière.

Il démarre tout en m’expliquant qu’il vient de déposer son fils de 10 ans à son camp de vacances et m’offre de venir me reconduire à ma destination. Lui demande ce qu’il fait comme boulot : « Je monte des pages pour un journal » « Lequel ? ». « La Presse », il me répond. Je sursaute. «Mais… c’est que j’y ai collaboré pendant une dizaine d’années», je lui rétorque. Puis, je l’observe à travers le rétroviseur. Sa pomme ne m’est pas inconnue. «Me semble qui j’ai déjà vu cette tête en photo», me dis-je.Et il poursuit : «Je tenais une chronique, Oxygène, dans le cahier sport». «Tu ne serais pas Chartier ?», je lui demande en passant dare-dare au tutoiement. « Oui, Richard Chartier. Maintenant que je n’ai plus ma chronique, j’ai monté un site web. J’y raconte mes excursions en plein air avec mon fils ou d’autres. Il y a des diaporamas… ». Et je lui explique que, sans flagornerie aucune, j'étais un de ses fidèles lecteurs, même si le plein air m'intéressait moins à l'époque, car j'adorais sa façon de raconter des petites histoires. Noa intervient : «moi je suis montée sur un chameau la semaine dernière au Parc safari avec Papa». Qu’est-ce que je l’aime ma gamine…

La discussion est enthousiasmante. Richard me propose de m’attendre devant la garderie et de me ramener au point de départ. J'arrive dans la classe de Noa : queueleuleu pour séance d’application de la crème solaire avant d’aller à la pataugeoire, m’apprend la monitrice.

Je reviens à mon hôte chauffeur. Vraiment super. On cause de La Presse et de quelques journalistes. De l’ego, aussi. Comment parfois, certains confondent le média qu’ils représentent à leur propre personne. De quelle façon le traitement parfois royal, que dispensent les gens en quêtent d'une bonne couverture, qui accueillent les soldats du quatrième pouvoir (surtout lorsqu’il s’agit d’un organe prestigieux) peut fausser le jugement des journalistes même aux cœurs les plus purs. Puis on convient que l'important est de s'en rendre comte. Ce que plusieurs, au bord de la retraite, n'ont toujours pas entrepris de faire. Rigolade. Destination. On se promet de visiter nos sites web respectifs. Il note l’adresse du sien sur sa carte d'afffaire de la Presse : http://www.dehors.ca/.


Thanks, man. Tu me rassures quant au genre humain.

Lynda Thalie et la miouse

Cet entretien a été publié dans le Ici de la semaine dernière.


Si elle mélange le miel et le sirop d’érable, comme l’indique son site Web en faisant allusion aux sonorités orientales et occidentales qu’elle déploie, la très raisonnablement accommodante Lynda Thalie est également aussi sucrée qu’un loukoum lorsqu’elle cause musique avec le journaliste.



Il nous sera loisible de déguster le chant et de savourer le baladi de la plus québécoise des algériennes lors de son spectacle complet qu’elle livrera à l’extérieur le 27 juillet (ce soir) à 20h.

Premier disque acquis ?
C’était une cassette, à l’époque. Ça me vieilli un petit peu. Il s’agissait de Like A Virgin de Madonna.



En Algérie ?
Oh oui, oui. Tout comme le premier spectacle auquel j’ai assisté d’ailleurs. Ça se passait à Alger dans un superbe amphithéâtre romain vieux de 2000 ans sur le bord de la mer. Je crois qu’il s’agissait de La Compagnie créole. J’ai déjà fait un spectacle là-bas et c’est assez impressionnant.



Certains la trouve complètement ethnocentriste, toi que penses-tu de l’épithète : «musiques du monde ?»
Merveilleux. Je ne trouve pas ça castrant. Mais je sais que certaines personnes considèrent cela limitatif. C’est une très très belle image : une musique qui peut aller partout dans le monde. Et c’est ce que j’essaie de faire.



Oui mais n’est-ce pas comme s’il y avait eux les twits, pour reprendre Claude Dubois que cela indigne, et nous ?
Moi, j’essaie de voir en chaque chose, la belle connotation. Je pense que nous avons moins de limites dans ce temps là.



Dernier coup de cœur musical ?
Oh la la. J’écoute tellement de musique. Surtout des trames sonores de films. Ce qui est sûr, c’est que parmi les artistes québécois, j’adore Yann Perreau. J’ai d’ailleurs participé à son dernier album que je trouve absolument sublime. J’adore mon ami Marco Calliari aussi pour son énergie, notamment. Florence K, également. Ce sont tous des bons amis et des artistes exceptionnels. Pour ce qui est de mes musiques de films, j’ai toujours aimé Hans Zimmer. C’est un immense compositeur : Black Hack Down, The House of the Spirits, Black Samouraï, Geisha… Il les fait toutes.



Le disque pour un exil sur Lune ?
Merci d’avoir choisi la lune, c’est tellement mon astre. Disons le dernier disque que j’ai acheté, celui de Rachid Taha «Diwan 2». En fait, j’apporterais mon I Pod.



Une idole ?
Céline Dion.



La question sera difficile pour toi : le pire disque que tu as acheté ?
Ah non, je ne peux pas. On peut revenir plus tard.



Qu’est-ce que tu écoutes et n’oserais pas avouer à tes amis ?
Ah mon dieu seigneur, je vais me faire crucifier pour ça. Ce que j’aime écouter parfois sur mon I pod et personne ne le sait ce sont des vieilles tounes de Dalida et d’autres de Mireille Mathieu. Je d’ailleurs repris Histoire d’un amour qui a beaucoup joué à la radio. Ça bien fonctionné. Je suis contente d’avoir foncé avec cette chanson là, honnêtement.



Pourquoi ne reprends-tu pas Mourir sur scène, cette autre superbe et poignante chanson ?
Je la comprends Dalida. J’ai parfois l’impression de ressentir toute sa tristesse, tout son chagrin, tout ce qu’elle a voulu avoir et n’a pas obtenu, dans sa voix. Et c’est très très lourd à supporter. Cette chanson, je ne pourrais pas la chanter. Je ne veux pas mourir sur scène.



Où alors ?
Sur le bord de la Méditerranée entre des branches d’oliviers en voyant mes arrières petits-enfants en train de courir nus pieds sur le carrelage en écoutant une belle musique.



Laquelle ?
Ça serait le bruit des vagues.

mercredi 25 juillet 2007

Plaisirs solitaire

Mickael Furnon embrasera-t-il les FrancoFolies, lui qui livrera le premier concert en salle de cette édition 2m7?

Demain s'ouvriront les FrancoFolies de Montréal. Premier spectacle inscrit à ma liste : Mickael Furnon, leader de Mickey 3 D qui officiera en vedette américaine de Barbara Carlotti. Voici ce que j'ai écrit dans l'hebdo Ici sur Mick devenu seul.



Mick est tout seul
Les chansons perdues
Virgin/Fusion 3
On le sait, Mickey 3D compte parmi ce qui se fait de mieux en matière de rock français depuis Noir Désir. Or ce n’est pas sans une certaine excitation que plusieurs trépignaient à l’idée d’une version solo de celui qui constitue l’âme de la formation : Mickael Furnon. Avec l’enfance stéphanoise pour toile de fond et l’aura du papa parti depuis peu qui plane, l’album s’amorce puissamment. Notamment la superbe J’te jure qui cause, justement, au paternel avec cette singulière manière de dire les choses propres à celui qui écrit aussi pour Indochine, Birkin et Eicher. La mélodie qui tue accomplit son boulot et le propos, pas con, y est toujours aussi bien amené que chez Mickey 3D bien que beaucoup plus personnel que social. Les arrangements, aussi minimalistes que sophistiqués, font mouches… on se dit qu’on va adorer cet opuscule qui musicalement, bien qu’il aille dans plusieurs directions, ne nous dépayse pas du son 3D. Hélas, la pop surdouée du début se transforme en balades lourdes et lancinantes pour les trois derniers titres dont on se seraient bien passé. *** 1/2 (3.5/5) Claude André



Entretien


Plaisir solitaire


Socio-réaliste avec la bande de Mickey 3D, Mick maintenant seul s’est malaxé à la casa un album poético-sentimental intimiste.

Claude André

Drôle de boulot que le notre : on écoute dans le noir les chansons-confidences d’un type qui parle de la mort de son papa et de ses souvenirs d’adolescence puis, soudainement, on se lève de bon matin à 7h30 et on le rejoint par téléphone de l’autre côté de l’Atlantique histoire de causer de son album. Ensuite, on s’étonne que le type qui ne nous connait ni des lèvres ni des dents ne nous parle pas comme si nous avions passé la nuit ensemble.


Avec l’enfance en toile de fond, tu utilises néanmoins sur plusieurs chansons des références à la mort, jeunesse difficile ?
Non, au contraire. Mais j’étais dans une période un peu noir.


Tu possèdes un style d’écriture très particulier, par exemple : «On se maquille la figure avec de la confiture/on ressemble à des bonbons qu’on écrase sur les murs », travaillé ou inné ?
Non, ce n’est pas forcément travaillé. Je laisse toujours venir les choses et lorsqu’elles viennent j’aime bien mélangé à la fois le sens et la poésie.


Ton dernier album s’intitule «Les chansons perdues». Est-ce parce que les autre membres les trouvaient trop perso qu’elles ne se sont pas retrouvées dans le répertoire de Mickey 3D ?
Non, je les ai enregistrés tout seul à la maison avec beaucoup de souvenirs et de sentiments très personnels. J’ai voulu les sortir telles qu’elles étaient, qu’elles avaient été faites sans y retoucher.


Et ce disque tu nous le présenteras seul ou avec des musicos ?
Je le présente seul. C’est pour cela que j’ai choisi ce nom. J’aurai la guitare et les boucles pour m’accompagner… La dernière fois que nous sommes venus, c’était pour faire la première partie des Cowboys fringants au Spectrum. Une très belle soirée. Ensuite nous avons joué dans la rue à Québec dans un festival. Je reviens avec plaisir.


Quel est l’avenir de Mickey 3 D ?
Je ne sais pas du tout. Nous somme en stand by.


Qu’est-ce qui te branche musicalement par les temps qui courent ?
Eh bien beaucoup de choses qui viennent de Montréal : Arcade Fire, Les Breastfeeders, Karkwa, Le Nombre…Je n’écoute pas beaucoup de rock en ce moment parce que je n’arrive pas à trouver des choses qui ne ressemblent pas à ce que j’écoutais avant mais, justement, je trouve cela dans certains groupes qui viennent de là-bas. Il me semble qu’actuellement la fraîcheur arrive vraiment du Québec. Il y existe une scène très intéressante qui est en train de s’internationaliser. On m’a donné plusieurs noms à découvrir comme Patrick Watson…


Tu les as rencontrés, tu les connais ?
Non, pas du tout. J’écoute ça comme j’écoute Neil Young, quoi ! Je vais être là pendant quelques jours, si je peux aller en voir quelque uns…


Ça te demande beaucoup d’adaptation que de passer d’une formation avec laquelle tu as des balises à une formule solo sans filet ?
Oui, je ne l’avais et il fallait que je le fasse un jour. J’avais envie de vivre cette peur. C’est excitant, c’est autre chose. J’aime bien les nouvelles expériences. Et je ne joue pas 1h30. Je fais des concerts d’à peine une heure. Là, j’effectuerai la première partie de Barbara Carlotti et c’est aussi pour cela que j’y vais aussi.


J’ai visionné le clip de La clé des chants dans lequel ont voit des p’tits vieux s’encanailler, super bonne idée, la tienne ?
Ces des humoristes français qui ont créés un truc qui s’appelle le Groland, un pays qui n’existe pas. Il s’agit d’une émission à la télé caricaturale de la politique. Ils m’ont contacté en me proposant cette idée. Et voilà.

Nous est avis que Mick ne sera plus longtemps tout seul. Nous est également avis que nous savons à quoi on veut ressembler quand on sera des «aînés»…

www.myspace.com/mickesttoutseul

dimanche 22 juillet 2007

Blogueur invité: Loulou rencontre Renaud

L'idée me taraude depuis un moment: proposer mon humble tribune à quelques amis qui vivent des choses passionnantes pour le bénéfice de mon sympathique lectorat mais qui n'ont pas nécessairement envie d'ouvrir un blogue. Pour débuter cette semaine, c'est Loulou alias Louis-Étienne, mon frangin de toujours, qui nous raconte le dernier spectacle de Renaud à Québec dans le cadre du Festival d'été de Québec le 5 juillet dernier et plus encore...




Longtemps que je ne l'avais pas vu le vieux loubard. En 2001, j'avais passé la soirée au Spectrum à pleurer en me cachant le visage dans les mains. Pas facile d’assister à la déconfiture de son idole. Comme un deuil, comme la fin de l'adolescence.



Toujours est-il qu'il était de retour, au Festival d'été de Québec, là où tout avait commencé pour lui en Amérique. Car, je le rappelle, c'est cet événement qui nous avait permis de découvrir le Titi parigot presque 20 ans plus tôt.
La veille, j'avais appelé mon chum Belliard (Alexandre, le chanteur): «Salut mon vieux, comment ça va ? Je sais que t'es plogué avec la gang à Renaud depuis ta chanson qui lui rend hommage. Pourrais-tu me faire passer back stage histoire de rencontrer une nouvelle fois le monstre sacré?»
«Pas de problème mon Lou. J'ai deux passes et y'en a une pour toi.»


Parfait, rendez vous sur les plaine devant le stage à droite sous les colonnes de son. J'arrive c'est l'bordel : 25 000 personnes ! Tout l'monde est là sauf Alex. Donc, pas de passe VIP. Je commence à suer.
Le Show commence. V'là L'idole. Faut que je me rapproche pour au moins prendre une couple de bonnes shots. Car je vous le rappelle chers lecteurs le Loulou, il est aussi photographe.
Je me frais un ch'min et je commence à bosser. Le spectacle suit son cour. Je suis juste devant la scène et je fais des photos canons car je suis le meilleur.
Devant moi, j'aperçois une jeune et magnifique jeune fille. Je l'observe. Elle regarde L'artiste sur scène d'une manière familière. Est-ce que c'est elle ? Je prends une Chance.
«Pardon est-ce que tu es Lolita ?» Elle me répond : «oui» !



Tabarnak, je ne sais pas si vous imaginez le choc : je chante, Morgane de toi, une des chansons que son père lui a écrite depuis que j'ai quatorze ans. J'en aurai bientôt trente-cinq. Je m'adresse de nouveau à elle : «écoute, j'ai fais un disque et comme je ne sais pas si j'aurai la chance de rencontre
r ton père j'aimerais te le donner pour que tu lui remettes».
«Avec grand plaisir », elle me répond avec un sourire à faire s'attendrir le grand inquisiteur. C'est un début, continuons le combat.
Le spectacle tire à sa fin et je n'ai toujours pas ma passe. Je quitte et je me dirige vers l'entrée des artistes. Je sais qu'il y a Cédric et Neslie et que logiquement Alex devrait passer pas là.
Personne, sauf un gardien de sécurité qui ne veut pas me laisser passer malgré mes explications. Je ne peux même pas lui en vouloir, il fait sa job et… il est vieux, con et moche. En plus il ne connaît aucune chanson de Renaud.
Finalement, après une heure d'attente désespérée, Alex se pointe avec Pépé. Sans sa guitare. Pépé c'est un super type ! Alex n’a pas la passe mais Pépé me donne la sienne. Pépé c'est un super type!!!!



J'entre Back stage et je me dirige fébrilement vers la loge. De loin, je reconnais la silhouette. C'est lui, je fonce. Là il y a Alex, Cédric, Nesly, Dominique, Lolita, Romane et d'autres personnes que je ne connais pas.
«Ah le v'là», qu'il dit. Suis béat. Les copains lui avaient dit que j’attendais dehors et, lui, il s'apprêtait à envoyer quelqu'un me chercher. Le pied.




«Bonjour, Monsieur Séchan», que je lui dis. Il avait mon disque dans les mains. Je le félicite pour le spectacle et lui dit que c'est une joie de le revoir sur pied comme à l'époque.
Il m »observe. J'avais apporté avec moi un livre de photos que je voulais lui faire autographier (ce qu'il a fait avec la mention "amitié d'enfer pour Louis-Étienne. Je ne vous raconte pas comme il était content le kid de Québec).


Je lui avais aussi apporté un cadeau, un bouquin qui retraçait l'histoire des huguenots en nouvelle France. Ça lui a bien cloué l'bec au père Renaud. On a parlé un peu, surtout tatouages. Il aimait les miens et il m'a montré les siens.

Les nouveaux sur sa poitrine, un marqué romane et l'autre marqué Malone. Une bonne discussion de loubards, comme j'espérais.

Puis, j'ai réclamé la photo d'usage, jeux auquel il s'est prêté avec attention et gentillesse. Le Loulou, l’était content !!!

Mission accomplie. Deux jours plus tard, quand je suis rentré à Montréal, j'avais mon trésor dans ma besace. Un bouquin autographié, une photo avec mon idole, et la conviction que tout est possible quand on le veut vraiment.

Au moment où je vous écris, la photo est dans un cadre devant mon poste de travail.

Je suis fier d'avoir su garder mon cœur d'adolescent. Je crois qu'il faut savoir volontairement conserver une certaine naïveté pour être heureux.

Je suis un fan de Renaud et je le serai toujours.

Pour ceux qui ne sont plus capable d'avoir des idoles, bah, tant pis pour vous.

Moi je suis top heureux.

Merci Renaud.
Loulou.

ps: Puisque l'on cause de Renaud, il vous est loisible de visionner une «performance» de votre hôte habituel qui a interprété Où c'est que j'ai mis mon flingue, en octobre dernier dans le cadre d'un événement spécial, dans la section vidéos située sur la page d'accueil de ce blogue.

vendredi 20 juillet 2007

Les nourritures terrestres

Il y a quelques jours, j’ai rencontré une chanteuse que j’aime beaucoup au Café Pico. L’était avec son frère qu’elle m’a présenté. Clément, je crois qu’il s’appelait. Propriétaire du premier restaurant végétarien au Nouveau-Brunswick dont les deux filles de 10 et 6 ans n’ont jamais mangé une infinitésimale particule de viande, cela m’a rappelé une récente soirée passée en fort agréable compagnie…

Le jour de l’ouverture du dernier Festival de Jazz, une copine, Isis, a organisé un souper pour souligner le départ d’une amie commune en France. Après deux ans chez nous, Corinne décide de retourner vivre au pays de Bashung et Higelin, notamment parce qu’elle n’arrive pas à rencontrer un mec à sa mesure. Elle qui se fait draguer dix fois par jour lorsqu’elle déambule dans les rues de Paname.

Or le souper en question a eu lieu au restaurant «Aux Vivres», qui crèche sur le boulevard Saint-Laurent angle Mont-Royal. En pénétrant les lieux, me suis vite rendu compte qu’il s’y passait quelque chose de pas trop catholique : le personnel arborait un look soft punk tendance altermondialiste, les murs vides sauf des tableaux plutôt naïfs m’inspiraient que dalle mais, surtout, et c’était le bon côté de la chose, en plus d’être entouré de six femmes remarquables, la clientèle de l’endroit était composé à disons 85% … de gonzesses !

C’est que voyez-vous, ce resto est d’obédience végétalienne. Non seulement on n’y mange pas de viande, évidemment, mais pas de produits laitiers ou d’œufs non plus. Me suis donc farci un hamburger mou et dégoulinant au champignon Portobello accompagné d’une salade néanmoins succulente et de frites. Avant de finir avec un gâteau au «faux-mage»…

Au fil de la discussion, passionnante, la célébrée Corinne nous apprend comment l’a fait la connaissance de Ève-Marie, une photographe prof de yoga adepte de la boxe thaï, à New York : «J’étais sur la rue lorsque tout à coup cette belle grande blonde m’aborde en anglais : excusez-moi, mais je ne pouvais m’empêcher de vous parler tant vous ressemblez à une de mes grandes amies. Ah oui, c’est quoi son prénom ?, lui ai-je demandé. Bara, qu’elle me dit. Elle est française. » «Eh bien figurez-vous chers amis qu’il s’agissait aussi d’une excellente amie à moi !», nous lance Corinne.

Étrange quand même…

Puis entre deux blagues de la flamboyante Agathe Pichette qui ne cessait de me dire, en jouant du pied sous la table, qu’elle rêvait de manger une «graine glacée», Isis nous à fait part d’une récente découverte effectuée pendant un atelier de jeux de rôles.

D’apparence banale, ce constat a néanmoins changé sa vie depuis quelques semaines : « Si je n’exprime pas mon besoin à l’autre, celui-ci ne peut pas le deviner, et encore moins y répondre ! Pourtant, chaque fois, je suppose qu’il m’ignore et je me sens triste. Je tombe alors dans le mode ATTENTES. J’ai des attentes devant l’autre, ça prend toute la place dans notre relation, ça se transforme même en RESSENTIMENT et je deviens la pauvre VICTIME incomprise. Or, Parmi les besoins essentiels de l’être humain, les tout premiers sont : se dire, être entendu, être reconnu, être valorisé, etc. Belle communication vraiment…»

Tiens, cela m’a permis de comprendre mieux pourquoi nous nous sommes blessés, cette superbe fille qui m'inspirait des chansons et moi.

Puis, le lendemain, dernier repas en tête-à-tête avec Coco avant son exil parigot : «Tu choisi le resto», elle me lance. Of course, je l’ai emmené au restaurant «Le Marché de la Villette» qui porte enseigne dans le Vieux-Montréal. L'a pris une soupe et moi une salade couronnée de fromages, terrine, foie gras et saucisson. «C’est l’antidote pour hier», elle m’a balancé de son humour juif. En effet.